Quand un flic manque de vous écraser, ne lui dîtes pas de faire attention, traitez le directement de raclure de bidet et mettez-vous à chanter la « Java des Bons-Enfants » en plein dans son visage avec votre pire haleine de lendemain de soirée. Car que vous soyez courtois ou insultant, dans les deux cas vous finirez tabassé, la tronche dans le trottoir avec le bras pété. C’est presque ce que l’on pourrait déduire de l’histoire relayée par LyonMag qui nous apprend que deux policiers lyonnais comparaitront devant le tribunal correctionnel le 13 septembre pour des violences à l’encontre de deux étudiants.

Les faits s’étaient déroulés dans la nuit du 21 au 22 février, dans le 2e arrondissement de Lyon. Deux jeunes, alors qu’ils rentraient d’une soirée alcoolisée, marchaient dans le centre-ville avant de se faire frôler par une voiture de police.

Surpris, les étudiants auraient crié aux fonctionnaires de faire attention. C’est alors que la voiture se serait garée pour que deux membres de l’équipage viennent à la rencontre des jeunes hommes.

L’un des fonctionnaires aurait alors poussé violemment un jeune en l’insultant, ce qui aurait provoqué sa chute sur le crâne. Le second policier s’en était alors pris au deuxième étudiant pour lui infliger une balayette. Il serait alors lourdement tombé au sol. Son poignet a été brisé dans la chute, ce qui lui a valu 100 jours d’ITT.

Une plainte avait été déposée et les auteurs présumés des coups avaient très vite été identifiés.

Selon le parquet, le premier policier est poursuivi pour « violence par personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT de plus de huit jours ». Le second est soupçonné de « violences par personne dépositaire de l’autorité publique avec ITT de plus de huit jours ». Le troisième avait assisté à la scène mais n’avait pas participé et n’est donc pas poursuivi.

Affaire à suivre, mais quand on sait comment se construit l’impunité des forces de l’ordre dans les affaires de violences policières, il faudra pas attendre de miracle.


Article publié le 18 Juin 2019 sur Rebellyon.info