Juin 12, 2016
Par Indymedia Nantes
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Aujourd’hui, l’état d’urgence s’applique aux opposants à la loi travail. L’arsenal « anti-terroriste », mis en place par les gouvernements de gauche et de droite, montre que c’est le maintien de l’ordre social qui est visé. Justifiés par la « monstruosité terroriste » ces dispositifs s’appliquent très rapidement à la contestation sociale, aux velléités révolutionnaires des exploités et plus généralement contre les classes populaires.

C’est bien de terrorisation des mouvements sociaux qu’il s’agit, au double sens d’intimidation et de stigmatisation. Stigmatiser signifiant ici apposer arbitrairement l’étiquette « terroriste » sur tout acte, individu ou groupe jugé dangereux pour l’ordre capitaliste. Conjointement à son caractère purement répressif, on peut questionner la nature même de l’État, notamment à travers la sommation faite à la population de rejoindre la tutelle étatique face à la « barbarie ». C’est une injonction paternaliste : adhérez et soumettez-vous en tant que citoyen discipliné, ou bien portez le sceau de l’infamie et payez-en le prix fort !

« Je ne suis pas Charlie. Je suis Claude. Révolutionnaire anarchiste, anticapitaliste, partisan du projet communiste libertaire, ennemi mortel de tous les monothéismes – mais je sacrifie à Aphrodite – et de tout État. […] Je suis disposé à débattre avec celles et ceux pour qui la tuerie de Charlie Hebdo est une des horreurs de ce monde, auquel il est inutile d’ajouter encore de la confusion […] »

De la critique de l’État à la perspective de son abolition




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