Par la mise en place du Pass sanitaire et des mesures qui l’accompagnent, l’État applique encore la même stratégie utilisée depuis le début de l’épidémie de Covid : renforcer le contrôle social, monter les gens les uns contre les autres, cette fois-ci entre ceux qui détiennent le pass et ceux qui n’en disposent pas.

Les querelles entre vaccinés et non-vaccinés rendent plus compliquée toute solidarité entre les exploités, et empêchent d’identifier ce qui cause les crises successives que nous vivons : le système capitaliste et non pas son collègue, son voisin, son ami…

Par ailleurs on veut nous habituer à nous soumettre à des contrôles toujours plus réguliers. Les pouvoirs de la police sont renforcés, les contrôles d’identité sont généralisés, et sous traitée à une part toujours plus importante de la population. Sans surprise, c’est grâce à l’appui de la technologie que s’opère ce flicage.

Les conditions de vie déjà très rudes des personnes sans-papiers vont l’être encore davantage. Par contre les marchandises, les divers commerçants internationaux et les touristes des pays les plus riches continueront à passer d’un pays à un autre sans difficulté tandis que les personnes qui n’ont pas les bons-papiers galéreront toujours plus aux frontières et dans leurs déplacements.



C’est contre cette dynamique d’accélération du contrôle social que nous entendons lutter.

Si on lutte contre le pass, ce n’est pas parce que nous sommes opposés à la vaccination, mais bien contre le capitalisme et les différents outils qu’il utilise pour se maintenir, contrairement à certaines composantes du mouvement qui sont là pour des raisons antagonistes des nôtres : l’extrême droite s’est toujours opposée au renversement du système.

Elle a toujours veillé au maintien de l’ordre établi, de la morale bourgeoise, cloîtré derrière les frontières qu’elle défend à tout prix. La désignation de bouc-émissaires a toujours fait partie de ses pratiques. Ce ne sont que des charognards, qui veulent se renforcer à travers ce mouvement pour instaurer une société encore plus autoritaire.

Face au pass sanitaire, à la dégradation de nos conditions de vie que va amener la crise économique, aux licenciements qui ne manqueront pas de tomber, à la réforme du chômage ou des retraites, plutôt que de servir la soupe à l’extrême droite :



La seule perspective d’une vie meilleure, c’est la révolution !

RDV SAMEDI 14H Jean Jaurès en cortège




Source: Iaata.info