PHILIPPINE

2 avril : « Tuez-les par balles ». Ces mots qui claquent sont ceux de Rodrigo Duterte, président des Philippines, à l’heure de parler du confinement. Dans une allocution, le chef de l’État a demandé jeudi aux forces de l’ordre d’abattre toute personne à l’origine de « troubles » dans les régions placées en confinement. Même en allant jusqu’à « tuer » les personnes qui ne respecteraient pas le confinement et qui deviendraient dangereuses.

(Source : La Provence)

USA

3 avril : En une semaine, 6,5 millions d’Américains se sont inscrit au chômage.

(Source : Courrier international)

2 avril : Plusieurs grandes entreprises américaines ont décidé de suspendre les cotisations patronales pour la retraite de leurs employés afin de limiter la perte de profit causée par le ralentissement de l’économie.

(Source : Révolution Permanente)

2 avril : Les ouvriers de General Electric sont actuellement en grève. Ils réclament à leur direction une réorientation de leurs activités pour fabriquer des respirateurs artificiels.

(Source : Révolution Permanente)

1 avril : Aux États-Unis, des prisonniers de Rickers Island (New York) sont envoyés pour creuser des tombes en échange d’un salaire de 6 dollars de l’heure – au-dessus du salaire moyen en prison – et de matériel de protection. Les centres pénitentiaires américains, parmi les plus surpeuplés du monde, sont également propices à la contamination. « Il y a des lavabos cassés, il n’y a pas de désinfectant pour les mains, les gens n’ont pas accès au savon, et à une époque où l’on nous demande à tous de faire de la distanciation sociale, vous avez un environnement où les gens dorment à 100 dans une pièce » dénonce Justine Olderman, directrice de Bronx Defender, une organisation d’avocats commis d’office.

(Source : Actazone)



ARGENTINE

2 avril : La répression s’intensifie en Argentine, dans les banlieues de Buenos Aires et à Jujuy (Nord). Le site de la Coordinadora contro la represion policial y instituciona (Correpi), publie tous les jours des bulletins qui recensent le nombre de morts et les violences policières sur le territoire argentin.

(Source : Correpi)

ÉQUATEUR

2 avril : En Équateur (Guayaquil), l’absence de traitement des morts par les autorités oblige les habitants à brûler les corps dans la rue.

(Source : bbc news, Courrier international)



MEXIQUE

30 mars : Face à la suspension de quantité d’activités économiques, plusieurs dizaines de millions de travailleurs informels sont tout simplement menacés de ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins.

(Source : Courrier International)

MALAISIE

2 avril :Alors que la question du déconfinement à venir est loin d’être réglée, une piste semble être le modèle de Singapour, qui a mis en place une application utilisant le bluetooth afin de détecter (et alerter) les utilisateurs qui se situent dans le périmètre d’une personne positive. Mercredi Edouard Philippe évoquait la possibilité d’utiliser un tel dispositif « sur le fondement d’un engagement volontaire » car en l’état il ne « serait pas légalement permis ». Pour que l’outil soit efficace, il faudrait qu’au moins les deux tiers de la population utilisent l’application.

(Source : Actazone)

GRÈCE

Le hashtag « restons chez nous » a suscité un tollé en Grèce. Rapidement, les hashtag « pour rester chez soi, faut avoir une maison ! » et « on fera nos comptes plus tard », lui ont été opposé. Ce deuxième hashtag rencontre un franc succès dans les réseaux sociaux dans toute la Grèce.

(# θα λογααριαστουμε)

A Athènes, les réseaux de solidarité se multiplient : numéro d’urgence pour les personnes ayant besoin d’une aide alimentaire, numéro d’urgence psy, numéro d’urgence expulsion. Pour l’aide alimentaire le principe est simple : les particuliers passent commande sur le téléphone et des équipes se relaient pour faire les courses et livrer les gens chez eux. Le désormais fameux groupe Rouviconas a déposé 107 sacs de courses, devant une maison de retraite qui avait alerté sur sa condition sur les réseau sociaux. Solidarité populaire autonome et autogérée !

(Sources : indymédia Athenes)

Les mesures antisociales et atteinte au droit du travail pleuvent comme partout en Europe : un décret applicable pendant les 6 prochains mois autorise les entreprises à embaucher 50% de leurs salariés pour 50 % de leur salaires, pour un mi-temps.

(Source :https://www.ideidiseis.gr/oikonomia/item/39140-koronois-stin-ellada-poioikindyneyoun-me-meiosi-misthoy-50-gia-eksi-mines)

2 avril : Ce matin en Grèce, le camps de migrants de Ristona vient d’être placé en quarantaine après que 21 cas testé positifs au virus ont été découverts. Aucun d’entre eux cependant ne manifeste symptômes pour le moment.

(Source : Actazone)

30 mars : Lesbos

Depuis le 19 mars, les migrants doivent obtenir une autorisation écrite de la police ou des autorités de sécurité avant de quitter les camps de réfugiés de Moria et de Kara Tepe, les deux principaux camps de réfugiés gérés par l’État à Lesbos. Un seul membre de chaque famille est autorisé à quitter les camps par semaine, une mesure qui est strictement appliquée, bien qu’il n’y ait pas de restriction de ce type pour les personnes vivant dans les villes et les agglomérations de toute la Grèce. La police empêche ceux qui n’ont pas de permission écrite de quitter les camps, soit à la sortie des camps, soit aux points de contrôle sur les routes menant à la ville de Mytiline, et ils ne sont pas autorisés à monter dans les bus publics. D’autres unités de police ont été déployées autour des camps pour faire respecter ces restrictions.

En outre, les restrictions à la mobilité des migrants n’ont été accompagnées d’aucune mesure préventive en matière de soins de santé. Au lieu de cela, elles ont conduit à de multiples violations des droits de l’homme et ont exposé la communauté à un risque beaucoup plus élevé de propagation de COVID-19 :

  • Il est impossible de pratiquer la « distanciation sociale » dans le camp de Moria : plus de 20 000 personnes sont aujourd’hui détenues ensemble, dans des installations conçues pour un septième de ce nombre, entassées dans des files d’attente pour se nourrir, se laver et dans leurs propres structures d’hébergement. Au-delà des risques physiques, l’enfermement dans des conditions aussi pénibles a entraîné une crise de santé mentale bien documentée, et vendredi, un homme de 20 ans semblait s’être suicidé dans le camp.
  • Mercredi, jour férié national, un résident du camp de Moria a eu une forte fièvre, un symptôme connu de la COVID-19. Il n’a pu trouver aucune clinique de santé ouverte dans le camp de Moria, mais lorsqu’il a essayé de quitter le camp pour aller voir un médecin, la police a refusé de le faire, disant qu’il devait d’abord être orienté vers une clinique interne. Il a été renvoyé au camp. Grâce à la coordination entre le Centre juridique de Lesvos et Medical Volunteers International, il a reçu la visite d’un médecin bénévole qui se trouvait à l’intérieur du camp à ce moment-là. Sans cette collaboration, il n’aurait pas eu de réelle possibilité d’obtenir une assistance médicale.
  • Au camp de Kara Tepe, les résidents doivent demander à la sécurité du camp la permission de partir, et celle-ci leur sera accordée pour une durée déterminée ; par exemple, une heure seulement est autorisée pour quitter le camp afin d’acheter de la nourriture. Les sorties dans un certain supermarché (situé en dehors de Mytiline) sont autorisées tous les sept jours ; ceux qui doivent se rendre dans une pharmacie en ville doivent présenter leur ordonnance avant d’être autorisés à partir ; et ceux qui souhaitent consulter un médecin ou se rendre à l’hôpital ont été informés qu’ils seront plutôt examinés à la clinique du camp. Il a été rapporté que les personnes ayant de la fièvre qui se rendent à la clinique du camp reçoivent du paracétamol et qu’on leur dit de retourner dans leurs conteneurs.

    (Source : http://legalcentrelesvos.org)

25 mars : Depuis le 1er mars 2020 un décret législatif d’urgence (D.L.E.) permet de suspendre toutes les demandes d’asiles enregistrées après cette date. Tous les demandeurs d’asile, qui sont entrés en Grèce après cette date, sont maintenant détenus dans des prisons et dans des centres de détention formels et informels qui ne cessent de se multiplier dans toute la Grèce, en attente de leurs expulsions immédiates qui pourront avoir lieues dès lors que les frontières seront rouvertes aux transports. Ils sont privés du droit de demander l’asile et sont détenus sous la menace d’une expulsion. En violation de toutes les conventions internationales qui protègent le droit de demander l’asile, les tribunaux grecs leur ont infligé de lourdes peines.

« Outre la violation des lois nationales, européennes et internationales, dans le contexte de la pandémie, ces dispositions constituent également un danger majeur pour la santé publique, en raison de la surpopulation des centres d’accueil et d’identification (CRI) et des centres de détention du pays. » dénonce l’association Legal Centre Lesvos.

(Source : http://legalcentrelesvos.org)



COLONIES FRANÇAISES

2 avril : Guadeloupe : Un couvre-feu est instauré sur l’ensemble du département de la Guadeloupe et de la Martinique entre 20h et 5h à compter de mercredi, en raison de l’épidémie de coronavirus, a annoncé le préfet.

(Source : La Provence)

1 avril : Mayotte : trois mois ferme pour non respect du confinement et outrage à agents. Alors que 84% des habitant.es de l’île vivent sous le seuil de pauvreté, la politique répressive française demeure plus efficace que sa politique sanitaire.

(Source : La Provence)



1 avril : Guyane :
Une mutinerie a éclaté à la prison de Rémire-Montjoly ce mercredi. Un maton a été blessé, et des départs de feu ont eu lieu. Les forces de l’ordre sont intervenues. La révolte serait en lien avec des conditions d’hygiène insuffisantes, ne permettant pas de se prémunir du coronavirus.

(Source : Acta.zone)

31 mars : La Réunion : un collectif de personnels médical, pénitentiaire, politique, et d’avocats, a assigné aujourd’hui en référé au tribunal administratif le Préfet et l’Agence Régionale de Santé. Ils demandent la mise en place d’un dispositif de dépistage achevé au 15 avril, date prévue pour la fin du confinement, ainsi que la réquisition de laboratoires et d’établissements pouvant fabriquer des masques.

(Source : Actazone)

LIBAN

1er avril :les mesures de confinement décuplent les inégalités sociales. Privés de travail, les manifestants ont violé le couvre-feu et scandés : « Nous voulons manger, nous avons faim. Ne nous confinez pas, nourrissez-nous ».

(Source : Actazone)

BURKINA FASO

2 avril : Une vidéo de LCI dans laquelle Jean Paul Mira, chef du service réanimation de l’hôpital Cochin de Paris et le Professeur Camille Locht, chercheur microbiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) discutent de la possibilité de tests de vaccin contre le coronavirus en Afrique a suscité un tollé sur les réseaux socio africains.

(Source : wakasera.com)



EUROPE

3 avril : Du Royaume-Unis à l’Espagne, de la France à la Suède, les exploitants agricoles se plaignent de la pénurie de mains d’œuvre étrangère venant du Maghreb et de l’Europe de l’Est, due au coronasvirus. Alors ? C’est qui les français prêts à se casser le dos pour nous fournir les asperges de printemps ?

(Source : Courrier international)


Article publié le 04 Avr 2020 sur Mars-infos.org