Septembre 28, 2021
Par Rapports De Force
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Ce 28 septembre marque la journĂ©e mondiale du droit Ă  l’avortement, deux jours aprĂšs la journĂ©e mondiale de la contraception, le 26 septembre. Des manifestations sont prĂ©vues dans plusieurs villes de France. Dans la capitale, un rassemblement s’est dĂ©jĂ  tenu le 25 septembre, Ă  l’initiative du Collectif Avortement en Europe. Plusieurs dizaines de femmes se sont rĂ©unies devant l’hĂŽpital Tenon, Ă  Paris. Un lieu non choisi au hasard : c’est lĂ  qu’exerce un gynĂ©cologue accusĂ© de violences sur ses patientes, sur lequel une enquĂȘte interne vient d’ĂȘtre ouverte.

Les mobilisations de ce 28 septembre font Ă©cho Ă  d’autres actualitĂ©s encore. D’abord, les annonces du ministre Olivier VĂ©ran sur le remboursement de la contraception hormonale jusqu’à 25 ans, Ă  partir du 1er janvier 2022. Des « avancĂ©es » que le Planning Familial « salue » dans un communiquĂ© du 26 septembre. Tout en nuançant : « Ă  prĂ©sent, l’attention doit se porter sur leur mise en application ». D’abord, en offrant les mĂȘmes garanties aux mineures qu’aux 18-25 ans, notamment en matiĂšre d’anonymat. Ou encore, en simplifiant le parcours contraceptif, avec la possibilitĂ© de se voir dĂ©livrer la contraception « directement en pharmacie » (sans passer par l’ordonnance d’un mĂ©decin).

Ensuite, les mobilisations rĂ©sonnent avec les dĂ©bats parlementaires sur l’allongement du dĂ©lai de recours Ă  l’IVG de 12 Ă  14 semaines. Cette mesure faisait partie d’un projet de loi portĂ© par la dĂ©putĂ©e Albane Gaillot. Elle a Ă©tĂ© rejetĂ©e par le SĂ©nat et se trouve en deuxiĂšme lecture Ă  l’AssemblĂ©e Nationale. « Chaque annĂ©e, 3 000 Ă  5 000 femmes partent avorter Ă  l’étranger, pour raison de dĂ©passement des dĂ©lais lĂ©gaux en France Â» rappelaient les dĂ©putĂ©s dans leur proposition. Ce dĂ©lai de 14 semaines est dĂ©jĂ  Ă  l’Ɠuvre en Espagne et en Autriche ; il est de 22 semaines aux Pays-Bas ou de 28 au Royaume-Uni.

Enfin, nombre d’organisations fĂ©ministes demandent Ă  ce que les sages-femmes soient autorisĂ©es Ă  pratiquer des IVG instrumentales. Du 24 au 26 septembre, justement, une grĂšve des sages-femmes a touchĂ© les hĂŽpitaux et le secteur libĂ©ral. 150 maternitĂ©s sur 500 comptaient 100 % de leurs effectifs en grĂšve, selon l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes.

La profession pointe un manque de moyens, d’effectifs, et d’attractivitĂ©. Et ce, malgrĂ© l’augmentation de 100 euros bruts par mois pour les sages-femmes exerçant Ă  l’hĂŽpital, annoncĂ©e le 16 septembre par Olivier VĂ©ran, dans la foulĂ©e d’un rapport de l’Igas. « En ne traitant pas en profondeur les causes du malaise des sages-femmes, l’attractivitĂ© de la profession semble durablement compromise Â», a tranchĂ©, en rĂ©ponse, le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes.

Une nouvelle journĂ©e de manifestation des sages-femmes est d’ores et dĂ©jĂ  prĂ©vue le 7 octobre, Ă  Paris.

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Source: Rapportsdeforce.fr