Ce suivi permet d’avoir un aperçu général assez fourni à l’échelle du pays. Pour les infos et initiatives concernant plus particulièrement l’Ile-de-France n’hésitez pas à le faire savoir aussi ici sur Paris-luttes.info. Les autres sites du réseau Mutu permettent également de trouver de nombreuses informations détaillées sur les différentes situations locales face à l’épidémie.

La crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, qui traverse la France et d’autres pays, nous contraint à l’isolement et à la dispersion. Bien qu’il nous semble plus que nécessaire de rester chez soi afin de limiter la propagation virale, il s’agit également de tirer profit de l’agora numérique qu’offre internet à la fois pour organiser la solidarité populaire et pour produire la contre-information vis-à-vis des discours dominants.

En ce sens, nous proposons d’ouvrir un suivi continu pour centraliser et mieux comprendre l’actualité : mesures prises par les différents gouvernements ; luttes de travailleurs, de prisonniers ou d’autres catégories susceptibles de se mobiliser car victimes d’un délaissement par l’État ; situation dans les hôpitaux ; articles d’analyse ; témoignages divers et variés.

Pour que ce suivi soit le plus complet possible, nous vous sollicitons et nous comptons sur votre participation. Toute information, de préférence sourcée, pourra nous être transmises à cette adresse : [email protected]

Jeudi 19 mars



10h20 :
Les facteurs de Laval et du Mans ont exercé leur droit de retrait en raison de l’épidémie de coronavirus. (Source : France TV Info)

10h15 : « 400 postières et postiers des bureaux distribution des Hauts-de-Seine exercent, ce mercredi soir, leur droit de retrait suite à l’épidémie de Coronavirus […] Le virus Covid-19 peut survivre sur différentes surfaces entre plusieurs heures et plusieurs jours. Qui garantit la traçabilité et l’absence de contamination de chacune des lettres manipulées par les factrices et facteurs ? » (Source : France Bleu)

10h10 : Depuis hier, une pétition en ligne circule pour exiger la libération des petites peines et mandats de dépôt, s’expliquant par le risque de contamination plus élevée en prison. (Source : Change Org)

10h00 : « À Armatis-LC, centre d’appel de Tauxigny, des salariés ont manifesté ce mercredi, s’estimant justement en danger vu leurs conditions de travail actuelles (pas de gel hydroalcoolique suffisant, promiscuité dans la zone de travail) ». (Source : Info Tours)

09h45 : Dès aujourd’hui est soumis au Parlement un projet de loi instaurant un état d’urgence sanitaire. Le projet de loi autorise notamment le premier ministre à « prendre par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé, les mesures générales limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout bien et services nécessaires ». Il renforce également le pouvoir des employeurs, et leur permet de « déroger de droit aux règles d’ordre public et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical », ainsi que de « modifier les conditions d’acquisition de congés payés et permettre à l’employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d’une partie des congés payés, des jours de réduction du temps de travail et des jours de repos affectés sur le compte épargne-temps du salarié ». (Source : Public Sénat)

09h30 : Le bilan de la journée d’hier est lourd : près de 4100 amendes pour les personnes qui « ne respectaient pas les règles de confinement ».

Tout le monde a pourtant pu noter que les contrôles de police étaient fidèles à eux-mêmes, s’appuyant sur un ciblage systématique des quartiers populaires, et spécifiquement des colonisés de l’intérieur.

Les amendes sont désormais à la hauteur de 135 euros et peuvent être majorées à 375€, ce qui représente un coût colossal pour des populations déjà précarisées par la situation. Hier, Castaner a annoncé envisager de sanctionner plus encore… (Source : AFP)

Mercredi 18 mars

18h30 : La révolte des prisonniers se répand. Ils contestent les interdictions de parloir, l’arrêt des activités et le manque de moyens pour garantir leur santé : « Les prisons de Lyon-Corbas, Aiton et Grenoble subissent des refus de réintégrer des détenus qui se trouvent dans les cours de promenade. » (Actu Penit)

18h : Depuis l’annonce d’un cas de coronavirus le 14 mars, les détenus du CRA de Lille-Lesquin sont entrés en grève de la faim. Ils réclament d’être remis en liberté, alors que les conditions de vie au centre les rendent très vulnérables à l’épidémie. Les nombreux reports d’audience, de même que les mesures de fermeture des frontières et d’annulation de vols rendent ces détentions d’autant plus injustifiables : « C’est à l’occasion de ces audiences que nous pouvons être libérés. Et nous ne pouvons pas rester enfermés sans autorisation du juge, écrivent‐ils. La plupart des liaisons internationales en avion sont annulées. Si dans tous les cas nous ne pouvons pas être expulsés, à quoi bon nous garder ? »

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Article publié le 19 Mar 2020 sur Paris-luttes.info