Juin 9, 2016
Par Le Pressoir
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Contre la loi travail et son monde

Solidarité face à la répression !

Rassemblement lundi 13 juin à 13 h devant le tribunal d’Alès (Place Henri Barbusse)

Depuis le 9 mars, les actions contre la loi travail ne cessent de gagner en ampleur et en détermination. Dès le début du mouvement social, l’État a fait usage de la force pour casser les blocages et disperser les manifestations. Les blessés sont nombreux, on ne compte plus le nombre de crânes ouverts à coups de matraques, les visages défigurés par les flashballs et les éclats de grenades de désencerclement qui mutilent les corps. Une personne est actuellement dans le coma. Les « forces de l’ordre » n’hésitent pas non plus à utiliser scooters et voitures pour charger les manifestants.

De nombreuses personnes passées en procès ont écopé de peines de prison ferme ou avec sursis, d’autres sont en détention préventive en attendant de comparaître devant la justice. De multiples convocations au tribunal auront lieu d’ici la fin de l’été.

Rien que sur Alès, quatre personnes ont été interpellées le 23 avril suite à un collage d’affiche dans le centre ville. Lors de la manifestation du 17 mai, une action de blocage de la sous préfecture a été réalisée par plusieurs centaines de personnes. Deux personnes sont passées dans le collimateur de l’appareil punitif quelques jours après : l’une, accusée d’avoir posé des chaînes sur le portail a été interpellée devant son domicile et placée en garde à vue ; un collégien a été convoqué pour jet de projectile. Lors de la manifestation du 19 mai deux personnes ont eu le bras cassé lors d’une tentative d’interpellation par la BAC et la police nationale. Le 26 mai, les forces répressives ont chargé à la fin de la manifestation pour disperser la trentaine de personnes encore présentes, distribuant coups de matraque et coups de poing à la volée.

L’utilisation de cette violence « légale » a pour objectif de faire peur, de briser la détermination et les capacités d’offensive contenues dans certaines actions, de faire rentrer la contestation dans le cadre autorisé par le pouvoir. Il est important d’affirmer notre solidarité aux personnes touchées par la répression, sans tomber dans le piège de l’innocence et de la culpabilité. Nous n’oublions pas non plus que la police contrôle et humilie tous ceux qui subissent l’exploitation capitaliste, que la justice a pour seul objectif le maintien de la bourgeoisie au pouvoir. La répression est quotidienne, elle ne touche pas seulement ceux qui manifestent.

Il est important de se défendre collectivement, d’affirmer notre solidarité, de ne pas laisser des personnes isolées face à la police ou face à la justice.

Une attaque contre l’un d’entre nous, c’est une attaque contre tous !

Le 13 juin, un camarade passe en procès. Il est accusé d’atteinte à la liberté de travailler, d’atteinte à la défense nationale et de dégradations dans la cellule où il a été maintenu en garde à vue. Il lui est notamment reproché la pose de chaînes et de cadenas sur la sous préfecture et la gendarmerie lors de la manifestation/blocage du 17 mai à Alès.

Arrêt des poursuites contre tous les inculpés de la guerre sociale ! Liberté pour tous !




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