Janvier 10, 2023
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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À la mi-novembre s’est tenu le XXXVIIe congrès de la FAPT-CGT (Fédération des Activités Postales et de Télécommunications). Nous faisons ici un retour sur deux questions importantes qui ont été abordées.

Toute la CGT se trouve, depuis quelques temps, secouée par la vague féministe. Sur le sujet des violences sexistes et sexuelles (VSS) à l’intérieur de la CGT et sa cellule de veille confédérale, la direction de la FAPT-CGT partage plutôt les positions volontaristes de Marie Buisson, pressentie pour succéder à Philippe Martinez. Le congrès a entendu plusieurs interventions pour soutenir cette cellule et présenter des outils de lutte contre les VSS.

Peu de syndicats sont intervenus pour exposer leurs pratiques sur ce sujet. Et lorsque l’un d’eux proposa la mise en place d’un plan de formation sur les VSS, cela s’est traduit dans le document d’orientation par une décision floue invitant à « lutter contre toutes les violences ». Ce manque de concret n’engage pas clairement la direction de la fédération à renforcer les conditions pour agir de la grande majorité des femmes de la FAPT-CGT. Car l’action des directions syndicales convaincues ne peut être efficace, dans cette lutte de longue haleine, sans le soutien de la base. Soutien qui se gagne par un travail de conviction et de formation.

La FAPT-CGT est une fédération qui regroupe des activités bancaires, et de télécommunication. Mais aussi de la logistique (avec l’acheminement des courriers et des colis), qui est devenue une activité centrale dans le capitalisme. Cette fédération, syndiquant historiquement des fonctionnaires, accuse fortement le coup de la privatisation et du démantèlement du service public.

Des orientations qui manquent de concret

Sous-traitance, filialisation, explosion de la diversité des statuts des salarié·es ont un impact direct dans son champ d’action fédéral. Elle va aussi subir une baisse drastique des moyens syndicaux avec la mise en place des comités sociaux et économiques à La Poste en 2024.

Plusieurs victoires locales montrent la réelle volonté des syndicats de lutter pour l’embauche en CDI du personnel sous contrat précaire. Mais ils rencontrent une vraie difficulté pour l’organiser sur le lieu de travail. Car selon leur statut ou leur entreprise, ce sont différentes fédérations CGT qui sont alors concernées. Or ce salariat commence à devenir majoritaire dans certains secteurs du champ d’action de la fédération. Comment alors prendre en compte cette réalité des collectifs de travail ? Plusieurs interventions ont questionné l’actuelle structuration syndicale. Mais le congrès n’a apporté aucune réponse concrète, à part la coordination entre les fédérations CGT concernées. Ce qui n’est pas simple, et insuffisant. L’attentisme n’est plus de mise sur cette question aussi, car le patronat, lui, ne l’est pas !

Simon (UCL Rennes)




Source: Unioncommunistelibertaire.org