Après un mois sur la cybernétique nous prolongeons le sujet en proposant pour le mois de décembre le thème de la Smart-city, la ville intelligente. Au programme de la première séance : un film, réalisé à partir d’images de la propagande officielle, qui dresse un panorama du monde intelligent qu’ils nous aménagent.

La pensée cybernétique a innervé de multiples champs de l’activité humaine. Son influence n’a cessé de croître. La société de l’information et la révolution dite « numérique » qui la prolongent – la digitalisation du monde – lui ont permis de se doter d’une panoplie de technologies et d’outils numériques les plus divers qui prennent en charge des pans entiers de l’existence et qui instaurent, matériellement et dans les imaginaires, de nouvelles manières de faire les choses, de vivre, de nouveaux rapports au monde.
De la robotique à l’informatique, des mathématiques à la finance, de l’agriculture à la météorologie, des transports à la logistique, le changement est si total qu’il amenait à la conception de la ville intelligente : la Smart City comme ce dispositif intégrant tout un tas de dispositifs. Le système des systèmes dont l’intelligence s’exerce dans l’optimisation de l’agencement global des « sous-systèmes » – transport, soin, éducation, police, énergie…

Il s’agit, pour la ville intelligente, de capter au plus près, de détecter, de ressentir tout ce qui se passe en son sein. D’en tirer des analyses prescriptives et de réagencer optimalement, en temps réel, l’ensemble de son système.
La Smart city est souvent représentée comme répondant à deux logiques différentes qui semblent s’opposer. La logique top down où tout est géré d’en haut. La logique bottom up, horizontale, où le pouvoir est donné aux utilisateurs.La première se déploie dans l’imaginaire du contrôle intégral, du Big Brother, où on piloterait la ville ville comme on pilote un drone ou comme on joue à Sim City. La seconde active les idées de participations, d’échanges, d’organisations citoyennes.

Concrètement, la ville cybernétique correspond plutôt à la mise en place généralisée de processus d’autorégulation, intégrant l’homme et la machine. Et ceci, à toutes les échelles : de la stratosphère et ses satellites, aux rues et leurs caméras et capteurs de pollution, aux agents humains avec leur smartphone, jusqu’aux particules élémentaires observées par les microscopes numériques.

Le film de mercredi soir tentera de proposer, à travers les images de la propagande officielle, un panorama du monde intelligent qu’ils nous aménagent.

 - 4.5 Mo

Par Information Anti Autoritaire Toulouse et Alentours (IAATA),

Source: http://iaata.info/Cine-club-sur-la-Smart-City-au-Cine-club-du-Local-Rue-Piquemil-2912.html