Juillet 23, 2021
Par Sans Nom
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Deux enquêtes ouvertes en Creuse suite à des dégradations
sur des machines d’exploitation forestière

France Bleu, 22 juillet 2021

Jusqu’ici relativement épargnée, la Creuse fait face à des dégradations et des actes de vandalisme de la part d’opposants à l’exploitation forestière dans le département ces derniers mois d’après les élus locaux et les professionnels de la filière bois. Depuis le début du mois de juillet, le groupement de gendarmerie de la Creuse a ainsi ouvert deux enquêtes. A quelques jours d’intervalle, une récolteuse a été vandalisée à Saint-Junien-La-Brégère puis une machine du type abatteuse incendiée à Saint-Pardoux-Morterolles.

Des incidents graves qui laissent pantois le maire d’Auriat, Franck Simon-Chautemps. Il constate ces derniers mois de multiples dégradations sur la communauté de communes Creuse Sud-Ouest dont il est le vice-président.  « On a des tags en permanence du type ‘Assassins de la forêt’, sur les panneaux des chantiers mais aussi sur les bâtiments communaux, à Auriat, à Saint-Moreil, à Saint-Junien-Le-Petit, » se désole le maire. « C’est incompréhensible. Ce qui est grave c’est qu’il y a trois ans, on ne connaissait pas ce phénomène », analyse l’édile qui entame son quatrième mandat. Franck Simon-Chautemps qui reste circonspect face à ces comportements, « les gens ne comprennent plus ce qu’on fait, » déplore-t-il.

Au delà des « quolibets », il y a aussi les machines incendiées. Au début du mois, une abatteuse est ainsi partie en fumée à Saint-Pardoux-Morterolles, une phénomène qui a déjà eu lieu en Corrèze analyse Gael Lamoury, coordinateur technique de Fibois en Nouvelle-Aquitaine, association qui regroupe les professionnels de la filière bois. « Nous avons 20 incidents qui nous ont été transmis en six mois sur la région. Or ces incidents se déroulent à 80% dans l’ex-Limousin, en Creuse et Corrèze. Ce ne sont pas toujours des machines brulées ou sabotées, la majorité des cas ce sont des tags, mais nous avons aussi des agressions verbales, allant de la discussion animée aux menaces de mort au téléphone, » explique Gael Lamoury. L’association recense donc tous ces incidents auprès des professionnels afin de les transmettre aux forces de l’ordre. Une réunion doit avoir lieu lundi 26 juillet à la Préfecture de Guéret pour aborder des incidents.

La filière bois représente 10 000 emplois directs, 12 000 emplois indirects à l’échelle du territoire limousin. Alors le maire d’Auriat compte bien préserver cette industrie. « C’est une manne d’emplois formidable pour notre territoire, la deuxième après l’agriculture, il faut la soutenir. »




Source: Sansnom.noblogs.org