Avril 21, 2021
Par Paris Luttes
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Tract de l’occupation du théâtre de l’Odéon :

Pour l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, contre les licenciements et les suppressions de postes, contre la précarité, pour notre système de santé, pour défendre nos biens communs, le 23 avril.

Amène ton monde

  • Le 23 avril nous manifesterons pour l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage.

    Parce que cette réforme d’une violence inouïe va immédiatement impacter la vie de plus d’un million de personnes, en baissant drastiquement leurs indemnités. Parce que l’allongement des seuils d’ouverture de droits va en toucher des centaines de milliers supplémentaires. Parce que l’État se permet des économies sur le dos des plus précaires. Parce qu’après elles et eux, les travailleur·euse·s en emploi discontinu et les intérimaires, viendra notre tour à toutes et tous.
  • Le 23 avril nous manifesterons contre les licenciements et les suppressions de postes.

    Parce qu’il n’est pas question que nous soyons jeté·e·s à la rue par des entreprises sous perfusion d’argent public. Parce que le travail doit être réparti entre tou·te·s plutôt que de reposer sur l’exploitation toujours plus féroce de quelques un·e·s.
  • Le 23 avril nous manifesterons contre la précarité.

    Parce que nous refusons que les contrats précaires et les bas salaires broient la vie de millions de salarié·e·set leur famille. Parce que nous refusons que des centaines de milliers d’élèves, d’étudiant·e·s, soient plongé·e·s dans la misère. Parce qu’il nous est insupportable que s’allongent chaque jour les files d’attente des distributions alimentaires.
  • Le 23 avril nous manifesterons pour notre système de santé.

    Parce qu’il est inacceptable de faire payer à la population le coût de la crise sanitaire quand, dans le même temps, des hôpitaux sont démantelés et des lits fermés par milliers. Parce qu’il est inadmissible de maintenir le personnel soignant en sous-effectif criant, dans des conditions de travail et avec des salaires indignes. Parce qu’il est inconscient d’abandonner la production de médicaments aux quelques géants pharmaceutiques qui en tirent profit.
  • Le 23 avril nous manifesterons pour défendre tous nos biens communs.

    PArce que nous exigeons une juste répartition des richesses. Parce que nous n’acceptons plus que les politiques d’austérité et les contre-réformes libérales démantèlent nos services publics. Parce qu’il est temps que l’intérêt général prime sur les intérêts particuliers de la classe dominante.
  • Le 23 avril nous manifesterons pour reprendre le contrôle de nos vies.

    Parce que ce n’est qu’un début. Parce que nous sommes déterminé·e·s à gagner.
  • Le 23 avril nous manifesterons. Dans la rage. Mais aussi dans la joie.

Amène ton monde



L’appel syndical pour la manifestation :

(signé notamment par Solidaires, CGT chômeurs)

Alors que les licenciements s’accumulent par centaines de milliers et que l’emploi se fait très rare, le gouvernement a maintenu le contrôle de la recherche d’emploi dans le but de radier massivement les chômeurs/ses, y compris ceux et celles en fin de droits qui survivent avec le RSA (564€) ou l’ASS (504€) ;

Alors qu’il est clair que les travailleurs/ses privé·e·s d’emploi et précaires font partie des principales victimes du Covid, le gouvernement s’attaque à notre portefeuille en massacrant les Aides Personnalisées au Logement (APL) et use d’un discours nauséabond pour supprimer les allocations familliales ;

Alors que moins d’un·e chômeur/se inscrit·e sur deux est indemnisé·e, le gouvernement persiste à imposer au 1er juillet une réforme de l’assurance-chômage d’une violence inouïe !

Nous refusons la dégradation des droits des chômeur·ses et précaires

Une réforme assassine qui prévoit 2,3 milliards d’économie sur le dos des plus précaires qui alternent chômage et contrats courts, mais également sur ceux et celles qui ont eu un congé maternité, ou maladie, ou été en activité partielle dans les deux années précédentes.

Après une première censure historique du Conseil d’État, ces inégalités flagrantes légitiment un nouveau recours des organisations syndicales (CGT et Solidaires notamment) contre le décret.

Nous le disons haut et fort : ce n’est pas aux travailleur·ses privé·e·s d’emploi et précaire de payer la crise !

Déjà, plus de 2 millions de précaires ont perdu leur emploi sans pouvoir être indemnisé·e·s et ont basculé dans l’enfer des minimas sociaux, tandis que le gouvernement distribue généreusement des millions d’euros d’aides au patronat et que les profits explosent !

Pour stopper l’explosion de la misère, nous exigeons l’indemnisation correcte de tou·te·s les travailleur·euse·s privé·e·s d’emploi et précaires au titre de l’Assurance-Chômage, y compris les travailleur·euse·s privé·e·s de papiers qui côtisent à fonds perdus. Pour cela il faut se mobiliser dans le cadre des Vendredis de la Colère initiés par les lieux culturels occupés.

Vendredi 23 avril, rdv à 10H, 78 Boulevard Ney ,à Paris devant Pôle-Emploi

Et retrouvons-nous ensuite à la manifestation à Paris, 14H place d’Italie


Manifestons et revendiquons :

  • L’abrogation de la réforme de l’assurance-chômage et de celle de l’APL
  • Une nouvelle convention indemnisant 100% des chômeurs, chômeuses et précaires
  • Une prolongation de l’année blanche pour les intermittent·e·s du spectacle et son extension à tou·te·s les intermittent·e·s de l’emploi et précaires, dès maintenant, avec neutralisation de la période de crise sanitaire pour le calcul des droits
  • L’abrogation du décret du 29 décembre 2018 sur les contrôles, l’arrêt des contrôles et le redéploiement des agent·e·s de Pôle emploi vers l’indemnisation et l’accompagnement.





Source: Paris-luttes.info