Janvier 29, 2021
Par CRIC Grenoble
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Les personnes à l’initiative du projet partagent une envie commune, celle de lancer plus d’initiatives féministes au 38. A cela s’ajoute le constat que les assemblées du 38 ne sont pas suffisamment inclusives pour que tout le monde se sente à l’aise de venir faire des propositions, poser un conflit ou demander de l’aide sur une situation de discrimination dans le quartier. Après moultes discussions, beaucoup d’enthousiasme, et quelques aménagements, nous nous sommes approprié un espace en mixité choisie* dans ce vaste centre social autogéré. Le cadre politique est à construire peu à peu, bien que nous sommes déjà sûres de quelques trucs :Vive la possibilité de se retrouver à quelqu’un.e.s pour aller plus loin dans l’intimité, la confiance, et faire péter nos créativités ! A bas le patriarcat, le féminisme colonial, la prétention d’être « safe », le grand capital et toutes ses dérives dans nos vies.

On a déjà des envies et des idées à partager et on est curieuses d’accueillir d’autres propositions. On aimerait que ça foisonne, ne pas trop se prendre au sérieux non plus, alors hésite-pas à nous proposer

des discussions sur des sujets qui te sont chers, ou aussi des trucs rigolos, des concours de fléchettes ou des concerts endiablés ! Tu peux aussi venir proposer un atelier d’autodéfense au 38, une projection sur les femmes en milieu carcéral, un pique nique la métropole, un karaoké arabe-breton, un concert de flûte, ou réserver un créneau hebdomadaire pour t’organiser dans une ambiance cosi-confort avec la mixité qui te convient. Tu peux nous rencontrer tous les premiers mercredi du mois à 18h, les assemblées sont sans hommes cis**. Tisanes et coussins aux rendez-vous. Bisous.

le 38 : https://www.le-tamis.info/structure/le-38lieu-commun


**LA MIXITÉ CHOISIE SANS MEC CIS C’EST QUOI ? Ça veut dire qu’on exclut les hommes cis**

Et qu’on veut se retrouver entre femmes, lesbiennes, personnes trans, non binaires, et intersexes. La mixité choisie peut permettre de libérer la parole sur des sujets difficiles, de s’émanciper du regard masculin, de construire de la confiance entre personnes concernées par les mêmes oppressions. C’est un moyen de lutte, et non une fin, qui fait partie de notre processus d’émancipation face à des discriminations qui portent atteinte de manière grave et durable à nos vies et nos dignités… « Quand on veut parler d’une agression, c’est dur de le faire en face d’un homme… », « Dans les groupes non-mixtes, on se renforce les unes les autres, on se donne du courage ! » « En s’organisant en groupe et en partageant nos propres expériences, nous comprenons que nos problèmes ne sont pas personnels, mais politique ! »




Source: Cric-grenoble.info