Juin 24, 2022
Par CRIC Grenoble
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Ce jeudi 23 juin √† Alpexpo, suite √† l‚Äôappel de l‚Äôassembl√©e de lutte √©colo-anticapitaliste, un rassemblement √©tait organis√© contre une AG du MEDEF sur une th√©matique bien greenwash√©e : “Quelles transitions √©cologique et √©conomique pour nos entreprises ? ¬Ľ, avec la pr√©sence du pr√©sident Geoffroy Roux de B√©zieux, de notre maire Eric Piolle et de la pr√©sidente du Medef Is√®re Sophie Sidos. dans le cadre de l‚Äôhypocrite label Grenoble Capitale Verte.

Une quarantaine de personnes se sont donc réunies sous un ciel gris, faisant face au dispositif policier déjà en place pour protéger la bourgeoisie. L’AG anticapitaliste, la CNT, l’UCL, l’UNEF, le NPA, le groupe Jeune du Planning familial, étaient présentes pour répondre à cet appel.

Tr√®s vite une banderole “L‚Äô√©cologie sans lutte des classes c‚Äôest du greenwashing” a √©t√© d√©ploy√©e devant l‚Äôentr√©e, gard√©e par une ligne de policiers. Des prises de paroles ont eu lieu, rappelant que le Medef, en tant que fer de lance du patronat, incarne l‚Äôexploitation des travailleur.eu.ses ainsi que la destruction de l‚Äôenvironnement. Les participant.e.s √† l‚Äôassembl√©e, compos√©e de chef.fes d‚Äôentreprise, sont arriv√©.es petit √† petit, se voyant dans l‚Äôobligation de traverser le rassemblement puis le dispositif policier pour entrer.

Les manifestant.e.s ont alors tenté de les bloquer en se placant devant eux, en utilisant des sifflets et en chantant, tandis que les bourgeois en chemise blanche, à pied ou dans leur gros SUV, Tesla ou décapotable les toisaient, continuant d’avancer avec un petit rictus de dédain.


Macron nous fait la guerre et sa police aussi, et on reste détère pour bloquer le MEDEF

Les flics qu’on sentait trépigner derrière leurs boucliers et leur bout de rubalise, n’ont pas hésité pas à nous bousculer pour forcer le passage des patron.nes. A plusieurs reprises ils ont poussé et menacé violement des camarades allant même jusqu’à gifler une personne qui ne faisait qu’utiliser un sifflet en leur direction.

Apr√®s une demi-heure de ce petit jeu de blocage/bousculade √† la fois dr√īle et tendu, les forces de l‚Äôordre ont lanc√© leur sommation nous exhortant √† nous disperser (alors que la manifestation √©tait d√©clar√©e) puis ont fini par avancer, nous repoussant avec leurs boucliers. Ils ont au passage bouscul√© une personne en train de filmer la sc√®ne puis ont brusquement attrap√© la personne avec un sifflet, l‚Äôinterpellant en fondant √† plusieurs sur elle. Plus tard nous l‚Äôentendrons crier et nous nous sommes mis √† scander “lib√©rez notre camarade !”.


Ils servent √† rien, ils cr√©ent d‚Äôla pollution, licencions tous les patrons !

Nous sommes rest√©.es, attendant la lib√©ration de la camarade et continuant d‚Äôinterpeller les riches entrepreneur.es et de lancer des slogans. L‚Äôorage mena√ßant depuis quelques heures s‚Äôest alors mis √† √©clater pendant ce face √† face tendu. Malgr√© l‚Äôeau d√©goulinant √† grand flot sur nous et le torrent qui se formait sur le goudron (merci la b√©tonnisation des sols), nous avons continu√© de faire front et de chanter “le temps est pourri, le medef aussi !”

Ils n’ont pas relaché notre camarade, nous sommes reparti.es (presque) tous.tes ensemble.


L’écologie sans lutte des classes c’est du GREENWASHING


Plus tard nous avons appris que la copine √† √©t√© embarqu√©e en GAV pour r√©bellion, outrage, refus de se disperser apr√®s sommation, dissimulation du visage et participation √† une manifestation interdite. Finalement, seuls les motifs de refus de se disperser et r√©bellion ont √©t√© retenus. Elle a subi des violences et des maltraitances pendant son arrestation et en GAV. Elle est sortie tard dans la nuit apr√®s une hospitalisation pour une cassure du cartilage des c√ītes.

ACAB


C‚Äôest pas la pluie qu‚Äôil faut changer, c‚Äôest le Medef qu‚Äôil faut virer !

Vidéo de l’arrestation musclée de la camarade





Source: Cric-grenoble.info