Septembre 21, 2016
Par Indymedia Bruxsel
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Tout individu

Ne sait que les autres

Tout individu

Des autres est un apôtre

Tout individu est un autre

Tout individu

N’est pas l’autre

Tout individu

Est quelque chose d’autre

Comme feu ( 1898 – 1960 ) Felix Kersten

Fameux médecin masseur guérisseur, toujours en peine

Contre ses soins, des vies humaines

D’insolites tractations avec feu ( 1900 – 1945 ) Heinrich Himmler

Pour Kersten, ce fut sa guerre

Sauver des vies, d’étranges honoraires

C’est l’exemple type

De la loi de compensation

Qui fait la lippe

A toutes les exemptions

Comme la misère

Des sous-prolétaires

De jeunes réactionnaires

Qui ont assassiné le très jeune Clément Méric

A la CNT puis à Sud, puis ailleurs, c’est épique

Un pauvre gosse au corps cadavérique

Qui se cherchait, pour trouver une éthique

C’est le quotidien

Divulgué, coupé comme du pain

Qui est la vraie poésie

Dans le caniveau, sans aucun chichi

C’est la lettre de loin en loin

Que l’on reçoit d’un ami lointain

” Bandol le 10 juin

Salut Patrice !

J’ai bien reçu ton dernier poème. Merci. Tu t’inquiètes

pour mon alcoolisme, c’est gentil. Je n’ai pas arrêté

complètement mais j’ai cassé le quotidien ! de temps en temps –

ça commence à aller mieux du point de vue de la santé !

Pour ce qui est de faire un blog, pas la peine. Mes dessins ( anciens et présents )

sont sur le blog de Cobra ( Tréponème Bleu pâle ) ça me motive un peu

pour dessiner. Il doit sortir un album à l’automne, intitulé ” Il était une fois

la presse underground ” et en principe je dois faire la couverture.

Porte toi bien

Amitiés

Aspic “

Chaque être humain

Est un livre

Dont il est ivre

Riche ou pauvre, c’est son seul bien

La vie est son seul lien

Tout un chacun

Veut accaparer l’attention

Ainsi chacun et chacune dans son coin

La prison de la prétention

Tout un chacun

A son musée

Avec sa sortie, son entrée

Dont chacune et chacun est le gardien

Venez donc me visiter

Ne cessent-ils de répéter

Et comme ils disent tous cela

Personne ne s’intéresse à personne, voilà

Chacun chacune

Ne s’intéresse qu’à sa petite personne

Chacun chacune

Dans son musée, attend que l’on sonne

Cela peut durer longtemps

Nous sommes notre public, nos gens

Poète, peintre ,dessinateur, ou rien

Au même cela revient

Des millions de personnes

Dans le monde, écrivent

Des millions de personnes

Dans le monde, peignent

Des millions de personnes

Dans le monde, écrivent des poèmes

Des millions de personnes

Dans le monde, dessinent

Des millions de personnes

Dans le monde, sculptent

Des millions de personnes

Dans le monde, s’aiment

Des millions de personnes

Dans le monde, se détestent

Rien n’est plus original

Absolument tout est devenu banal

Tout le monde fait son cinéma

Parfois, on en fait tout un plat

Il y a de la concurrence

Des plus malins c’est la danse

Des plus arrivistes c’est la transe

Pourtant

Quoi que nous fassions

C’est un grand vide

C’est un grand rien

La vie ne veut pas de musée

La vie ne veut pas être figée

La vie ne veut pas être imitée

La vie veut simplement la vie

La vie veut simplement qu’on la vive

La vie ne se milite pas

Je cherche un homme

Il n’y a plus que des militants

Je cherche un homme

Il n’y a plus que des peintres

Je cherche un homme

Il n’y a plus que des écrivains

Je cherche un homme

Il n’y a plus que des poètes

Je cherche un homme

Il n’y a plus que des dessinateurs

Je cherche un homme

Il n’y a plus que des travailleurs

Je cherche un homme

Il n’y a plus que des chômeurs

Je cherche une femme

Il n’y a plus que des hommes

Je cherche un homme

Et personne ne me cherche

Cela serait si simple

Si tout le monde pensait les mêmes choses

Cela serait si simple

Si tout le monde s’offrait des roses

Transports gratuits

Partout dans le monde

Pour les précaires, les indigents, les démunis

Les chômeurs, les sans argent, les sans abri

Sans aucun justificatif administratif

Sans l’obligation d’en faire une manif

Plus d’écriture, de peinture, de poésie, l’aliénation qui gronde

La vie enfin qui sort sa fronde

Nos cultures ne sont pas intelligentes

A la générosité, à la solidarité, elles sont indigentes

A la vie

L’écriture est morte

A la vie

La peinture est morte

A la vie

La poésie est morte

A la vie

Le dessin est mort

A la vie

La technoscience et les arts

Sont la mort

Il n’ y a pas de vie sur Terre

Car l’argent est son enfer

Le gratuit pue le gratuit

Si c’est la vie de l’énergie

Le gratuit est l’anarchie

Si c’est l’énergie de la vie

Une pensée à feu ( 1894 – 1961 ) Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline

Le père du style en écriture

Que son temps traita en ordure

Et qui pour un livre édité de 400 pages

Devait écrire à la main 80 000 pages

Peu importe au lecteur les épluchures

Il veut manger le fruit mûr

Certes, de sa petite personne, il faut payer

Rien n’est jamais désintéressé

La gratuité n’est jamais gratuite

C’est une motivation jamais fortuite

J’en conviens, je ne suis pas drôle

Je l’admets, je ne joue aucun rôle

L’intérêt

Est le contraire de la gratuité

Qui n’est que la gratuité de l’intérêt

Et tout se fait par intérêt

Et tout est intéressé

Toi, moi, eux, elles, lui

Donc, la gratuité

Des transports, des restaurants, des cinémas

Et de tout ce que vous voudrez

Et ce, sans aucune paperasserie , enfin l’anarchie

Et ce, sans aucune bureaucratie, enfin l’anarchie

C’est encore l’intérêt de la gratuité

Qui n’est que la gratuité de l’intérêt

Et nous pourrions enfin crier

Terre, Terre, à nous en époumoner

Patrice Faubert ( 2013 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l’invité sur ” hiway.fr “





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