Samedi dernier (14 septembre), plusieurs dizaines de résident.e.s du centre-ville de Chicoutimi se sont réunis au terrain au coin des rues Tessier et Jacques-Cartier pour discuter, jouer et partager un repas. Ce bout de terre, que le conseil de ville veut transformer en stationnement (encore!) a une nouvelle fois été occupé par des gens du quartier. Au lieu de tuer cette place en l’a bétonnant, nous proposons de mettre en place un endroit de rencontre qui permet de créer du lien social dans notre milieu de vie. Mais évidemment, Simon-Olivier et sa gang aiment mieux tout bétonner pour faire plaisir « aux citoyens de Saguenay qui aiment tant les autos ». Plus de stationnements pour faire venir des gens qui pour certains pensent que personne ne vie au centre-ville et qu’il s’agit seulement d’une zone dévitalisée. Plus d’accès en voitures qui va entraîner un besoin encore plus grand en stationnements pour permettre plus de voitures qui auront besoin de plus de stationnements, etc. Une belle roue qui tourne…et surtout qui pollue. Une mentalité de dinosaures dans un moment où nous devons mettre les bouchées double afin de renverser la vapeur sur la lutte aux changements climatiques. Lutter contre les changements climatiques en voulant continuer à vivre dans un système capitaliste verdi, c’est donner des coups d’épée dans l’eau. Mais même ça (verdir le capitalisme), c’est trop intense pour les politicien.ne.s de Saguenay [1]. Ils-elles aiment mieux y aller all-in! Tant qu’à foncer vers le précipice, mieux vaut y aller en voiture!

Pour en revenir à la marmite, ce dernier chapitre nous a encore une fois démontrer toute la pertinence d’un tel événement. Les discussions que nous avons avec les gens qui passent au terrain ou que l’on croise dans la rue lors de l’action sont toujours constructives. Plusieurs personnes nous ont encouragé alors que d’autres sont venus porter du mobilier pour le parc. Et une chose est sûr, c’est que créer un endroit de rencontre par et pour les gens du quartier fait toute la différence d’un parc ou d’une place aseptisée et hyper réprimée mis en place par une poignée de cravaté qui s’amusent à faire de « l’urbanisme ». Nous créons nos propres lieux, des endroits anti-autoritaires où tous et toutes sont le bienvenue.

Et maintenant, sur une autre note…
Sébastien Gagnon (Storm Alliance) continue dans la médiocrité!
Au moment où nous remballions nos affaires, nous avons eu le grand privilège de recevoir pour la deuxième fois de la journée la visite d’une auto-patrouille de la police de Saguenay. Les policier.e.s sont venus nous signaler qu’il et elle avaient reçu un appel d’un citoyen et que ce dernier aurait fait sa plainte après avoir été invectivé et s’être fait interdire l’accès au stationnement. Sauf qu’à aucun moment nous avons pris ou été pris à partie par un ou une automobiliste. Pire encore, sur les 40 nouveaux stationnements, il n’y a jamais eu plus de 4 autos. Du côté du stationnement permanent,  il y avait  tout au plus une quinzaine d’autos et le stationnement à étages est demeuré pratiquement désert. Les policier.e.s, après avoir constaté qu’il n’y avait visiblement aucun problème de stationnements sur la  rue Jacques-Cartier en ce samedi après-midi, sont remonté.e.s dans leur voiture.

L’auto-patrouille étant parti depuis peu, l’auteur de la plainte infondée n’a pu s’empêcher de montrer sa face et d’arracher une affiche de l’événement au passage.Visiblement, Sébastien Gagnon, l’ancien directeur de Storm Alliance et ancien membre de La Meute, s’ennuyait depuis la fin de la saison de la pêche. Celui qui se décrit comme un anti-antifa, bref un fasciste, ne pouvant s’adonner à sa passion des vers de terre est revenu à un de ses passe-temps favoris, soit la provocation et des faux signalements à la police (le même procédé a été utilisé l’an dernier lors d’un campement au centre-ville).
Au moins, pendant que Sébastien Gagnon essaie de perturber des événements qui dénoncent les politiciens et politiciennes ainsi que leurs riches ami.e.s, ce dernier ne s’en prend pas aux personnes issues des minorités religieuses. C’est déjà ça de gagné.
Ni le conseil de ville, ni les promoteurs, ni l’extrême-droite ne viendront à bout d’un centre-ville solidaire.
prochainement….


Article publié le 19 Sep 2019 sur Ucl-saguenay.blogspot.com