ci-dessous et en PJ

Ces derniers mois dans les grèves, les manifestations, sur les ronds points, un même refus de la casse antisociale du gouvernement s’est exprimé.

La seule réponse du gouvernement aux abois, c’est la répression, la menace, et même le 14 juillet des gardes à vue arbitraires créant un délit d’opinion !

Nous apportons notre soutien à tous les mouvements revendicatifs qui se poursuivent pendant l’été et à toutes les victimes de la répression.

Au Puy et à Brioude comme dans toute la France, les personnels des urgences ont décidé de la grève pour leurs conditions de travail et leurs salaires. Ils ont raison ! En défendant leurs revendications ils s’opposent au,rationnement des soins organisé depuis des décennies. Toutes les contre-réformes qui se sont succédées ont remis en cause la solidarité assurée par la Sécurité Sociale par son financement, basé sur les cotisations sociales.

Dans de nombreux centres d’examen, les professeurs ont décidé de la grève à l’occasion des épreuves du baccalauréat. Ce ne sont pas eux qui prennent en otage les élèves mais bien la loi Blanquer qui veut dévaloriser les diplômes pour que les jeunes soient encore plus exploités et précarisés demain. Nous exigeons qu’il n’y ait aucune sanction pour fait de grève !

Aux finances publiques, les agents ont fait grève et continuent les actions auprès des élus et de la population contre le démantèlement du réseau dans le département et les suppressions d’emplois massives.

Nous sommes déterminés à défendre le statut de la fonction publique, le droit de grève, et les conditions d’emploi et de travail des agents mais aussi de défendre les services publics , éléments structurants de notre démocratie, qui permettent d’assurer l’intérêt général et contribuent à la cohésion sociale.

Nous savons aussi qu’à la rentrée, un grand combat nous attend, c’est celui de la défense de nos retraites. Le système actuel, fondé sur la solidarité, a résisté à toutes les crises et au chômage de masse. Il reste l’un des meilleurs au monde et a permis à un grand nombre de salariés de sortir de la pauvreté.

Le 18 juillet, le rapport Delevoye est rendu public, mais le Président de la République en a déjà fixé le contenu : malus pour les départs avant 64 ans, allongement de la durée de cotisations, régime unique par points qui calculera les retraites sur la carrière entière et cassera les 42 régimes solidaires existants, remise en cause des avantages familiaux…

Pour tous les salariés du privé et du public, ce seront des pensions ridicules et une perte

du pouvoir d’achat des retraités. Si les anciens travaillent plus longtemps, les jeunes seront plus longtemps chômeurs ou précaires.

Alors pas un euro de moins,

pas un trimestre de plus !

Maintien de tous nos régimes de retraite,

non au régime universel par points !

C’est en préparant la grève que nous pourrons stopper le projet Macron Delevoye.

Nous sommes donc convenus de nous revoir dès les premiers jours de septembre pour faire le point et décider des actions communes à mener.


Article publié le 19 Juil 2019 sur Solidaires.org