Le Haut Fay, la Maison Rose et la Pointe, lieux périphériques de la ZAD de NDDL réaffirment aujourd’hui qu’ils veulent une reconnaissance de leur habitat. Ceci, dans la suite de leur dépôt de dossier, il y a déjà un an, et la volonté du conseil départemental d’aller dans la même direction.

Alors que le conseil départemental lance un projet de territoire qui semble tourné principalement vers l’agriculture, le mouvement pour un avenir commun dans le bocage réaffirme que ce sont les habitant-e-s venu-e-s pour le défendre qui sont les plus à même de protéger le bocage. Nous défendons l’idée d’un territoire environnemental habité et vivant dans lequel s’entrecroisent habitats et activités culturelles, agricoles et artisanales dans un bocage vivant.

Alors que la question de l’habitat est longtemps restée à la traîne, la situation commence à évoluer pour les maisons en dur préservées : elles ont reçu des visites « de décence » pour préparer des conventions d’occupation précaires (COP) qui pourraient être signées dans les semaines à venir. Nous espérons que cela va se concrétiser et préfigurer une reconnaissance de l’ensemble des lieux de vie de la ZAD.

Mais le Haut Fay, la Maison Rose et la Pointe, lieux liés à la lutte contre le projet d’aéroport situés en périphérie étaient jusque là exclus de cette démarche, alors qu’ils étaient intégrés dans le dossier déposé à la préfecture il y a un an. La seule réponse pour l’instant a été une perquisition à la Maison Rose pour une enquête concernant d’anciens habitants. Le conseil départemental a récemment affirmé lors d’un échange qu’il était prêt à aller vers des conventions d’occupations sur ces lieux périphériques. Aujourd’hui, ces lieux sont prêts à recevoir les visites de décence pour aller eux aussi vers la signature de COPs

Nous en profitons pour annoncer un chantier de nettoyage et d’entretien de la maison rose le dimanche 16 à 10h. Le midi auberge espagnole.


Article publié le 10 Juin 2019 sur Zad.nadir.org