Décembre 14, 2020
Par Rebellyon
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Lors du mouvement contre la réforme des retraites voulue par Macron, nombre de débats visaient à démontrer que les chiffres avancés par le gouvernement, pour faire passer sa réforme, étaient faux. Ces débats se fondaient sur des démonstrations et arguments fournis notamment par les directions syndicales.

Dans le cadre de l’épidémie de Covid19, des chiffres sont, depuis cet automne 2020, quotidiennement fournis par le gouvernement et relayés par nombre de médias : en particulier, le nombre de cas positifs aux tests PCR (qui sert de base à plusieurs indicateurs) et le nombre de morts du Covid. Or les expressions syndicales visant à comprendre et expliquer, a minima, l’origine des chiffres assénés par le gouvernement Macron sont très rares. S’il est indéniable que les conditions de travail, dans les hôpitaux et dans les établissements scolaires sont catastrophiques, les données chiffrées qu’utilise le gouvernement Macron pour expliquer l’état actuel de l’épidémie sont-ils le reflet exact de celle-ci ?

Des tests PCR biaisés

Très souvent le nombre de cas positifs aux tests PCR (effectués sur des prélèvements naso-pharyngés) est assimilé au nombre de « nouveaux cas contaminés ». Or cette assimilation est inexacte, pour plusieurs raisons.

Il existe tout d’abord des biais biologiques. Il a ainsi été montré que le virus, même vaincu par l’organisme, laisse des traces non contaminantes au niveau naso-pharyngé pendant 12 semaines [1]. Par conséquent, un personne porteuse du virus en semaine 1, qui ne se fait pas tester en semaine 1 mais qui se fera tester en semaine 10 (non parce qu’elle est malade mais parce qu’elle est cas contact), se retrouvera alors étiquetée « nouveau cas contaminé » en semaine 10, ce qui biaise la représentation de l’épidémie à ce moment là.

Il existe également des biais dus à la technique d’analyse des prélèvements naso-pharyngés. Par exemple, la quantité de molécules virales prélevées dans les fosses nasales (molécules virales d’ARN ou fragments) doit être démultipliée afin de pouvoir être détectée par les outils humains. Cette amplification du signal viral se fait en suivant une technique appelée RTPCR. Or selon les laboratoires, cette technique utilise des outils et procédés différents qui n’ont pas été normalisés par le gouvernement français et qui présentent, souvent, de trop forts degrés d’amplification du signal viral initial, ce qui brouille l’interprétation des résultats.

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Source: Rebellyon.info