Crédit photo: Indigenous Climate Action
Les actions de pression et de solidarité continuent de se multiplier un peu partout à travers le soi-disant Canada. Le 21 janvier dernier, un groupe de jeunes Autochtones des Premières nations Nuuchahnulth, Tla’amin, Sto:lo, Namgis, Heiltsuk, Lil’wat, Xwlemi, Qayqayt, Lue Chogh Tue, Shishalh Sḵwx̱wú7mesh ont occupé pendant 15 heures les bureaux du Ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources pétrolières à Victoria en Colombie-Britannique. Ils et elles demandaient une rencontre avec la ministre néo-démocrate Michelle Mungall (ministre de l’Énergie), le retrait de la compagnie Coastal GasLink et de la GRC du territoire de la Première nation Wet’suwet’en ainsi que l’arrêt des travaux. L’occupation allait se continuer tant et aussi longtemps qu’il le fallait pour que ces demandes soient mises en pratique. Mais comme à l’habitude, le bras armé de l’État colonial vient à la rescousse du gouvernement et 12 personnes ont été arrêtées alors que les autres ont été forcées de quitter.
Crédit photo: Ta’Kaiya Blaney sur Twitter
Le 20 janvier au matin, des manifestant.e.s ont empêché l’accès au terminal Swartz Bay de BC ferries en bloquant l’autoroute 17 alors que d’autres personnes bloquaient en kayak l’entrée maritime. Ainsi, plusieurs camions et voitures n’ont pas pu embarquer sur les traversiers. Cette compagnie est visée à cause de ses liens avec l’industrie du gaz naturel liquéfié.
Dans la même journée, il y a eu un blocage du port de Vancouver. Une manifestante sur place a expliqué dans un média local pourquoi elle s’organisait contre ce projet de gazoduc: « Nous bloquons le port et ces rues en solidarité avec la nation Wet’suwet’en. Nous nous battons pour la souveraineté de leur territoire non cédé et contre le développement du pipeline. »
Finalement, le 16 janvier, plus de soixante personnes ont bloqué l’intersection du boulevard Pie-IX et de la rue Notre-Dame Est en pleine heure de pointe afin de perturber l’accès au port de Montréal ainsi qu’au centre-ville via l’autoroute 720. Il y a eu une distribution de tracts aux automobilistes dans le but d’expliquer les raisons de l’action. Sur des bannières, on pouvait lire « GTFO of Wet’suwet’en land » et « Solidarité avec les souverainetés autochtones ».  Après avoir levé le blocage, le groupe a érigé une barricade en flamme pour ensuite se diriger vers l’ouest sur Notre-Dame tout en formant un blocage déambulant en érigeant d’autres barricades sur sa route.

Article publié le 24 Jan 2020 sur Ucl-saguenay.blogspot.com