Le 16 mars, nous nous sommes réuni-e-s autour de la volonté commune d’une organisation directe, locale et hors des appareils politiques et syndicaux, à l’échelle du bâtiment L. La réussite du barrage filtrant du lendemain a débouché sur une assemblée de près de 60 étudiant-e-s ce lundi 21 mars. Enthousiastes, déterminés nous avons décidé l’occupation immédiate de l’espace Reverdy, désormais espace Ulrike Meinhof.

L’espace universitaire appartient à celles et ceux qui y travaillent, qui y étudient, qui y pensent et qui y vivent. L’occupation d’une salle permet de nous organiser, de nous rencontrer, et, par ces liens, de construire notre force politique dans la pensée comme dans l’action. Cet espace est maintenant un lieu de débat et de lutte permanent, nous le ferons vivre par des repas, des points d’informations, des fêtes, des discussions, des concerts, des projections, et bien d’autres activités. Nous avons mis en place une caisse de soutien aux travailleur-euses en grève avec lesquels nous poursuivrons la lutte.

Ce mouvement exige le retrait pur et simple de la loi El Khomri. Cependant, nous ne sommes pas dupes, et au delà de cette revendication à laquelle nous nous joignons, c’est la logique économique et l’avenir qu’elle nous promet que nous refusons. Cette précarisation de nos vies n’est pas déconnectée du tournant sécuritaire et de la menace pesant sur celles et ceux qui refusent de s’y soumettre. Le monde qu’ils nous imposent ne nous convient pas.

Nous appelons tous les étudiant-e-s à s’organiser localement et à occuper dès maintenant leur lieu d’étude.

Continuons le début

Les occupant-e-s de l’espace Ulrike Meinhof, Nanterre, le 21 mars 2016