Mai 17, 2021
Par ZEKA
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Pourquoi toute cette violence ? Pourquoi toute cette haine ? Tout cela n’a aucun sens. Évidemment
 tout cela n’a aucun sens.

L’individu n’est pas compatible avec cette idĂ©e de sociĂ©tĂ©, parce que l’homme n’est pas un ĂȘtre rationnel et encore moins lorsqu’il fait partie d’un groupe. Est-ce que les civilisations humaines ont vraiment Ă©voluĂ©es depuis ces 5 000 derniĂšres annĂ©es ? Pour ĂȘtre soi, entier, l’humain a conçu des empires paradoxalement invivables ; oĂč l’on incite chacun Ă  vivre ses pulsions primaires, tout en se conformant aux principes et aux lois de la sociĂ©tĂ©, dans le but de prĂ©server « l’Ordre Social » et de ne pas nuire Ă  son prochain. Des dĂ©sirs saupoudrĂ©s d’un peu de raison. Pas grand-chose de plus. Quelques besoins fondamentaux, qu’il souhaite assouvir sans entraves. Paradoxe que nul ne sait rĂ©soudre.

Question(s) : notre monde peut-il vraiment fonctionner avec les humains ? Est-ce que chaque tentative n’est pas destinĂ©e Ă  engendrer une sociĂ©tĂ© inĂ©galitaire et violente ? Une grande part de l’humanitĂ© a fait le choix de s’enfermer dans un monde de dĂ©sirs Ă©goĂŻstes, parce que nous sommes incapables de penser en tant qu’espĂšce. C’est pourquoi les Ă©carts de richesses se creusent inexorablement et que la violence de l’État devient lĂ©gitime. Au final, les personnes qui n’agissent qu’en fonction de leurs besoins ou de leurs pulsions sans se soucier des autres sont sans doute inadaptĂ©s Ă  un modĂšle de sociĂ©tĂ© Ă©galitaire, mais elles sont conformes Ă  leur nature. Peut-ĂȘtre avons-nous simplement mis les humains sur un piĂ©destal un peu trop haut ?

Sommes-nous donc rĂ©ellement plus avancĂ©s que les civilisations passĂ©es et disparues ? Nous avons tout fait pour abandonner notre condition animale, sans jamais la dĂ©passer
 Nous sommes des individus isolĂ©s, maintenu ensemble selon un systĂšme hiĂ©rarchisĂ© et inĂ©galitaire. Il y a encore des guerres, des gens meurent de faim, des pauvres vivent dans les rues. Ce modĂšle est-il vraiment appelĂ© Ă  changer au cours des prochains siĂšcles ou n’a-t-il pas plutĂŽt fini de prouver son inefficacitĂ© ?

Le grand coupable, c’est l’ego. L’ego et l’impossibilitĂ© de penser en dehors de soi-mĂȘme, l’incapacitĂ© d’agir en tant qu’espĂšce. Des individualitĂ©s qui passent leur vie Ă  essayer de se trouver et de se rĂ©aliser, Ă  chaque instant, chaque mot profĂ©rĂ©, chaque lettre Ă©crite Ă©tant l’affirmation de leur volontĂ© d’exister ; vivant par rapport aux autres, dĂ©sirant par rapport aux autres, s’accomplissant par rapport aux autres. Qu’est vraiment l’individu dans tout ça ? Ce que les gens se vantent d’appeler leur « personnalitĂ© » est en rĂ©alitĂ© bien peu de choses


Le vivre-ensemble ne peut fonctionner que par l’effort collectif. En Ɠuvrant les uns avec les autres, en s’aidant les uns avec les autres. Une intelligence globale au service du groupe. La sagesse et l’intelligence ne peuvent ĂȘtre que collectives.

D-Génération

Nous souffrons secrĂštement de la beautĂ© de notre espĂšce qui se dĂ©truit et de cette planĂšte que l’on brĂ»le. Mais que l’on rĂ©pare, sans cesse. Le monde se reconstruit, doucement, inexorablement. La question qu’il faut se poser n’est pas : « quelle trace, quelle empreinte (carbone) allons-nous laisser ? » mais plutĂŽt « quel est l’ensemble des rĂ©ponses possibles Ă  nos actions ? » Ce monde numĂ©rique cherche-t-il Ă  nous lyophiliser dans le dĂ©sert de nos technococons ? Sans doute. Et c’est pourquoi il est Ă©vident de se souvenir que nous sommes avant tout des corps ouverts et cabossĂ©s abritant des cƓurs fluides, dont la lumiĂšre incandescente est tissĂ©e de liens sensoriels, affectifs ; une dynamique subjective qui fait de nous des vivants. Capable de transcender ce qui nous traverse plutĂŽt que le subir.

Il faut croire au lien qui nous unit, le partager, le relayer, le faire vivre et l’estimer possible. C’est le premier pas vers un monde socialement fĂ©cond. Dans cette Ăšre glaciale de bits et d’octets qui nous envahit et nous transforme, nous, Homo numericus, devrions nous souvenir d’une vĂ©ritĂ© essentielle :

« Nous appartenons Ă  l’extĂ©rieur. LibĂ©rons-nous ! »




Source: Zeka.noblogs.org