Suite aux évènements du 1er Mai à Paris, des camarades ont été présentés à la justice.

Le jugement n’a pas encore eu lieu. L’audition préliminaire s’est faite en audience publique et sans audience préliminaire. Six personnes ont dû exposer leur vie privée pour établir leur identité et leur personnalité afin que la justice puisse les mettre en balance avec la loi. Les médias s’en sont saisis pour faire de l’information à chaud.

Nous dénonçons l’usage qui est fait de ces informations que nos camarades ont révélées. Le traitement médiatique de ces informations pêche de notre point de vue, au-delà du manque de perspective qu’il démontre, étant donné l’absence des revendications du rassemblement dans les articles en question. Usage des noms, de la commune d’habitation, profession, parcours d’étude, âge. Ne manque que la description physique et l’adresse exacte.

Quel besoin de présenter un résumé de ces auditions ? De porter atteinte à la vie privée des individus ? Le jugement aurait déjà été rendu, ce serait justement sa fonction que d’établir de quoi ils sont coupables, si ils le sont. Pourquoi l’opinion publique a-t-elle besoin de connaître le détail de leur vie ?

La singularisation de ceux-ci dans ce qui est une action collective est selon nous une manière simple pour incliner l’opinion publique et faire leur procès social et médiatique en parallèle d’un procès judiciaire qui n’a même pas encore eu lieu. C’est un moyen de désigner par association le profil des « dangereux radicaux », le profil de ceux qui tentent d’avoir d’autres manières de penser, d’autres modes de vie.

JPEG - 248.4 ko
JPEG - 265.9 ko

Par Rebellyon,

Source: http://rebellyon.info/Communique-de-soutien-et-en-reaction-au-19184