Le 10 juillet, la fin de la trêve hivernale adaptée cette année pour des raisons sanitaires liées au Covid19, permettra de nouveau aux instances publiques d’effectuer parfois manu-militari, des expulsions locatives et de squats.

Contre la fin de la trêve hivernale, réquisitions de biens immobiliers libres et vacants en sommeil

Le 10 juillet, la fin de la trêve hivernale adaptée cette année pour des raisons sanitaires liées au Covid19, permettra de nouveau aux instances publiques d’effectuer parfois manu-militari, des expulsions locatives et de squats.

La non action des pouvoirs publics, qui n’ouvrent jamais suffisamment d’hébergements dignes aux familles et personnes, les contraignent à survivre à la rue et les rendent victimes de plans d’urbanisme.

Ces expulsions touchent chaque année les populations les plus défavorisées, qui ne reçoivent plus ou pas la garantie d’une protection de la part des pouvoirs public. Ce seront donc, sur la seule métropole lyonnaise, des milliers de personnes isolées, de personnes âgées, des familles, des enfants, des exilé.es qui se retrouveront de nouveau à la rue dans l’indifférence totale.

Accentuée par l’épidémie du covid19, la crise économique va sans aucun doute et en silence, toucher voire emporter plusieurs des milliers de familles c’est également le cas de personnes déjà économiquement fragilisées par cette société libérale.

Sans réponses claires, nous nous mobilisons à nouveau, et pour une prolongation de la trêve hivernale, et pour la réquisition de logements libres et vacants.

Actuellement, nous, demandeuses et demandeurs d’asile précarisé.es, nous locataires ou petit•es propriétaires écrasé•es par les crédits, sommes tenu.es entre des ressources toujours en baisse et des frais qui montent. Sans travail isolé•e pendant le confinement, étudiant•e précaire avec des petits jobs, des retraité•es dont chaque gouvernement rogne les pensions et maintenant les APL, nous serons d’ici peu quelques millions de personnes supplémentaires, en France, à ne plus pouvoir payer ni nos loyers ni nos factures. Les expulsions de logement en hausses depuis 2000, les assignations ont augmenté de + 40 %, et les coupures de gaz, d’eau ou d’électricité augmentent.

Eux ils expulsent, nous, nous mettons à l’abri des femmes seules avec enfants à la rue, des familles, des personnes seules, des personnes malades, et des personnes âgées.

Nous, squatteurs et squatteuses, quand les politiques expulsent, nous réquisitionnons des bâtiments laissés vides par des instances publiques ou des propriétaires privés. Mairie, métropole, ou région, incapables d’assurer notre droit à se loger, dépensent des millions d’euros de surveillance et en intervention des forces publiques et nous expulsent illégalement lorsque nous essayons de nous mettre et de mettre d’autres à l’abri de leurs manquements. C’est dans ce contexte, et pour prendre les devants face à l’aveuglement des politiques inhumaines, que parfois des collectifs de personnes passent à l’action, comme cela a été le cas il y a peu à Vaise. Dans les faits, un bâtiment vide et vacant depuis dix ans et appartenant à la Métropole, avait été réquisitionné pour mettre à l’abri 12 familles à la rue. Hors, le lundi 8 juin à la demande de la Métropole et sans fournir d’explications, la police évacuait le squat de la rue claire à Vaise.



La solution : réquisitionner des bâtiments appartenant à la Métropole, ceux appartenant aux mairies lyonnaises et à la région, vides et vacants depuis de nombreuses années.

Nous occupons un bâtiment vide et vacant depuis jeudi 9 juillet, en fin d’aprem, soit plus de 48h à Oullins, proche de la gare, pour que soit mis à l’abri des familles, des femmes seules avec enfants et des personnes en danger à la rue.

Métropole et Mairie vertes ? Maintenant à Lyon pas d’expulsion sans relogement ! Nous exigeons sans attendre la prolongation de la trêve hivernale, pour répondre à la catastrophe économique et sanitaire en cours ! Et la réquisition des bâtiments vides et vacants appartenant à la Métropole, à la région et aux Mairies, et aussi des bâtiments vides et vacants de particuliers.

REJOIGNEZNOUS, CE MATIN DIMANCHE, A 9h30, DEVANT LA GARE D’OULLINS.

Le petit déj’ vous attend

Un collectif de personnes précaires


Article publié le 12 Juil 2020 sur Rebellyon.info