Une cinquantaine de personnes ont signé un appel, dans lequel il est écrit : « Nous accorderons l’asile de citoyen aux fugitifs d’Afghanistan qui sont menacés d’expulsion, c’est-à-dire que nous ferons de la place dans nos appartements et, si nécessaire, nous cacherons les personnes qui doivent être renvoyées à la guerre et à la persécution. » Dans un texte figurant sur le site web qui l’accompagne, il est dit : « J’appelle donc à soutenir les initiatives locales qui accordent l’asile de citoyens aux gens menacés d’expulsion et, si nécessaire, les cachent dans leur maison. » Kopp est accusé de cette phrase. L’ordonnance pénale stipule que la demande d’octroi de l’asile de citoyen·e·s de Kopp pourrait constituer une violation de la Loi sur le séjour. Kopp lui-même dit que l’accusation ne peut être justifiée par rien. La seule chose qui a sa place sur le banc des accusés ici, c’est la politique de déportation et d’exclusion et non les actions de solidarité et les actions contre cette injustice. Le ministère public a fixé une amende de 1 200 euros et veut imposer les frais de procédure à Kopp. Il résiste à cela. Le procès aura lieu jeudi au tribunal de district d’Alzenau.

Nous nous souvenons de nombreux autres exemples dans lesquels la solidarité avec les exilé·e·s était et est encore criminalisée. Il s’agit notamment de la criminalisation et de la suppression actuelles des structures de solidarité dans les îles grecques, du procès d’Anni Lanz en Suisse ou de la criminalisation du sauvetage en mer (pour un aperçu des cas individuels de ces dernières années, cliquez ici.

La poursuite de la criminalisation montre également que la solidarité mutuelle est une arme puissante que craignent les personnes qui veulent maintenir les conditions qui prévalent. Utilisons-la !


Article publié le 23 Juil 2020 sur Mars-infos.org