Janvier 10, 2020
Par Rennes Info
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A Rennes, un collectif d’organisations s’est constitué afin de dénoncer la production d’énergie nucléaire. Un cycle de conférences, qui démarre le 10 janvier 2020, vient amorcer cette mobilisation. Le but : former le plus grand nombre à la lutte contre cette énergie coûteuse, inutile et extrêmement dangereuse.

2019 a été une année de larges mobilisations autour du réchauffement climatique et de l’extinction du vivant. Sur ces questions, la prise de conscience se généralise.
Avec un bémol cependant : une partie du mouvement climat s’oriente vers des analyses d’experts qui préconisent des solutions technologiques pour lutter contre le réchauffement climatique. Parmi elles, le nucléaire. Loin d’être la « moins pire », nous considérons que ce mode de production n’est pas une solution, mais un leurre. D’autant plus que l’argument de l’indépendance énergétique est tout autant un mensonge et perpétue la politique coloniale de l’Etat français au Niger, notamment.

Pour la réappropriation du savoir

Nous organisons un cycle de conférences sur le nucléaire, parce que nous sommes convaincu·es que chacun.e doit se former à cette question cruciale. Le nucléaire est un sujet complexe, mais nous devons pouvoir en débattre, sans nous laisser impressionner par son jargon, ses expert·e·s, ses politicien·ne·s et leurs conflits d’intérêt. Tous veulent nous empêcher d’en comprendre les enjeux.
Combien de personnes vivent aujourd’hui à côté de sites nucléaires, de centres de stockage, ou bien de routes sur lesquelles circulent des transports de déchets radioactifs ? Pourquoi les élu·e·s seraient plus légitimes que les citoyen.nes pour prendre des décisions aussi importantes pour nous toutes et tous ? Comment s’y opposer quand on ne se sent pas armé face à la communication intensive de l’industrie nucléaire ?
Si nous organisons ce cycle, c’est parce-que nous voulons montrer que chacun.e, scientifique ou non, peut comprendre les enjeux du nucléaire et formuler un avis, contrairement à ce que l’industrie nucléaire et l’État veulent nous faire croire.

Apprendre des luttes du passé pour se mobiliser aujourd’hui

Des manifestations de Plogoff au déboulonnage de la ligne THT dans la Manche, en passant par les attaques à la bombe contre la centrale de Brennilis, le grand ouest a été et demeure un haut lieu de la lutte contre le nucléaire.

Ainsi, nous voulons tisser des liens à travers l’histoire de nos luttes, recevoir l’héritage des récits des conflits passés afin de nous mobiliser sur les sujets actuels : retour sur les moyens de lutte contre les lignes Très Haute Tension, s’opposer au centre d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure, détricoter les fausses promesses de la transition énergétique avec les camarades de l’Amassada, explorer l’écoféminisme avec les bombes atomiques, … Au delà de ces moments de discussion, nous souhaitons également faire exister le discours anti-nucléaire dans la rue : actions, manifestations, collages…

Si vous aussi avez envie d’affirmer que le nucléaire ne sauvera pas le climat, rejoignez-nous !

Comité soutenu par : ATTAC ; Jeunes Ecologistes ; Nouveau Parti Anticapitaliste ; Réseau de Ravitaillement des Luttes ; Résistance Ecologique Rennes ; Sortir du Nucléaire – pays de Rennes ; Union Communiste Libertaire ; Union des Etudiants Bretons ; et la Grange de Montabot et des citoyen.nes engagé.es…

Contact : mail : antinuk-rennes riseup.net

FB : https://www.facebook.com/comiteanti… Site : http://www.anti-nucleaire-rennes.fr/

Le premier événement : le 10 janvier, à la MIR, à Rennes

Ça grésille dans le poteau

Histoire de la lutte contre la THT Cotentin-Maine

Une des faiblesses d’un réacteur et de toute centralisation de la production de l’électricité réside dans sa distribution. Il en va ainsi du système français qui voit courir sur des centaines de kilomètres des lignes très haute tension (400 000 V) qui acheminent le courant de sa source au consommateur qui, lui, recevra du 220 V à sa prise.
Ces dernières années, une des lignes THT qui préoccupait autant RTE (Réseau de transport d’électricité) que les opposants, était celle qui devait évacuer l’électricité du réacteur EPR, en construction dans la Manche (50). Sans cette ligne, impossible de distribuer le courant jusqu’en Ille-et-Vilaine, un des départements qui recevra de l’électricité produite par le nouvel EPR, si jamais il démarre un jour.
Ce document unique n’est rien d’autre qu’une mémoire orale des luttes et des expériences de chacun et chacune. Rassemblées en cinq épisodes distincts, les paroles recueillies retranscrivent un fil commun fait de récits personnels, d’anecdotes et d’histoires de l’opposition. Des extraits seront diffusés au cours de la soirée, commentés par des représentants de cette lutte.

Vendredi 10 janvier, 18 heures,
amphithéâtre de la Maison internationale de Rennes (MIR),
7 Quai Châteaubriand, à Rennes. Prix libre.

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http://www.anticapitaliste-35.org/
https://www.facebook.com/npa.roazhon/




Source: Rennes-info.org