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Communiqué pour diffusion immédiate
Saguenay-Nitassinan. Depuis quelques jours, des habitants et habitantes du centre-ville de Chicoutimi apposent dans différents endroits du quartier des autocollants avec l’inscription « Hey, Simon-Olivier Côté… Le centre-ville a faim ». Le conseiller du district 8 devrait se pencher sérieusement sur les problématiques criantes vécues par les habitants et habitantes du centre-ville de Chicoutimi. Car pendant que Simon Olivier Côté et ses amiEs du Conseil de ville se votent une augmentation de salaire de 66%, de nombreux et nombreuses habitants et habitantes du quartier comptent leurs cennes afin de payer un loyer souvent trop cher, pour remplir leur frigo et réussir à se déplacer pour faire leur épicerie.

 Si c’est ça le progrès…
Le conseiller du district 8 se targue d’être un homme progressiste et écologiste en réaménagent des petites parcelles de terrain dans son district. Ses initiatives peuvent apparaître sympathiques, mais ne renverseront d’aucune façon le processus d’embourgeoisement du quartier qui apporte des contrecoups pour les habitantes et habitants via l’augmentation du prix des loyers, la désertification alimentaire et la pénurie de logements de qualité et abordables. Ces bouts de terrain ou une partie du stationnement à étages (utilisée par l’Éco-kartier) n’ont aucune valeur pour les promoteurs immobiliers. Mais lorsque vient le temps de satisfaire les promoteurs et les affairistes qui posent leur regard sur un édifice (peu importe sa valeur patrimoniale) ou un secteur de la ville, Simon-Olivier Côté vote comme l’ensemble de ses collègues à l’hôtel de ville. 
Au printemps 2018, les éluEs de Saguenay ont voté à l’unanimité la destruction de la maison Riverin pour y aménager un nouveau stationnement et ainsi favoriser l’auto-solo et les îlots de chaleur.
À l’automne 2018, les éluEs de Saguenay ont voté à l’unanimité la destruction de la maison Bossé (auberge Racine), située au 334 rue Racine Est, pour permettre l’expansion du Manoir Champlain, une résidence privée pour personnes âgées qui compte déjà plus de 400 unités et qui offre des studios à partir de 600 $ par mois.
Mais réjouissons-nous, grâce à la perspicacité du conseiller du district 8, le futur amphithéâtre que la mairesse Néron essaie de nous imposer entre la rue du Havre et le boulevard du Saguenay, et qui fait déjà saliver la chambre de commerce, aura un toit vert.  
Pendant ce temps, nous qui habitons le quartier pouvons acheter un chou-fleur à 7.50$ au Marché centre-ville (MCV). Mais au moins on ne manquera pas de variétés de bières.
Encore une fois, les membres de cette administration nous démontrent qu’ils sont davantage disposés à écouter et à servir les intérêts du milieu des affaires qu’à répondre aux préoccupations des habitantes et habitants de cette ville. 

Pour renverser cette tendance, nous qui habitons le centre-ville devons former un mouvement incontournable en multipliant les actions de solidarité et les gestes de résistance contre les bulldozers et les bétonnières qui nous chassent progressivement du centre-ville. Cela peut passer, entre autres, par des occupations de terrains, la documentation de l’embourgeoisement, une distribution de bouffe gratuite, la création d’un jardin et la formation d’un réseau d’entraide. Libérer des espaces qui vont servir de point d’ancrage pour les luttes à venir. Un territoire qui nous permettra de vivre autrement.

Des laisséEs pour compte.