ConformĂ©ment Ă  son obligation de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, le protocole sanitaire en entreprise met Ă  charge de l’employeur plusieurs mesures visant Ă  prendre en charge les salariĂ©s atteints ou non par le Covid 19.

La fourniture des EPI constitue une prise en charge spéciale décrite dans une fiche à part (voirfiche sur les EPI).

Quels salariĂ©s :

Tous les salarié·e·s doivent ĂȘtre pris·es en charge et informé·e·s des protocoles mis en place dans l’entreprise pour limiter la propagation du virus.

Le protocole sanitaire recommande aux entreprises d’accorder une attention particuliĂšre :

- aux travailleur·euse·s dĂ©taché·e·s, aux travailleur·euse·s saisonnier·e·s ainsi qu’aux intĂ©rimaires et titulaires de contrat de courte durĂ©e de façon Ă  s’assurer qu’ils ont une connaissance des gestes barriĂšre et des procĂ©dures en vigueur dans l’entreprise.

Les salarié·e·s intĂ©rimaires doivent aussi recevoir des EPI (soit fourni par l’entreprise utilisatrice, soit par l’entreprise de travail temporaire si un accord existe, voir Article L1251-23 du Code du travail).

Le protocole recommande aux employeurs de diffuser les vidéos et fiches métiers, traduites en différentes langues, disponibles sur le site du ministÚre du travail.

- Aux travailleur·euse·s Ă  risques de formes graves de Covid-19 : privilĂ©gier le tĂ©lĂ©travail et si ce n’est pas possible mettre en place des mesures de protection renforcĂ©es (par exemple : bureau individuel,…).

A noter, le chÎmage partiel pour les travailleurs vulnérable existe toujours bien que les critÚres de vulnérabilité aient été réduit fin août 2020 (voir notre fiche sur le sujet)



Prise de TempĂ©rature :

Un contrĂŽle de tempĂ©rature Ă  l’entrĂ©e des Ă©tablissements/structures n’est pas recommandĂ© mais le ministĂšre des SolidaritĂ©s et de la SantĂ© conseille Ă  toute personne de mesurer elle-mĂȘme sa tempĂ©rature Ă  son domicile en cas de sensation de fiĂšvre et plus gĂ©nĂ©ralement d’auto-surveiller l’apparition de symptĂŽmes Ă©vocateurs de Covid-19.

L’employeur peut proposer une prise de tempĂ©rature Ă  l’arrivĂ©e sur le lieu de travail, mais il ne peut pas l’obliger.

Le protocole prĂ©cise bien que si l’employeur ne laisse pas le·la salarié·e accĂ©der Ă  son poste de travail en raison d’un refus de prise de tempĂ©rature, il est tenu de lui verser le salaire pour le temps non travaillĂ©.

Test de dépistage

Le protocole encourage les employeurs d’inciter les salarié·e·s prĂ©sentant des symptĂŽmes Ă  quitter leur poste et Ă  se faire dĂ©pister.

Des campagnes de dĂ©pistage peuvent ĂȘtre menĂ©es auprĂšs des salarié·e·s sur dĂ©cision des autoritĂ©s sanitaires. En revanche, il n’est pas du rĂŽle des entreprises d’organiser des campagnes de dĂ©pistage virologique pour leurs salariĂ©s.

RĂ©action face Ă  un salariĂ© prĂ©sentant des symptĂŽmes :

En prĂ©sence d’une personne symptomatique (notamment fiĂšvre et/ou toux, difficultĂ© respiratoire, Ă  parler ou Ă  avaler, perte du goĂ»t et de l’odorat), la prise en charge repose sur :

- l’isolement :

Isoler la personne symptomatique dans une piĂšce dĂ©diĂ©e et aĂ©rĂ©e en appliquant immĂ©diatement les gestes barriĂšre, garder une distance raisonnable avec elle (au moins 1 mĂštre) avec port d’un masque chirurgical

- la protection :

Mobiliser le professionnel de santĂ© dĂ©diĂ© de l’établissement, un sauveteur/secouriste du travail formĂ© au risque Covid ou le rĂ©fĂ©rent Covid, selon l’organisation locale. Lui fournir un masque avant son intervention.

- la recherche de signes de gravitĂ© :

En l’absence de signe de gravitĂ©, contacter le mĂ©decin du travail ou demander Ă  la personne de contacter son mĂ©decin traitant pour avis mĂ©dical. Si confirmation d’absence de signes de gravitĂ©, organiser son retour Ă  domicile en Ă©vitant les transports en commun. En cas de signe de gravitĂ© (ex. dĂ©tresse respiratoire), appeler le SAMU :

AprÚs la prise en charge de la personne, prendre contact avec le service de santé au travail et suivre ses consignes, y compris pour le nettoyage et la désinfection du poste de travail et le suivi des salariés ayant été en contact avec le cas.

Contrairement aux salarié·e·s, la communication gouvernementale n’évoque pas de sanctions pour les employeurs qui ne respecteraient pas les recommandations du protocole. Dans ce cas nous encourageons les travailleur·euse·s Ă  se rapprocher : de l’inspection du travail et/ou du syndicat pour des conseils sur l’exercice Ă©ventuel du “droit de retrait” (voir notre fiche). Nous encourageons les Ă©quipes syndicales Ă  utiliser les compĂ©tences HSCT du CSE et si besoin du “droit d’alerte” dont ils disposent (voir notre fiche)


Article publié le 03 Sep 2020 sur Cnt-so.org