Décembre 21, 2022
Par Expansive
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Depuis le 23 novembre, il n’y a plus d’eau courante à la MAF [1] et au QPR [2], ainsi qu’au quartier semi liberté de la prison de Rennes (gare), l’eau étant infestée. Voici le communiqué du 21 décembre. Après un mois sans eau, la situation est toujours la même et ils n’ont toujours pas d’explication.

Communiqué du quartier semi liberté de Rennes du 21/12/22

Dans deux jours, cela fera 1 mois qu’au quartier semi-liberté nous sommes privés d’eau courante. Depuis le 23 novembre suite à des tests ayant montré que l’eau n’était pas potable, l’eau nous a été interdit d’accès. L’eau serait infestée par une bactérie. Depuis bientôt un mois, nous ne pouvons plus faire nos douches, ni notre vaisselle, ni laver notre linge. Jusqu’ici on nous donnait deux bouteilles d’eau mais il n’y en aurait plus alors on les achète dehors et on est autorisés à les faire rentrer. Pour les douches, on se débrouille comme on peut dehors. Les lessives et le reste, pareil.

Depuis un mois on nous maintient dans l’ignorance. La direction n’est jamais venue à nous, alors qu’on nous avait dit que l’on rencontrerait le directeur. On ne nous dit rien : pas d’information claire quant à la situation sanitaire, pas d’information non plus sur les échéances, le problème ne sera pas résolu avant janvier. On ne sait pas quand la situation va s’améliorer mais on a une idée de combien de temps elle va rester comme ça.

Ce problème-ci vient s’ajouter aux problèmes récurrents en détention.

Nous ne trouvons pas d’écho à l’extérieur : l’OIP se fait balader par l’administration, qui leur ment en disant que tout est revenu à la normal, la contrôleuse traite les affaires dans un délai de minimum 2 mois, la presse dit bien uniquement ce qu’elle veut dire…

Etant donné les conditions de détention indignes, nous demandions et continuons de demander des réductions de peine, au moins une réduction de peine qui soit équivalente au nombre de jours passés en détention sans eau. Nous demandons des aménagements de peine et des remises en liberté anticipée pour ceux qui sont en fin de peine. Nous ne voulons pas non plus acheter notre eau. Il est du devoir de l’administration de nous fournir en eau. Aussi et surtout, nous exigeons des explications, car cette situation affecte notre vie quotidienne et pourtant on ne nous dit rien. L’ARS ne dit rien non plus. Des tests ont été fait mais pourtant, on ne nous dit pas quelle bactérie est dans l’eau.

Les femmes aussi sont affectées par ce problème, les surveillants nous l’ont confirmé. Nous leur témoignons notre soutien.




Source: Expansive.info