Yann Quay Bizet, militant de SUD PTT Bouches-du-Rhône et membre du bureau fédéral de SUD PTT, passera en conseil de discipline lundi 16 septembre. La direction de La Poste lui reproche une prise de parole sur le centre courrier distribuant les 4e et 14e arrondissements de Marseille en mai dernier.

La Poste est coutumière de la répression et elle réprime en premier lieu les militants syndicaux qui organisent des prises de parole.

Effectivement, lorsque la situation devient sensible sur un bureau, le fait de réunir les collègues, qu’ils ne soient plus isolés les uns les autres sur leur position de travail transforme les mécontentements individuels en perspective collective, des collègues peuvent intervenir et appuyer les propositions de grève, une émulation peut se créer. Nous pouvons assister à de véritables assemblées générales porter des revendications en délégation de masse auprès de la direction, voire faire grève sur le tas ; un rapport de force s’instaure immédiatement face à la direction. Elles sont aussi un moyen pour les collègues de se réapproprier leur lieu de travail, et l’on en voit aujourd’hui un des effets par l’aseptisation et la quasi-interdiction de parole dissidente au quotidien. Le niveau d’obéissance dont font hélas souvent prouve nos collègues en est aussi une des conséquences.

Il y a donc un enjeu crucial à défendre le droit de prendre la parole devant les postier·ère·s et d’endiguer la répression antisyndicale !

Rassemblement à Paris lundi 16 septembre à 13h00, devant le siège de La Poste pour soutenir Yann !

9, rue du colonel Pierre Avia, métro L8 Balard




Article publié le 09 Sep 2019 sur Paris-luttes.info