Janvier 18, 2021
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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Cette page web prĂ©sente quelques logiciels libres facilement installables et utilisables par toutes et tous et fournissant d’excellentes alternatives Ă  des logiciels et services fournis par les gĂ©ants d’internet et autres entreprises du capitalisme de surveillance.

Un logiciel libre est, selon la dĂ©finition historique proposĂ©e par la Free Software Foundation, un logiciel :

  • librement exĂ©cutable,
  • librement Ă©tudiable, c’est-Ă -dire dont le code source (la recette de cuisine) est public,
  • librement redistribuable,
  • librement modifiable.

Un logiciel qui n’est pas libre est dit privateur ou propriĂ©taire [1].

Le capitalisme de surveillance est d’aprĂšs des auteur·es comme Shoshana Zuboff la forme moderne du capitalisme. Bien que cette notion de nouvel Ăąge du capitalisme en rupture avec le prĂ©cĂ©dent fasse dĂ©bat, certains points de l’analyse font tout de mĂȘme consensus. Pour ce capitalisme, qui a Ă©mergĂ© dans les annĂ©es 2000, la ressource la plus rentable au monde n’est ni l’or, ni le pĂ©trole, ni les terres rares : ce sont les donnĂ©es personnelles des internautes.

Les capitalistes de surveillance les extraient en nous espionnant en permanence sur le web puis les revendent Ă  des publicitaires qui cherchent Ă  leur tour Ă  nous proposer de la publicitĂ© ciblĂ©e. Cette source de revenus est telle qu’elle permet Ă  des entreprises offrant des services en apparence gratuits, comme le moteur de recherche Google ou le rĂ©seau social Facebook, d’ĂȘtre en fait les entreprises les plus riches au monde. Les cinq GAFAM font tout simplement partie du top 10 de la capitalisation boursiĂšre mondiale (plus de 1000 milliards de dollars pour le n°1, Apple, qui certes n’offre pas de services gratuits mais ne se prive pas non plus pour espionner ses client·es), oĂč elles se partagent les places avec entre autres certaines des BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi — les GAFAM chinois).

Mais le problĂšme du capitalisme de surveillance est loin de se limiter Ă  la publicitĂ© ciblĂ©e : ces mĂȘmes donnĂ©es personnelles sont Ă©galement revendues Ă  des entreprises travaillant par exemple sur des algorithmes de reconnaissance faciale. Ces algorithmes sont ensuite utilisĂ©s pour contrĂŽler les populations, les tristes exemples des populations ouĂŻghoures ou palestiniennes Ă©tant bien documentĂ©s. Ces reventes peuvent aussi se faire Ă  des entreprises comme Cambridge Analytica, dont le scandale a exposĂ© au monde les manipulations de donnĂ©es Ă  des fins prĂ©dictives pour influencer Ă  grande Ă©chelle les rĂ©sultats de campagnes Ă©lectorales.

On sait Ă©galement avec certitude depuis les rĂ©vĂ©lations d’Edward Snowden que les grandes puissances Ă©tatiques mondiales, les États-Unis en premier lieu, se servent allĂ©grement dans ces mĂȘmes donnĂ©es personnelles pour ficher et surveiller massivement la population du monde, bien souvent en dehors de tout cadre lĂ©gal. C’est le versant Ă©tatique, policier et autoritaire du capitalisme de surveillance, que nous appelons avec d’autres la technopolice.

Pourquoi les logiciels libres sont-ils des armes efficaces contre le capitalisme de surveillance et la technopolice ? On a dit plus haut que le code source, la recette de cuisine, d’un logiciel libre est public. Cette transparence garantit l’absence de mouchards, de chevaux de Troie et de logiciels espions dissimulĂ©s, tout comme la transparence d’une recette de cuisine garantit par exemple l’absence de poison.

S’il est Ă©vident que nous n’avons pas toutes et tous les connaissances nĂ©cessaires pour lire et inspecter un code source informatique, il est d’autant plus Ă©vident qu’interdire cette inspection Ă  celles et ceux qui en sont capables est suspicieux. Faire confiance aux logiciels libres, c’est faire confiance Ă  une vaste communautĂ© comprenant nombre d’informaticien·nes capables de lire ces codes sources, souvent bĂ©nĂ©voles et animé·es par une mĂȘme conception du dĂ©veloppement logiciel comme service public.

À l’inverse, faire confiance Ă  un logiciel privateur, c’est faire confiance aux capitalistes de surveillance
 dont on sait pourtant qu’on ne peut pas leur faire confiance et que leur seul but est d’augmenter leurs profits en revendant nos donnĂ©es personnelles.

Alors, par quoi commencer ? Quels logiciels libres utiliser pour les usages les plus courants, que ce soit sur ordinateur ou sur ordiphone (smartphone) ?

CrĂ©dits : les textes ci-dessous sont issus des pages WikipĂ©dia correspondantes, et parfois remaniĂ©s ou complĂ©tĂ©s par nos soins. WikipĂ©dia est une encyclopĂ©die libre, dans un sens justement similaire Ă  celui de logiciel libre, et permet donc de rĂ©utiliser ainsi son contenu, selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les MĂȘmes Conditions 3.0 non transposĂ© (CC BY-SA 3.0).


Remarque importante : la plupart de ces logiciels sont financĂ©s en partie par les dons des utilisateurs et utilisatrices mais aussi par des donations importantes de la part des Gafam, des États ou encore d’entreprises capitalistes « maison Â». Pourquoi ? Parce que les Gafam et les États ont fini par admettre que le modĂšle de dĂ©veloppement du logiciel libre (qu’ils appellent d’ailleurs « open source Â», car ce ne sont pas les idĂ©aux politiques et philosophiques du logiciel libre qui les intĂ©resse) a un avantage technique sur le modĂšle propriĂ©taire et qu’ils ont intĂ©rĂȘt Ă  prendre, et Ă  maintenir Ă  flot par des financements, ce qui les intĂ©resse dans le libre (Android, par exemple, est basĂ© sur le logiciel libre Linux).

Dire cela, est-ce dire que le logiciel libre a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ© par nos ennemis ? Peut-ĂȘtre, en partie. Mais on peut aussi considĂ©rer au contraire que ce sont des financements conquis aprĂšs des dĂ©cennies de lutte par les militant·es du logiciel libre pour implanter ces logiciels dans le paysage, sortir du bĂ©nĂ©volat et vivre de leur mĂ©tier. C’est pour cela que nous mettons de notre cĂŽtĂ© en avant la dimension communautaire, libertaire et non marchande du logiciel libre, tout en sachant qu’elle n’est pas la seule dimension existante et qu’une bataille est en cours.

Pour terminer sur ce point, il faut insister sur le fait que par construction mĂȘme, un logiciel libre n’appartient Ă  personne, pas mĂȘme Ă  ses financeurs. La communautĂ© est toujours libre de rĂ©cupĂ©rer le code source et de relancer le logiciel sous un autre nom, avec une autre solution de financement. Un logiciel libre est un commun.


Des logiciels libres, gratuits et faciles d’accùs, pour tous les usages courants

Pour la messagerie instantanĂ©e et les appels audios et vidĂ©os : Signal


Signal est une application pour Android et iOS, permettant de communiquer (appels vocaux et vidĂ©o, messages texte ou mĂ©dias) de façon chiffrĂ©e et sĂ©curisĂ©e et dont le but principal est d’assurer un maximum de confidentialitĂ© Ă  ses utilisateurs et utilisatrices. Alternative Ă  Whatsapp, Facebook Messenger ou Telegram, elle est dĂ©veloppĂ©e par l’entreprise amĂ©ricaine Signal Messenger, financĂ©e par la Signal Foundation, Ă  but non lucratif. Elle nĂ©cessite une connexion Ă  Internet (wifi ou Internet mobile).

L’application est Ă©galement disponible sur Windows, macOS et Linux, en tant que complĂ©ment de l’application mobile (c’est-Ă -dire qu’il faut dĂ©jĂ  utiliser la version sur ordiphone avant d’utiliser celle sur PC).

Pour explorer anonymement le web : le navigateur Tor


Le Tor Browser (navigateur Tor, en français) est un navigateur web basĂ© sur Mozilla Firefox (alternative Ă  Google Chrome, Microsoft Edge, Safari, etc.) qui permet de naviguer anonymement sur le rĂ©seau d’anonymisation Tor. Il est dĂ©veloppĂ© par The Tor Project et est disponible sur Windows, Linux, macOS, Android ; sur iOS il faut utiliser Onion Browser.

Pour plus de dĂ©tails sur le fonctionnement de Tor, voir notre article Les imprudents n’ont pas Tor.

Attention, certains sites web fonctionneront moins bien avec Tor (captchas Ă  l’entrĂ©e, chargement lent des vidĂ©os, etc.). Il est donc conseillĂ© de conserver Ă  cĂŽtĂ© un navigateur plus classique, comme Firefox ou Brave (voir plus loin), et de tester ce second navigateur en cas de souci avec Tor.

Enfin, il est Ă©galement possible de faire profiter du rĂ©seau d’anonymisation Tor d’autres logiciels que des navigateurs web (clients de messagerie Ă©lectronique, magasin d’applications libres F-Droid, etc.).

Pour les visioconfĂ©rences : Jitsi Meet


Jitsi Meet, alternative à Zoom par exemple, est une application utilisable sur les navigateurs web les plus courants et permettant de faire de la visioconférence.
Les flux vidéos sont chiffrés pour garder une confidentialité dans les échanges.
Une application Jitsi Meet est disponible sur iOS et Android.

Jisti Meet permet le partage d’écran et la possibilitĂ© Ă  une personne d’écouter la visioconfĂ©rence par appel d’un numĂ©ro (sur certaines instances seulement).
Il existe de nombreuses instances pour créer une visioconférence avec Jitsi Meet. Nous recommandons https://meet.jit.si/ ainsi que les instances développées par les CHATONS.

Pour la recherche sur le web : DuckDuckGo


DuckDuckGo est un moteur de recherche qui cherche Ă  prĂ©server la vie privĂ©e et Ă  ne stocker aucune information personnelle concernant les utilisateurs et utilisatrices (adresses IP et traces numĂ©riques comme la signature du navigateur). Il est Ă©galement disponible sous forme d’application pour les plateformes mobiles, et un « service cachĂ© Â» accessible uniquement sur Tor permettant un anonymat optimal existe Ă©galement.

Une partie seulement du code source de DuckDuckGo est libre. Mais il s’agit pour l’instant du seul moteur de recherche au moins partiellement libre fournissant des rĂ©sultats corrects pour le grand public. La prĂ©occupation de DuckDuckGo pour le respect des donnĂ©es personnelles des internautes est sincĂšre. De plus, l’entreprise consacre une large partie de ses revenues Ă  financer des projets libres (Tor, SecureDrop, Riseup, Tails, OpenStreetMap, F-Droid, Wikimedia, etc.). Sa prĂ©sence dans notre liste est donc un compromis.

Une alternative moins connue mais complĂštement libre et dĂ©centralisĂ©e s’appelle Searx. Searx est un intermĂ©diaire qui commande la recherche demandĂ©e Ă  Google et qui renvoie les rĂ©sultats Ă  l’utilisateur ou utilisatrice (« mĂ©tamoteur de recherche Â») en supprimant toute possibilitĂ© de fichage et de surveillance par Google. Searx est donc malheureusement incapable d’exister sans Google, alors que DuckDuckGo est lui indĂ©pendant. Cela n’empĂȘche pas Searx d’ĂȘtre un projet prometteur et intĂ©ressant, efficace dans la lutte contre la surveillance, qu’il faut suivre de prĂšs.

Pour constituer un rĂ©seau social : Mastodon


Mastodon est un rĂ©seau social et logiciel de microblog (comme Twitter) auto-hĂ©bergĂ©, distribuĂ© et acentrĂ©. Il permet de partager des messages (« pouets Â» ou toots dans d’autres langues dont l’anglais), images et autres contenus. Des instances sont publiquement mises Ă  disposition afin de faciliter son utilisation.

Le compte Mastodon de l’UCL : https://todon.nl/@ucl

Nous conseillons les instances suivantes : https://framapiaf.org/ (qui fermera cependant les inscriptions courant 2021, sans pour autant fermer le service) et https://mamot.fr/.

Sur Android, nous conseillons les clients Tusky et Fedilab (Ă  tĂ©lĂ©charger gratuitement sur F-Droid). Sur ordinateur, l’interface web est trĂšs bien. Pour iOS, vous pouvez utiliser Amaroq.

Pour travailler sur des textes Ă  plusieurs : Etherpad


Alternative à Google Docs, Etherpad est un éditeur de texte en ligne fonctionnant en mode collaboratif et en temps réel.

Il permet Ă  plusieurs personnes de partager l’élaboration simultanĂ©e d’un texte, et d’en discuter en parallĂšle, via une messagerie instantanĂ©e.

Des extensions permettent d’ajouter des fonctionnalitĂ©s : versionnage, annotations, suppression automatique aprĂšs N jours, etc.

Nous recommandons l’utilisation des instances maintenues par les CHATONS.

Il existe Ă©galement un projet de tableur collaboratif nommĂ© EtherCalc, donc nous recommandons Ă©galement l’utilisation des instances maintenues par les CHATONS.

Pour le choix et l’installation d’applications sur Android : F-Droid


F-Droid est un magasin d’applications libres pour les systĂšmes d’exploitation Android et dĂ©rivĂ©s. C’est une alternative libre Ă  Google Play. Il permet ainsi d’installer et de mettre Ă  jour des applications libres sur les ordiphones utilisant Android ou un dĂ©rivĂ©.
Les applications pour ordiphones que nous présentons ici sont (presque) toutes installables via F-Droid.

Enfin, F-Droid peut ĂȘtre paramĂ©trĂ© pour faire passer tout son trafic Internet sur le rĂ©seau anonymisant Tor.

Actuellement il n’existe pas vraiment d’alternative Ă  l’App Store sur iOS, le systĂšme d’Apple Ă©tant particuliĂšrement verrouillĂ©.

Et les messageries Ă©lectroniques ?

Les services de messagerie électronique sont de trÚs bon alliés de la technopolice. Il existe des solutions pour échanger par courriel de façon privée et sécurisée, mais contrairement aux outils présentés sur cette page, celles-ci présentent des contraintes et une accessibilité plus difficile (ProtonMail, RiseUp, GnuPG, etc.).

Ainsi, dans une optique de lutte contre la surveillance, nous vous incitons à plutÎt regarder du coté des messageries instantanées proposées sur cette page.


Pour aller plus loin, d’autres logiciels à envisager

Toujours libres et gratuits !

Pour les SMS chiffrĂ©s sans accĂšs Ă  Internet : Silence

Silence est un logiciel de chiffrement de messagerie. Il permet l’échange sĂ©curisĂ© de messages de type SMS et MMS avec d’autres utilisateurs de Silence. L’application Android peut fonctionner en remplacement de l’application de messagerie native d’Android.

À la diffĂ©rence de l’application Signal prĂ©sentĂ©e plus haut, Silence permet d’échanger des messages chiffrĂ©s sans connexion Ă  Internet. Il peut donc ĂȘtre utilisĂ© en complĂ©ment de Signal (ce que nous recommandons).

Pour la navigation quand Tor Browser fait dĂ©faut : Firefox


Mozilla Firefox est un navigateur web, dĂ©veloppĂ© et distribuĂ© par la Mozilla Foundation avec l’aide de milliers de bĂ©nĂ©voles. Ce logiciel multiplateforme est compatible avec diverses versions de Windows, macOS, Linux, Android et iOS.

Quelques extensions importantes, libres elles aussi, Ă  installer pour garantir un maximum de sĂ©curitĂ© et de confidentialitĂ© [2] :

  • uBlock Origin : extension pour les navigateurs web Mozilla Firefox, Google Chrome, Opera et Microsoft Edge chargĂ©e de filtrer le contenu des pages web afin d’en bloquer certains Ă©lĂ©ments, en particulier les banniĂšres de publicitĂ©. En plus d’ĂȘtre un logiciel antipub, uBlock bloque la collecte des donnĂ©es de navigation.
  • HTTPS Everywhere : extension de sĂ©curitĂ© informatique pour navigateurs web. Il permet en effet d’utiliser automatiquement la sĂ©curitĂ© HTTPS sur de nombreux sites.
  • Privacy Badger : est un module d’extension pour les navigateurs web Mozilla Firefox et Google Chrome. So objectif est de bloquer les rĂ©gies publicitaires et les autres sites tiers qui cherchent Ă  connaĂźtre les pages visitĂ©s par l’internaute. Il bloque Ă©galement les cookies traqueurs qui ne respectent pas le rĂ©glage du navigateur web.
  • Decentraleyes : protĂšge du pistage liĂ© aux diffuseurs de contenus « gratuits Â», centralisĂ©s.


 ou Brave

Brave Browser (https://brave.com/fr/) est un navigateur web qui a pour objectif de protĂ©ger la vie privĂ©e en bloquant par dĂ©faut les pisteurs et en favorisant une navigation via les pages en HTTPS avec l’intĂ©gration de l’extension HTTPS Everywhere. Il intĂšgre Ă©galement deux modes de navigation privĂ©e, dont l’un via Tor.
Le navigateur est disponible sous Windows, macOS et Linux ainsi que sur iOS et Android.

Pour un rĂ©seau social type Facebook : Diaspora*

Diaspora est Ă  la fois une application web de rĂ©seau social, et le rĂ©seau social distribuĂ© qui repose sur cette application. Chaque utilisateur et utilisatrice du rĂ©seau peut choisir de s’inscrire sur un des serveurs diaspora* dĂ©jĂ  existants ou de crĂ©er le sien. Ce nouveau serveur forme ainsi, avec l’ensemble des autres serveurs, la fĂ©dĂ©ration Diaspora*.

La page Diaspora* de l’UCL : https://framasphere.org/u/ucl

Nous conseillons les instances suivantes : https://framasphere.org

Pour un rĂ©seau social Ă  base de vidĂ©os : Peertube

Peertube est un logiciel d’hĂ©bergement de vidĂ©os dĂ©centralisĂ© grĂące Ă  la diffusion en pair Ă  pair, dĂ©veloppĂ© et soutenu par l’association Framasoft. Il fonctionne sur le principe d’une fĂ©dĂ©ration d’instances hĂ©bergĂ©es par des entitĂ©s autonomes. Son objectif est de fournir une solution alternative aux plateformes centralisĂ©es telles que YouTube ou Dailymotion. Depuis la version 3, il supporte la diffusion en direct.

Le compte Peertube de l’UCL : https://peertube.social/accounts/ucl/video-channels

Pour chercher une vidĂ©o sur l’ensemble des instances Peertube : https://sepiasearch.org/.

Pour l’agenda militant : Mobilizon

Mobilizon est un logiciel d’organisation d’évĂšnements et de gestion de groupes lancĂ© en octobre 2020 par Framasoft pour proposer une alternative libre aux plateformes des GAFAM (Ă©vĂ©nements Facebook, Meet-Up, EventBrite).

Portail d’accueil et liste des instances : https://mobilizon.org/fr/

Les Ă©vĂ©nements crĂ©Ă©s par l’UCL : https://mobilizon.fr/@union_communiste_libertaire/events

Pour l’audioconfĂ©rence : Mumble

Mumble est un logiciel de voix sur IP (VoIP). Il est disponible sur Windows et Linux. Sur Android, nous recommandons le client Mumla. Sur iOS, le client s’appelle tout simplement Mumble.

Jitsi Meet (prĂ©sentĂ© plus haut pour la visioconfĂ©rence) peut ĂȘtre utilisĂ© sans camĂ©ras et fournir ainsi une expĂ©rience de type audioconfĂ©rence ; mais Mumble est optimisĂ© pour cet usage et permet d’accueillir bien plus de monde (plusieurs centaines ou milliers de personnes lĂ  oĂč Jitsi Meet aura du mal aprĂšs quelques dizaines, mĂȘme sans camĂ©ras).

Pour les salons de discussion et les appels vidĂ©o/audio : Element

Element (précédemment Riot.im) est un logiciel de messagerie instantanée qui se sert de Jitsi Meet pour proposer de la visioconférence intégrée.
Element supporte le chiffrement de bout en bout, les groupes (appelĂ©s communautĂ©s), les salons et le partage de fichiers entre utilisateurs et utilisatrices. L’inscription ne requiert pas de numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. L’accĂšs est possible depuis une application web, un client pour bureau pour tous les systĂšmes d’exploitation principaux et en tant qu’application mobile pour Android et iOS.

Les diffĂ©rences importantes avec Signal qui offre un service similaire sont que Element est dĂ©centralisĂ© et qu’il n’est pas obligatoire d’entrer son numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone pour l’utiliser.

Pour la bureautique : LibreOffice

Libreoffice est une suite bureautique disponible sous Windows, Linux, macOS, Android et iOS. Elle représente une alternative trÚs crédible à la suite Office de Microsoft.

Parmi les logiciels prĂ©sents dans la suite Libreoffice :

  • Writer : logiciel de traitement de texte (alternative Ă  Mircosoft Word)
  • Calc : logiciel de tableur (alternative Ă  Microsoft Excel)
  • Impress : logiciel de diaporamas (alternative Ă  Microsoft PowerPoint)
  • Draw : logiciel de dessin pour des illustrations simples (alternative Ă  Microsoft Publisher)

Pour la lecture multimĂ©dia : VLC

VLC est un lecteur multimédia (musique, films, etc.). Ce logiciel est multiplateforme et fonctionne sous Windows, Linux, macOS, iOS, Android.
Un des grands atouts de VLC est qu’il intĂšgre les codecs nĂ©cessaires Ă  la lecture de la plupart des formats audio et vidĂ©o, la lecture multipistes, la lecture de flux, ainsi que de nombreuses options de configuration.


Pour aller encore plus loin, quelques références




Source: Unioncommunistelibertaire.org