Novembre 18, 2021
Par Union Syndicale Solidaires
173 visites


Solidaires participera aux mobilisations autour du 25 novembre contre les violences faites aux femmes partout en France ! A commencer par le 20 novembre Ă  Paris.

Que ce soit avec le collectif #NousToutes ou avec d’autres organisations syndicales ou du mouvement social, notre Union appelle Ă  manifester pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles. Certains secteurs appellent aussi Ă  des journĂ©es de grĂšve.

Ces violences sont engendrĂ©es par un systĂšme de domination, le patriarcat. Leurs formes sont diverses et elles s’expriment partout : dans le cadre du travail, dans la rue, dans la sphĂšre dite privĂ©e, dans les collectifs quels qu’ils soient et elles vont du sexisme au quotidien, en passant par le harcĂšlement sexuel, jusqu’aux viols, coups, meurtres. Elles n’ont jamais Ă©tĂ© et ne seront jamais acceptables pour notre Union.

Selon les chiffres 2020 du ministĂšre chargĂ© de l’égalitĂ©, 30% des femmes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© harcelĂ©es ou agressĂ©es sur leur lieu de travail, quand 9% ont subi un viol par quelqu’un de leur milieu professionnel. Tout ceci sans compter le sexisme ordinaire ou le harcĂšlement d’ambiance.

Toute l’annĂ©e, nos syndicats et fĂ©dĂ©rations luttent auprĂšs des femmes qui subissent ces violences, et/ou agissent Ă  leurs cĂŽtĂ©s en justice (comme cette annĂ©e avec la plainte de Solidaires informatique contre Ubisoft, ou Ă  la RATP).

Les politiques menĂ©es depuis des annĂ©es par les gouvernements sur ce sujet sont toujours « en rĂ©action Â», sans moyens Ă  la hauteur des enjeux et en totale incohĂ©rence avec les effets des orientations Ă©conomiques mises en Ɠuvre.

Solidaires exige :

‱ des formations longues et continues sur ces sujets dĂšs l’école, sur les lieux de travail, et une formation renforcĂ©e et obligatoire des acteurstrices qui accueillent les plaintes et jugent ces faits de violences sexistes et sexuelles.

‱ un budget d’un milliard qui soit dĂ©bloquĂ© pour un plan de prĂ©vention, et donner les capacitĂ©s d’agir pour les associations et lieux d’accueil qui prennent en charge les femmes victimes de ces violences sur l’ensemble du territoire.

‱ une ratification de la convention de l’OIT sur le harcĂšlement sexuel au travail qui ne se fasse pas Ă  “droit constant” mais qui intĂšgre des dispositifs dans la loi, tels que le droit Ă  des amĂ©nagements d’horaires, de poste, des congĂ©s payĂ©s, la possibilitĂ© d’une mobilitĂ© fonctionnelle ou gĂ©ographique choisie, ainsi que l’accĂšs Ă  une prise en charge mĂ©dico-sociale et psychologique gratuite des victimes de violences sexistes et sexuelles au travail ou de violences conjugales. Pour garantir le droit au travail et le maintien en poste des femmes victimes de violences conjugales, il convient d’interdire leur licenciement comme c’est le cas pour les victimes de violences au travail


  • Pour les mobilisations avec #NousToutes : Le 20 novembre Ă  14h Place de la RĂ©publique Ă  Paris et Ă  retrouver ici
  • et le 25 novembre mobilisation en inter-orga/intersyndicale Ă  Toulouse, Nantes, Mulhouse, Tours, OrlĂ©ans, Saint-Etienne et le 27 novembre 14h Ă  Lyon, 15h Ă  Le Mans…

>> Voir notre rubrique spécifique.

Documents à télécharger

Article publié le 18 novembre 2021




Source: Solidaires.org