Avril 30, 2016
Par Rebellyon
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D’abord une bonne nouvelle ! Deux personnes ont pu être libérées directement par les manifestant.e.s hier.

Des 22 arrestations qui ont tout de même eu lieu (d’après le progrès), nous décomptons avec certitude :
 2 personnes arrêtées le matin vers Jet d’Eau Mendès France
- 1 personne arrêtée avec une matraque
- 1 personne qui a failli se faire libérer place du pont
- 1 étudiant de l’ENS
- 1 personne qui filmait
- 1 personne pour port d’arme
- 5 autres personnes (dont un sans papier)

Parmi ces 12 personnes, 3 sont sorties depuis, dont une avec une convocation pour un procès en octobre pour port d’arme, et une qui est passée en comparution immédiate cet après-midi.

Compte rendu de la comparution immédiate :

Alors que plusieurs comparutions sont à venir pour des faits qui vont de la violence sur policier à la détention d’engin explosif (pétard), en passant par la dégradation, le camarade qui comparaissait aujourd’hui était accusé de participation à un attroupement et surtout possession d’arme, en la matière un tonfa, malheureusement propriété de la police nationale. Malgré des explications convaincantes précisant qu’il l’avait ramassé par terre, tel un trophée, mais qu’il n’avait aucune intention de l’utiliser, le tribunal l’a reconnu coupable et condamné à 2 mois de prison avec sursis.

Fait intéressant de ce procès, le procureur a mis en avant la dangerosité du tonfa, une arme nécessitant une réelle formation et pouvant provoquer des blessures graves comme “des fractures de bras par coup sec”. Même le procureur semble donc s’interroger sur la violence avec laquelle les forces de l’ordre peuvent réprimer les manifestants…

De nombreuses personnes ont d’ailleurs été blessées hier : coups de tonfa, lacrymogènes et plus grave, grenades assourdissantes et de désencerclement. Une personne a reçu une grenade dans le thorax, occasionnant a priori des brûlures jusqu’au 3e degré, tandis qu’une personne a eu une fracture ouverte du bras.

Plusieurs blessé.es. nous ont contacté et certain.es souhaitent engager un dépôt de plainte collectif. Si vous avez été blessé.e et que cette démarche vous intéresse, contactez-nous.

Les personnes encore en garde-à-vue peuvent soit être encore libérées d’ici demain midi, soit passer devant le JLD demain, avec le risque d’un placement en détention pour le week-end en attente de comparution immédiate.

Si vous avez été arrêté.e et que vous êtes sorti.e, contactez-nous quand même.

Vous pouvez aussi nous rencontré lors des réunions de la caisse de solidarité se tiennent le 1er et 3ème jeudi du mois à la Luttine, 91 rue Montesquieu, à 19 heures.

Si vous voulez soutenir financièrement les inculpé-e-s du mouvement, vous pouvez nous envoyer un chèque à l’ordre de « caisse de solidarité » à l’adresse suivante : Caisse de solidarité, La Luttine, 91 rue Montesquieu, 69007 LYON, ou souscrire à un prélèvement automatique du montant de votre choix en nous envoyant le formulaire ci-dessous rempli.

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Prélevement automatique caisse de so

Pour finir, nous souhaitons saluer le geste de prise de conscience du policier qui a « accidentellement » dégoupillé une grenade lacrymogène dans les salons de l’Hotel de Ville qui s’apprêtaient à accueillir le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve et Gérard Collomb.

See you on the barricades.

Caisse de solidarité

[email protected]

06.43.08.50.32

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