Suite à l’acte 48 des Gilets Jaunes à Toulouse, donnant lieu à 26 interpellations et 25 gardes à vue selon la préfecture, dont un journaliste et quatre médics, plusieurs personnes sont passées en comparution immédiate le mardi, après 48h de garde à vue (GAV) et une nuit en taule à la maison d’arrêt de Seysses, la GAV ne pouvant être prolongée dans ce type d’affaire. Des personnes arrêtées pour des motifs délirants mais néanmoins préoccupants dans un pays « démocratique » : on retrouve la participation à un groupement en vue de, mais aussi la dissimulation du visage, mise en place en avril 2019 et repris fièrement par Hong Kong (octobre 2019). S’ajoute également le refus de prélèvement ADN dans certains cas. Ce dernier peut expliquer le passage en comparution immédiate : des personnes ayant accepté de donner leur ADN sont sorties le dimanche avec une convocation ultérieure pour une journée de citoyenneté.

De 14h à 19h, dans la fameuse salle d’audience numéro 4 du Tribunal de Grande Instance de Toulouse, nous avons assisté à quatre comparutions immédiates de personnes arrêtées samedi en manifestation, et de personnes passant pour d’autres affaires, en majorité pour des stups. Nous vous conseillons de venir un après-midi au tribunal, assister à la machine-théâtre judiciaire, les audiences étant libre, le président s’en félicitant par ailleurs : « Nous sommes très nombreux aujourd’hui et c’est très bien que la justice soit publique, j’attends de vous du silence, de se lever quand il faut et de respecter les règles du code pénal, interdisant tout enregistrement et pouvant conduire à des interpellations. »

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Article publié le 20 Oct 2019 sur Iaata.info