Les annonces de licenciements s’accĂ©lĂšrent depuis quelques jours. Le chantage Ă  l’emploi va bon train lui aussi, dĂ©gradant les conditions de travail de celles et ceux qui ont encore un boulot. MalgrĂ© les difficultĂ©s Ă  s’organiser pour rĂ©pondre Ă  toutes ces attaques, nous n’avons d’autres choix que de compter uniquement sur nos luttes pour faire reculer ceux d’en face.

Renault, Sanofi, Nokia, Airbus, Air France, Auchan, AlinĂ©a… Nombre de ces groupes ont pourtant Ă©tĂ© soutenus pendant la crise du Covid-19, notamment par le dispositif de chĂŽmage partiel qui ne demande pas de garantie de sauvegarde des emplois. D’autres cadeaux au patronat existent depuis longtemps, comme le CICE, CIR, ou encore l’exonĂ©ration Fillon sur les bas salaires. DerriĂšre les entreprises bien connues, il y a les chaĂźnes de sous-traitants qui licencient aussi ; il y a tous les emplois qui dĂ©pendent de la prĂ©sence des grosses entreprises dans le secteur ; et puis des centaines de petites boĂźtes qui dĂ©posent le bilan.

Ces entreprises se trouvent souvent en dehors du champ des syndicats de luttes, nous devons donc faire preuve de volontarisme pour soutenir ces salarié⋅es en mobilisant nos unions locales et départementales.
Accord de performance collective … autre nom du chantage Ă  l’emploi

Le chantage Ă  l’emploi est monnaie courante pour pousser les salarié·es Ă  accepter des baisses de salaire en Ă©change du maintien de leur emploi. Derichebourg, et les salarié·es qui ont refusĂ© les baisses de salaire vont ĂȘtre licencié·es ! Airbus, pas de licenciements secs Ă  condition qu’on accepte de raboter primes et compagnie prĂ©vu par « l’accord de performance collective Â». Et les syndicats qui s’y opposent, on les traitera d’irresponsables !

Cette situation est une aubaine pour nombre de patrons qui en profitent pour restructurer à leur convenance. Sans relñche il faut rappeler que ce n’est pas l’argent qui manque dans les caisses du patronat.

À l’inverse, c’est Ă  nous de dĂ©cider, car c’est nous qui produisons ! RĂ©duisons le temps de travail Ă  trente-deux heures pour crĂ©er de l’emploi, disposons d’un droit de veto sur les licenciements.

Préparons notre riposte

Le mouvement dĂ©butĂ© le 5 dĂ©cembre 2019 nous a prouvĂ© une chose, plus une grĂšve est prĂ©parĂ©e plus elle a de chance d’ĂȘtre forte et de durer. Cette journĂ©e du 17 septembre dernier n’a pas Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e Ă  la hauteur des enjeux pour ĂȘtre le point de dĂ©part d’une large riposte.

Les équipes syndicales ont été désorganisées par le confinement et les conditions sanitaires qui persistent. Renforcer nos équipes syndicales sur le terrain et nos unions locales est une nécessité vitale. Car nul doute que des explosions sociales auront lieu dans les mois à venir.

Contre les licenciements ou les attaques sur nos conditions de travail, il faut dĂ©fendre nos intĂ©rĂȘts de classe coup pour coup. Jusqu’à trouver le point de rupture avec ce systĂšme capitaliste qui nous emmĂšne au dĂ©sastre social et Ă©cologique.

Tract UCL du 16 septembre 2020


Article publié le 10 Oct 2020 sur Unioncommunistelibertaire.org