Avril 23, 2021
Par Les mots sont importants
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Connue pour ses ouvrages sur l’art, mais aussi pour ses pamphlets contre Pierre Bourdieu et contre la sociologie critique, pour ses multiples visites Ă  la station d’extrĂȘme droite Radio Courtoisie, et pour ses prises de position publiques contre le PACS puis contre le mariage pour tou·te·s, la sociologue Nathalie Heinich a rĂ©cemment joint sa voix Ă  la campagne ministĂ©rielle contre les mĂ©faits de « l’islamogauchisme Â» Ă  l’UniversitĂ©. Une occasion, parmi d’autres, de briller dans l’art du « Faites ce que je dis, pas ce que je fais Â».


Nathalie Heinich dans Le Monde, 27/10/2020 :

« On a vu par ailleurs l’explosion en quelques annĂ©es d’un phĂ©nomĂšne qui n’existait jusqu’alors qu’à bas bruit avec ces “bobards” que certains s’amusaient Ă  distiller autour d’eux : aujourd’hui ce sont les “fake news”, les “infox”, dont la diffusion immĂ©diate et incontrĂŽlĂ©e pourrit l’espace de l’information. Leur outrance, leur bĂȘtise, leur naĂŻvetĂ© mĂątinĂ©e de certitudes pĂ©remptoires peuvent faire sourire ; mais mesure-t-on Ă  quel point cette Ă©pidĂ©mie, sur fond de thĂ©ories du complot et de fantasmes conspirationnistes, a pour consĂ©quence la dĂ©construction de toute rĂ©fĂ©rence commune Ă  la valeur de vĂ©ritĂ© ? Comment habiter dans un monde commun lorsqu’on ne sait plus ce qu’est une information vĂ©rifiĂ©e, une vĂ©ritĂ© scientifiquement Ă©tablie – voire lorsqu’on ne croit mĂȘme plus que cela puisse exister ? Â»

Wikipedia, sur Nathalie Heinich :

« Dans Le triple jeu de l’art contemporain : sociologie des arts plastiques, Nathalie Heinich Ă©voque une anecdote, contĂ©e par Yves Klein, selon laquelle un artiste japonais se serait jetĂ© du haut d’un immeuble sur une toile posĂ©e sur le sol, une toile lĂ©guĂ©e par la suite au musĂ©e d’art moderne de Tokyo. GĂ©rald Bronner, qui a citĂ© l’anecdote dans La PensĂ©e extrĂȘme, ensuite a reconnu que cette histoire avait Ă©tĂ© totalement inventĂ©e. Â» [1]

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Source: Lmsi.net