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21 novembre 2019

Le 20 novembre, après s’être réunies le 18 au siège de l’Union syndicale Solidaires, les cinq organisations syndicales étudiantes nationales ont publié un communiqué commun, en réponse aux annonces ridicules de la ministre de l’enseignement supérieur. La ministre aura réussi l’impensable il y a encore quelques semaines : unir l’entièreté des organisations syndicales étudiantes autour de revendications claires.

Les annonces ridicules du ministère

Le 19 novembre, et ce avant même d’avoir reçu
toutes les organisations, la ministre a annoncé
trois nouvelles mesures.

  1. Un numéro
    vert pour les étudiant-e-s en difficulté. Nous
    ne voulons pas de numéro vert. Nous voulons des bourses et des
    services publics pour nous nourrir, nous loger, nous
    habiller, nous soigner. Nous
    voulons des personnels – travailleurs/ses sociales/aux et
    médicales/aux – devant nous, pour nous recevoir, nous
    aider et débloquer des aides, et
    non une boite vocale.
  2. L’instauration
    de la trêve hivernale pour les locataires en cité universitaire.
    C’est bien, mais c’est insuffisant : d’une part,
    parce qu’il n’existe pour le moment aucune
    garantie légale ou réglementaire autre qu’une déclaration
    d’intention ; d’autre part parce que nous
    exigeons, avec l’intersyndicale, que les locataires en cité U
    soient reconnu-e-s disposer de droits, comme tous les autres
    locataires en logement social, notamment en matière d’expulsion.
  3. Un renforcement
    du statut des étudiant-e-s élu-e-s. Mais qui croit-elle
    acheter ? Nous ne luttons pas pour récupérer des avantages
    pour les élu-e-s ! Nous
    luttons pour que chaque étudiant-e puisse vivre et étudier
    dignement !

Au matin du 21, le
premier ministre s’est joint au grand concert de mensonges,
lorsqu’il a prétendu, sur France Inter, que le montant total des
bourses était de 5,7 milliards d’euros. Fake news ! Le
montant réel est de 2 milliards1.
C’est-à-dire à peu près le montant prévu pour le SNU (Service
National Universel). Abroger ce
SNU absurde, comme le demande l’intersyndicale, permettrait ni plus
ni moins que de doubler le montant des bourses !

Une unité étudiante
historique

Pour revoir
une telle unité dans les revendications étudiantes1,
il faut au moins remonter à 2006, au moment du CPE. L’incurie
du ministère aura réussi cette gageure. Madame
Vidal, il faut maintenant sortir votre chéquier et agir
véritablement : augmenter les bourses, construire des
logements, recruter du personnel social et médical, refinancer la
restauration universitaire, abroger les frais d’inscription
délirants et permettre à tou-te-s les étudiant-e-s étranger-e-s
de disposer d’un titre de séjour.

Si vous
n’entendez pas cela, si vous restez sourde aux gestes de détresse,
comme celui de notre camarade à Lyon, le 8 novembre, nous
amplifierons, unitairement, la mobilisation sur le terrain, notamment
lors d’une journée nationale d’actions et de mobilisation le 26
novembre.

  1. https://www.solidaires-etudiant.org/blog/2019/11/20/precarite-etudiante-letat-doit-prendre-ses-responsabilites/
  2. https://www.senat.fr/rap/a17-112-5/a17-112-52.html

Article publié le 21 Nov 2019 sur Solidaires-etudiant.org