Mai 30, 2016
Par Union Syndicale Solidaires
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Mercredi 18 mai, le syndicat de police Alliance organisait un rassemblement sur la place de la République à Paris contre la « haine anti-flic ». Tandis que policiers et élus du Front National prenaient des selfies ensemble, les manifestations contre les violences policières déposées au même moment étaient, elles, interdites et fortement réprimées. A quelques encablures de là, une voiture de police était incendiée quai de Valmy, à Paris. Les deux agents de police qui occupaient le véhicule en sont sortis avec de « légères contusions ». Quelques heures après, quatre personnes ont été interpellées à leur domicile et placées en garde à vue pour « tentative d’homicide volontaire ». Trois ont depuis été libérées sous contrôle judiciaire, et le parquet – sous la pression des syndicats policiers – a fait appel de cette décision. Depuis leurs arrestations, ils sont présentés comme des tueurs de flics sanguinaires, des casseurs criminels. A gauche comme à droite, on n’hésite pas à parler de terrorisme. Les médias et réseaux sociaux se sont emparés de cette affaire et les visages, noms et adresses (balancés par des policiers) de certaines personnes inculpées circulent, assorties de menaces à leur encontre.

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