es inégalités et la précarité des étudiant.es explosent et le gouvernement, avec ses chiens de garde médiatiques, n’y répond qu’avec mépris et tentative de manipulation de l’opinion publique. Alors qu’à Lyon un étudiant s’est immolé par le feu du fait de sa difficulté à survivre, et qu’il appelait ses camarades à continuer la lutte, on nous parle de « récupération de l’acte par l’extrême-gauche ». Ce cynisme ne peut qu’encourager la révolte des étudiant-e-s, lycéen-ne-s et jeunes chômeur-se-s, qui n’en peuvent plus de cette société qui précarise toujours plus et n’offre pour avenir aux classes populaires que des boulots mal-payés, aux conditions de travail dégradées (« flexibilité ») et le tout sur une planète dévastée par les riches.

Soulignons que la mobilisation sur différentes facs et lycées suite à l’acte politique du syndicaliste de Solidaires Etudiant-e-s Lyon montre qu’une partie de la jeunesse est déterminée à lutter pour un futur meilleur. Et que par ailleurs, actuellement, le gouvernement LREM-MEDEF est beaucoup moins sûr de lui qu’à son élection en 2017 : les Gilets Jaunes sont passé.es par là et les hésitations de l’Etat sur la réforme des retraites suite aux très nombreux appels à la grève pour le 5 décembre montrent que le rapport de force pourrait changer.

Le projet de réforme des retraites nous concernent nous aussi bien entendu ! Ne serait-ce que le nouveau mode de calcul qui fait chuter les pensions en prenant en compte toute la carrière (plutôt que les 25 meilleures années jusqu’à présent). Y compris les années que l’on connaît déjà ou vers lesquelles on se dirige, faites de contrats courts, mal payés, de chômage, et de précarité.

Contre la précarité, organisons-nous et mobilisons !

Au quotidien comme dans les luttes, c’est en s’organisant dans des syndicats de lutte et autogestionnaires que se défendre contre la précarité est possible. Ce dont nous avons besoin dans notre mouvement, ce sont des assemblées générales qui soient des lieux de démocratie directe, pour décider collectivement des actions à mener pour gagner. C’est par une lutte forte et massive qu’on renversera toutes les politiques du gouvernement qui nous précarisent et détruisent nos vies !
Informons lors de tours d’amphis et de réunions publiques. Amplifions les assemblées générales qui commencent à réunir des centaines d’étudiant.es, par exemple 400 à Toulouse, ainsi que les manifestations et les importants rassemblements devant les Crous comme à Paris. Tractons et discutons dans nos TD, dans nos promos et dans nos cités U. Continuons les actions de RU gratuit, comme à Lyon ou à Rennes, qui ont permis à des milliers d’étudiant.es de manger gratuitement !

Afin qu’on puisse construire une large riposte sur nos lieux d’études pour la grève du 5 décembre et après, avec l’ensemble des travailleurs et travailleuses !

L’Union communiste libertaire, le 2 décembre 2019


Article publié le 03 Déc 2019 sur Unioncommunistelibertaire.org