Chios/Samos/Lesbos (Grèce) : révolte de migrants contre les camps de triage

Article mis en ligne le 6 juin 2016

Chios/Samos/Lesbos (Grèce) : révolte de migrants contre les camps de triage
Chios/Samos/Lesbos (Grèce) : révolte de migrants contre les camps de triage

Des migrants mécontents incendient un camp grec

Belga, 6/06/16 – 21h16

Une quarantaine de candidats à l’asile ont mis le feu lundi à des installations d’un centre de réfugiés et migrants à Chios, pour protester contre leur rétention sur l’île, a indiqué une source policière.

Il s’agit du troisième accès de tension depuis le 2 juin dans des camps de migrants installés sur les îles grecques d’Égée orientale, où s’entassent actuellement quelque 8.500 personnes.

Dans le centre d’accueil Souda de Chios, les incidents ont été provoqué dans l’après-midi par une quarantaine de candidats à l’asile, qui ont mis le feu à des poubelles et deux grandes tentes installés par des humanitaires. Ils entendaient protester contre la lenteur de l’examen de leur sort, selon la même source policière.

Tuer femme et enfant

Un des manifestants a même menacé de tuer son enfant et sa femme face aux policiers qui intervenaient pour ramener le calme, a-t-elle indiqué, sans plus de détails. La police a procédé à quatre interpellations et en début de soirée la situation était « sous contrôle », selon elle. Les médias grecs indiquaient qu’une partie du millier de réfugiés et migrants présents dans le camp avaient quitté les lieux pour aller s’installer un peu plus loin sur l’île.

Des affrontements entre exilés assortis d’incendies d’installations avaient fait six blessés à Samos jeudi, après des incidents du même type ayant fait une dizaine de blessés à Lesbos la nuit précédente. En application de l’accord UE-Ankara qui vise à tarir les arrivées migratoires en Europe via la Turquie puis les îles grecques, les personnes arrivées sur les îles grecques après le 20 mars y sont toutes retenues.

Le principe de l’accord est qu’ils soient renvoyés en Turquie, y compris les réfugiés syriens. Mais pour tenter d’éviter, ou retarder ces renvois, la plupart des arrivés demandent l’asile en Grèce, débordant les services compétents.

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