La France n’est pas assez riche d’enfants pour en négliger un seul !

Actuellement, la justice des enfants est principalement régie, dans le cadre pénal, par l’Ordonnance du 2 février 1945 qui a pour principe fondateur la primauté de l’éducatif sur le répressif. Depuis sa rédaction initiale, 90 % des articles ont été modifiés, au gré des gouvernements et des faits divers. Ces modifications ont surtout eu pour effet d’afficher une plus grande sévérité à l’égard des mineur.e.s, qui se rapprochent dangereusement de celles des majeur.e.s. et progressivement supplanter celui de protection et d’éducation.

Conférence-Débat : « Une vraie alternative à l’enfermement des enfants : la Liberté ! », le vendredi 15 février

La première des conséquences est l’augmentation constante de l’enfermement des mineur.e.s. Au 1er décembre 2018, 814 adolescent.e.s étaient incarcéré.e.s, auxquels il faut ajouter le chiffre gris des jeunes majeur.e.s condamnée.e.s pour des faits commis lors de leur minorité, ainsi que les mineur.e.s placé.e.s dans les 52 centres éducatifs fermés (CEF) existants.

Conférence-Débat : « Une vraie alternative à l’enfermement des enfants : la Liberté ! », le vendredi 15 février

Toutes les études montrent que l’enfermement socialise dans un milieu criminogène, où la scolarisation, les soins, la vie familiale, la citoyenneté sont entravés et qu’il produit des effets contraires à ceux qu’il prétend obtenir.

C’est pour aborder et objectiver ces questions qu’une conférence-débat est organisée autour du livre « Une vraie alternative à l’enfermement des mineur.e.s : la Liberté ! » avec les interventions d’Anaïs VRAIN, Juge des Enfants au Tribunal de Nanterre, membre du Syndicat de la Magistrature et Sonia OLLIVIER, éducatrice en Milieu Ouvert à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, co-secrétaire Nationale du SNPES-PJJ/FSU.