Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, accompagné du délégué syndical d’Alliance police nationale 34, Rémy Alonso (photo extraite d’une publication facebook d’Alliance PN 34)

Visiblement, les matériels de protection saisis ces-derniers mois par la police lors des manifestations n’ont pas suffi. Le syndicat policier « Alliance Police nationale », qui avait accueilli Marion Maréchal Le Pen lors d’un meeting en 2016 avant d’appeler à voter pour Macron en 2017, lance un appel aux dons de masques de protection face à la pandémie de covid-19. Rappelons que la branche héraultaise du syndicat n’avait pas hésité à traiter de « sous-être humains » – vocable nazi – les gilets jaunes qui s’étaient mobilisés à Montpellier pour la mémoire de Steve, jeune nantais mort suite à une charge de la police.

Profitons-en pour dissiper un mythe. Rémy Alonso, secrétaire du syndicat dans l’Hérault, a déclaré ce lundi : « On nous a demandé de rendre tous nos masques FFP2. […] Nous avons dû lutter pour obtenir ces masques et on nous les retire maintenant. Ce sont des décisions qui nous paraissent être étonnantes. Des prisonniers bénéficieraient toujours de masques, alors qu’ils sont déjà confinés. Nous, sur le terrain, au contact des populations, on se retrouve un peu dépourvus ». Non, les prisonniers français n’ont pas de masques à disposition, ni FFP2, ni chirurgicaux. Il faudra plus que quelques mensonges pour rétablir la confiance avec la population…


Article publié le 31 Mar 2020 sur Lepoing.net