Novembre 19, 2020
Par L'envolée
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LETTRE D’UN PRISONNIER

Depuis des mois, les citoyens de ce pays vivent dans un système liberticide. Il ne faut pas se demander pourquoi, mais comment ils en sont arrivĂ©s lĂ . Car ce qui importe, c’est la mĂ©thode qui a amenĂ© Ă  ce rĂ©sultat. En effet, pandĂ©mie et attentats sont les deux outils qui ont permis ce basculement brutal de la sociĂ©tĂ© et des libertĂ©s dans un rĂ©gime ressemblant de façon troublante Ă  un système carcĂ©ral. Au fond, la main-basse de l’idĂ©ologie du « tout-sĂ©curitaire » sert une cause bien plus obscure que celle d’une sociĂ©tĂ© soit-disant protectrice et bienveillante vis-Ă -vis de ses citoyens face Ă  une pandĂ©mie. Les Ă©tats d’urgence – sanitaire et attentats â€“ que nous vivons actuellement ne sont que des prĂ©textes opportuns pour mieux assoir le pouvoir de la classe dirigeante ; pour transformer, avec succès, notre pays en un État policier et militaire. D’une certaine manière, nous leur avons laissĂ© carte blanche, par une forme de consentement volontaire, pour mater toute protestation ou opposition Ă  l’instauration de ce rĂ©gime totalitaire que nul n’a le droit de contester aujourd’hui. Lorsqu’un pays est dirigĂ© fermement par des lois, dĂ©crets ou règlements, toutes aussi liberticides les unes que les autres, lorsque les citoyens sont soumis Ă  une autoritĂ© sans autre forme d’opposition ou de dĂ©bat politique, c’est que nous sommes dĂ©jĂ  dans une forme de dictature qui ne veut pas dire son nom. La peur est l’arme la plus efficace pour obtenir la soumission, voire mĂŞme l’adhĂ©sion de tout un peuple. Ainsi, par un effet presque naturel, on neutralise toute rebellion ; et si cela ne suffit pas, la machine rĂ©pressive se met en route par la dissuasion : amendes, sanctions, menaces, culpabilitĂ©, opprobre… incitant les derniers rĂ©calcitrants Ă  baisser la tĂŞte.

Cette pression et ce contrĂ´le social se sont mis en place en quelques annĂ©es selon une stratĂ©gie et un agenda bien rĂ©flĂ©chi ; cela a juste Ă©tĂ© accĂ©lĂ©rĂ© en quelques mois par la CoVid-19. Mais le vĂ©ritable commencement de cette transition vers un rĂ©gime autoritaire, outre la mise en place de Vigipirate en 1995 et autres Ă©tats d’urgences et les lois liberticides votĂ©es durant les annĂ©es qui suivirent, dĂ©bute avec l’épisode du soulèvement des gilets jaunes, qui a Ă©tĂ© le premier vrai basculement vers un État qui utilise sans complexe la rĂ©pression et de la violence policière  pour briser un mouvement populaire. Car le gouvernement de l’époque, face Ă  la puissance de ce mouvement, a tremblĂ© et compris qu’il fallait agir et se donner les moyens pour que cela ne se reproduise plus.

Le premier confinement de mars 2020 a Ă©tĂ© une vĂ©ritable expĂ©rience pour le pouvoir : cinquante-cinq jours d’enfermement total Ă  l’échelle d’une nation sans aucune protestation… c’est lĂ  qu’ils ont pris conscience – non sans  surprise â€“ qu’ils pouvaient agir sur nos libertĂ©s fondamentales avec une facilitĂ© dĂ©concertante grâce aux chocs provoquĂ©s par l’épidĂ©mie et la peur. Quels outils fantastiques ! Quelle victoire de voir la soumission de toute une population. Cela leur a ouvert des possibilitĂ©s infinies sur un changement total de notre regime, et ils ne se sont pas privĂ©s d’en abuser ; et ainsi, de transformer le pays en système carcĂ©ral. C’est sans prĂ©cĂ©dent. La libertĂ© a quasiment disparu pour ĂŞtre remplacĂ©e par un système  autoritaire et dominateur qui gère les citoyens comme on gère  la population pĂ©nale. Confinement, couvre-feu, parloirs dans les Ehpad, promenade soumise Ă  autorisation, entrave Ă  la libertĂ© d’aller et venir, surveillance policière, toute manifestation, regroupement ou rĂ©union interdites, privation des lieux et activitĂ©s culturelles, plus de libertĂ© d’expression, port du masque obligatoire adulte et enfant, fermeture administrative de commerces… Toutes ces injonctions autoritaires, vous ne les trouvez que dans un seul lieu : La prison !

Nous sommes aujourd’hui dans une sociĂ©tĂ© qui applique un vĂ©ritable modèle carcĂ©ral, et le pouvoir et ses sbires se comportent comme s’ils dirigeaient un Ă©tablissement pĂ©nitentiaire. Lois, dĂ©crets, règlements : plus de place au bon sens, Ă  la concertation ou Ă  l’intelligence… Le système applique des règles, des mĂ©thodes, parfois absurdes, Ă  tous sans aucun discernement, sans rĂ©flexion ni recul sur la situation. Le pays est aux mains de fonctionnaires, vĂ©ritables matons, qui obĂ©issent et appliquent la loi de façon aveugle et froide. Nos libertĂ©s individuelles sont entravĂ©es sans que nous puissions agir : c’est la dĂ©finition mĂŞme de ce qu’est un prisonnier. Ils nous persuadent, avec la complicitĂ© de mĂ©dias aux ordres, que l’abandon de nos libertĂ©s est la seule solution pour s’en sortir ; le mĂ©canisme est si efficace que plus rien ne les arrĂŞtera. Cela est bien plus grave que la Covid-19 ou quelques attentats. Les citoyens subissent un enfermement et une privation de libertĂ©, et ils ont acceptĂ© leurs propres chaĂ®nes sans rĂ©agir car on leur a fait croire que c’était pour le bien commun et l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral du pays.

Non ! Tout cela n’est qu’un leurre. Covid-19, attentats, Ă©tat d’urgence, chocs, peurs… ne sont que des leviers providentiels pour faire basculer la sociĂ©tĂ© dans une sorte de nĂ©odictature dite « intelligente Â», puisque masquĂ©e par une dĂ©mocratie de façade. 

Que vous le vouliez ou non nous sommes tous des prisonniers et le pays une prison. 
Laurent Jacqua

LETTRE D’UN PRISONNIER

Depuis des mois, les citoyens de ce pays vivent dans un système liberticide. Il ne faut pas se demander pourquoi, mais comment ils en sont arrivĂ©s lĂ . Car ce qui importe, c’est la mĂ©thode qui a amenĂ© Ă  ce rĂ©sultat. En effet, pandĂ©mie et attentats sont les deux outils qui ont permis ce basculement brutal de la sociĂ©tĂ© et des libertĂ©s dans un rĂ©gime ressemblant de façon troublante Ă  un système carcĂ©ral. Au fond, la main-basse de l’idĂ©ologie du « tout-sĂ©curitaire » sert une cause bien plus obscure que celle d’une sociĂ©tĂ© soit-disant protectrice et bienveillante vis-Ă -vis de ses citoyens face Ă  une pandĂ©mie. Les Ă©tats d’urgence – sanitaire et attentats â€“ que nous vivons actuellement ne sont que des prĂ©textes opportuns pour mieux assoir le pouvoir de la classe dirigeante ; pour transformer, avec succès, notre pays en un État policier et militaire. D’une certaine manière, nous leur avons laissĂ© carte blanche, par une forme de consentement volontaire, pour mater toute protestation ou opposition Ă  l’instauration de ce rĂ©gime totalitaire que nul n’a le droit de contester aujourd’hui. Lorsqu’un pays est dirigĂ© fermement par des lois, dĂ©crets ou règlements, toutes aussi liberticides les unes que les autres, lorsque les citoyens sont soumis Ă  une autoritĂ© sans autre forme d’opposition ou de dĂ©bat politique, c’est que nous sommes dĂ©jĂ  dans une forme de dictature qui ne veut pas dire son nom. La peur est l’arme la plus efficace pour obtenir la soumission, voire mĂŞme l’adhĂ©sion de tout un peuple. Ainsi, par un effet presque naturel, on neutralise toute rebellion ; et si cela ne suffit pas, la machine rĂ©pressive se met en route par la dissuasion : amendes, sanctions, menaces, culpabilitĂ©, opprobre… incitant les derniers rĂ©calcitrants Ă  baisser la tĂŞte.

Cette pression et ce contrĂ´le social se sont mis en place en quelques annĂ©es selon une stratĂ©gie et un agenda bien rĂ©flĂ©chi ; cela a juste Ă©tĂ© accĂ©lĂ©rĂ© en quelques mois par la CoVid-19. Mais le vĂ©ritable commencement de cette transition vers un rĂ©gime autoritaire, outre la mise en place de Vigipirate en 1995 et autres Ă©tats d’urgences et les lois liberticides votĂ©es durant les annĂ©es qui suivirent, dĂ©bute avec l’épisode du soulèvement des gilets jaunes, qui a Ă©tĂ© le premier vrai basculement vers un État qui utilise sans complexe la rĂ©pression et de la violence policière  pour briser un mouvement populaire. Car le gouvernement de l’époque, face Ă  la puissance de ce mouvement, a tremblĂ© et compris qu’il fallait agir et se donner les moyens pour que cela ne se reproduise plus.

Le premier confinement de mars 2020 a Ă©tĂ© une vĂ©ritable expĂ©rience pour le pouvoir : cinquante-cinq jours d’enfermement total Ă  l’échelle d’une nation sans aucune protestation… c’est lĂ  qu’ils ont pris conscience – non sans  surprise â€“ qu’ils pouvaient agir sur nos libertĂ©s fondamentales avec une facilitĂ© dĂ©concertante grâce aux chocs provoquĂ©s par l’épidĂ©mie et la peur. Quels outils fantastiques ! Quelle victoire de voir la soumission de toute une population. Cela leur a ouvert des possibilitĂ©s infinies sur un changement total de notre regime, et ils ne se sont pas privĂ©s d’en abuser ; et ainsi, de transformer le pays en système carcĂ©ral. C’est sans prĂ©cĂ©dent. La libertĂ© a quasiment disparu pour ĂŞtre remplacĂ©e par un système  autoritaire et dominateur qui gère les citoyens comme on gère  la population pĂ©nale. Confinement, couvre-feu, parloirs dans les Ehpad, promenade soumise Ă  autorisation, entrave Ă  la libertĂ© d’aller et venir, surveillance policière, toute manifestation, regroupement ou rĂ©union interdites, privation des lieux et activitĂ©s culturelles, plus de libertĂ© d’expression, port du masque obligatoire adulte et enfant, fermeture administrative de commerces… Toutes ces injonctions autoritaires, vous ne les trouvez que dans un seul lieu : La prison !

Nous sommes aujourd’hui dans une sociĂ©tĂ© qui applique un vĂ©ritable modèle carcĂ©ral, et le pouvoir et ses sbires se comportent comme s’ils dirigeaient un Ă©tablissement pĂ©nitentiaire. Lois, dĂ©crets, règlements : plus de place au bon sens, Ă  la concertation ou Ă  l’intelligence… Le système applique des règles, des mĂ©thodes, parfois absurdes, Ă  tous sans aucun discernement, sans rĂ©flexion ni recul sur la situation. Le pays est aux mains de fonctionnaires, vĂ©ritables matons, qui obĂ©issent et appliquent la loi de façon aveugle et froide. Nos libertĂ©s individuelles sont entravĂ©es sans que nous puissions agir : c’est la dĂ©finition mĂŞme de ce qu’est un prisonnier. Ils nous persuadent, avec la complicitĂ© de mĂ©dias aux ordres, que l’abandon de nos libertĂ©s est la seule solution pour s’en sortir ; le mĂ©canisme est si efficace que plus rien ne les arrĂŞtera. Cela est bien plus grave que la Covid-19 ou quelques attentats. Les citoyens subissent un enfermement et une privation de libertĂ©, et ils ont acceptĂ© leurs propres chaĂ®nes sans rĂ©agir car on leur a fait croire que c’était pour le bien commun et l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral du pays.

Non ! Tout cela n’est qu’un leurre. Covid-19, attentats, Ă©tat d’urgence, chocs, peurs… ne sont que des leviers providentiels pour faire basculer la sociĂ©tĂ© dans une sorte de nĂ©odictature dite « intelligente Â», puisque masquĂ©e par une dĂ©mocratie de façade. 

Que vous le vouliez ou non nous sommes tous des prisonniers et le pays une prison. 
Laurent Jacqua




Source: Lenvolee.net