Mis a jour : le lundi 16 mars 2020 à 23:00

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Prendre au sérieux la menace – chaque jour compte

Virus 10 fois plus virulent que la grippe saisonnière et 10 fois plus contagieux. Comparable à la grippe espagnole (55 millions de morts en 1920). Mais on a aujourd’hui les moyens modernes pour soigner une très grosse partie des malades.

A condition que les services hospitaliers ne soient pas débordés : soigner un malade grave c’est plusieurs semaine avec du matériel lourd. Les capacités sont limités. Si capacités dépassées, les gents sont mals soignées et meurent.

Les jeunes risquent quasiment rien (sauf s’ils prennent de l’ibuprofen ou de l’advil – que du doliprane) ; Les risques augmentent avec l’âge et deviennent très important au-delà de 60 ans.

Croissance exponentielle = lente au début, rapide puis explosif. (ici ça double tous les 2-3j)

Enjeux : ralentir la diffusion pour limiter l’ampleur de la vague. Plus on arrive à la ralentir, plus les hopitaux peuvent encaisser le choc.

Comment ? : Mesures de « distance sociale » + hygiène rigoureuse (Cf. consignes données actuellement – 2 m de dist pour temps limité, pas de contact direct, lavages mains et objets fréquents). C’est TRES efficace pour ralentir la propagation et éviter des contamination.

Le virus vit ~4h dans l’air (plus sur des surface). Rester chez soi au max est nécessaire, surtout pour personnes malades qui toussent ou mouchent.

Chaque jour compte : 1 jour de retard = 40 % d’infection en plus. 1 semaine = fois 5 et 15 jours = x100.

On a déjà pris beaucoup de retard et les services seront débordés. Les soignants en hôpitaux vont vivre quelque chose de TERRIBLE. Mais plus on agit vite et fort plus on réduit l’ampleur du choc et le nombre de morts.

Aucune méthode autre de se protéger que les gestes « barrières » ci dessus (/! plein de recettes bidon circulent – boissons chaudes, … ).

Durée estimée de la crise sanitaire sous sa forme aigue, 2 ou 3 mois ; (la sortie de crise sanitaire, c’est pas clair).

Les autorités n’ont pas fait ce qu’il fallait et tardent encore à le faire.

Nous sommes en décalage de 8 jours avec l’Italie. Pendant qu’ils commençaient à se prendre la vague, on était encore à un nombre de cas limités.

Il aurait fallu fermer les écoles 10j plus tôt que cela a été fait (l’OMS le réclamait).

Aujourd’hui, il disent de rester chez nous mais continuent de dire qu’il faut aller travailler si pas de télétravail. Ils veulent ménager la « chèvre sanitaire » et le « choux économie », mais ça n’est pas possible. Ils vont perdre sur les deux tableaux.

Seuls les salariés indispensables pour maintenir les services de base (produire et diffuser l’alimentation, se soigner, infrastructure de communication, énergétique, …) doivent aller travailler avec tous les aménagements nécessaire pour se protéger. Le reste doit s’arrêter au plus vite !

Les population doivent se prendre en charge sans attendre d’ordre venus d’en haut : « Plutôt un auto-confinement d’une population consciente qui se prend en charge qu’un confinement imposé de manière autoritaire et trop tardif »

Après on demandera des comptes et on aura des arguments très fort pour reprendre les choses en main et construire un nouveau système économique. Et on sera d’autant plus forts qu’on ne se sera pas restés en posture passive et soumise à une autorité venue d’en haut mais qu’on se sera collectivement pris en main en agissant et en redécouvrant la force de la solidarité collective. (espoir)

Ce qu’on doit faire par ordre de priorité

    • organiser des ravitaillements collectifs pour limiter les déplacements

    • garder les enfants des salariés dont le travail est indispensables

    • faire de l’éduc pop sur les bonnes manières de confiner le virus

    • Garder contact avec les personnes isolés

    • venir en aide financière aux personnes qui en ont besoin (si le gvt ne fait pas son boulot)

  • Mener des batailles politiques urgentes :

    • pour que soient libérés les salariés nons indispensables (voir grèves sauvages en ce moment en italie).

    • Pour que des mesures d’urgence permettant aux petites et moyennes entreprises, aux indépendants d’encaisser le choc économique (pour que l’état signe des chèques à perte pour les petits pas pour sauver les banques et les grands groupes)

    • Afficher à nos fenêtre « on reste chez nous mais on ne se tait pas » et tous ce qu’on peut imaginer…

  • S’informer, réfléchir, comprendre, s’organiser via internet pour préparer notre sortie de crise par le haut.

St Nazaire 15/03/20


Article publié le 16 Mar 2020 sur Nantes.indymedia.org