Alors que l’Etat français s’engage à une prise en charge sociale, juridique et scolaire, une protection totale de tous les mineurs isolés sur son territoire, la réalité des pratiques en est loin…

Cela fait des mois que le Collectif Soutien Migrant 13 alerte les services administratifs de protection de l’enfance sur l’urgence de mettre à l’abri plusieurs dizaines d’enfants migrants laissés à l’abandon dans les rues de Marseille. L’ADDAP 13, l’association conventionnée par le département pour cette mission, se contente d’un accueil de jour à minima, limité à quelques uns d’entre eux, qui ne répond pas à leurs besoins vitaux. Pire, l’ADDAP 13 les envoie travailler comme “bénévoles” dans un festival branché de musiques du monde, avec la vague promesse que ça va les “aider” dans leurs démarches de régularisation.

L’absence de moyens votés par les élus du Conseil départemental place ces efants dans des situations dramatiques et violentes.