Mars 5, 2019
Par Paris Luttes
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Dans une (non)-réponse à mon dernier article, Dominique Guillet aggrave encore un peu son cas. Et puisqu’il apprécie la « promotion généreuse et très circonstanciée vers les liens de ses sites », en voici une nouvelle !

Le fondateur de Kokopelli, (asso ayant pour but de préserver des semences anciennes face aux gros semenciers, qui a eu son heure de gloire en gagnant le procès que ces derniers lui avaient intenté) commence à faire pas mal parler de lui. Non content d’exploiter et de fliquer ses salariée.s comme le dernier des macronistes puis de leur coller un procès quand ils ont révélé ses pratiques.

Kokopelli ayant une aura certaine dans pas mal de milieux il est important de voir qui se cache derrière. Claude Guillet a finalement été un peu écarté de l’asso par son fils parce que la personnalité sous le poncho commence à se voir un peu trop, mais celui-ci était partie prenante de l’exploitation des salarié.e.s et a priori dans le même délire mystico-faf.

Atterré par les propos tenus sur son blog par Dominique Guillet, fondateur de l’association Kokopelli, j’ai publié la semaine dernière un billet pour dénoncer ses divagations. Dans une longue et décousue réponse, l’intéressé nous invite, moi et l’ensemble de ses détracteurs, à « aller nous faire voir chez les Grecs » (la « colonie de vacances de l’Allemagne ») ou au Moyen-Orient (« le cœur de la civilisation occidentale »). Avant de partir au soleil, voici donc un regard critique sur le dernier opus de celui qui se fait appeler Xochipelli.

Toujours complotiste…

Tout d’abord, NON, mon dernier article n’est ni un « publi-rédactionnel orchestré par les Antifas de la Maison de Soros » (parle-t-il de Paris Luttes Info ?), ni « une commande participant du vaste enfumage orchestré par les Autorités Psychopathiques et Criminelles de la France ». Ce genre de délire paranoïaque, c’est justement du complotisme. Un sentiment renforcé à la lecture d’autres pépites disséminées dans la réponse de Dominique Guillet.

Par exemple, lorsqu’il affirme que 25 millions d’Américains « se sont fait vacciner avec des vaccins porteurs de vecteurs leucémiques issus de souris ». L’information sort de nulle part mais elle est assurément vraie, puisqu’il le dit*. Et les personnes comme moi, qui « répandent des fake news sur l’authenticité de la relation vaccins/stérilité », sont au mieux des « idiots utiles », au pire des « criminels qui soutiennent les organisations internationales et la mafia pharmacratique ». On appréciera le sens de la mesure.

Je préfère me définir comme un citoyen faisant confiance au consensus scientifique sur les vaccins. Je ne fais évidemment pas les louanges de l’industrie pharmaceutique, qui, à mon avis, est même un milieu assez cynique (il suffit de voir la liste des scandales). Mais on peut critiquer quelque chose sans basculer dans l’extrémisme et la paranoïa la plus totale.

Deuxième exemple, quand Dominique Guillet s’emporte sur « l’arnaque du réchauffement climatique », alors que l’unique urgence, selon lui, est « d’éliminer l’ennemi unique de l’humanité et de la biosphère ». Et là, tout le monde en prend pour son grade : le « nombriliste » Cyril Dion, le « guignol climatique » Stéphane Foucart ou encore Greenpeace, Yannick Jadot, Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot, les « handicapés mentaux issus du Judéo-Bolchévisme ». Ah, et en prime, ils sont qualifiés de « serpillères sionistes » entraînant des millions de jeunes dans des campagnes pour sauver « les phoques, les ours blancs, le climat, les transgenres » (ces derniers apprécieront sans doute d’être dans le même panier que les phoques et les ours blancs).

… et toujours antisémite !

Autre point intéressant, Dominique Guillet affirme dans sa réponse être antisioniste mais pas antisémite (définition du Larousse à l’appui !). Mais alors, pourquoi utiliser de façon récurrente le terme « jewstice » sur son blog ? « L’illettré » que je suis aimerait bien une explication de texte pour la phrase suivante : « Sur quels critères les Tribunaux de la Jewstice Française vont-ils juger les délits afférents à ‘l’Antisémitisme’ ? »

Si Dominique Guillet n’est pas antisémite, pourquoi parler d’ « Isra Alien » au lieu d’Israélien ? Comment interpréter l’expression « qui n’aurait pas sa langue dans sa Kippah » ? Et, enfin, pourquoi citer en exemple Kémi Séba, fondateur de deux associations dissoutes car reconnues coupables de « propager une idéologie raciste et antisémite » ?

J’espère que cette fois-ci Dominique Guillet ne répondra pas à côté de la plaque. Je serais aussi curieux d’avoir la réaction d’Ananda Guillet, savoir s’il adhère aux propos de son père. En attendant, j’invite ceux qui veulent libérer les semences anciennes sans soutenir les théories ubuesques du fondateur de Kokopelli à se tourner vers d’autres acteurs, comme Graines del Païs, le Biau Germe ou la Ferme de Sainte-Marthe.




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