Octobre 1, 2021
Par Fédération Anarchiste Belgique
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Chère vie, pauvres de nous ! – Ici et maintenant

Chère vie, pauvres de nous !



Rédigé par ici et maintenant

01 octobre 2021

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On s’en doutait, mais
cette fois, les douces illusions, on peut pour de bon s’asseoir
dessus. Monde d’après ? C’est en fait le
monde d’avant, encore, toujours, avec le cynisme en plus :
assez rigolé, maintenant, va falloir rattraper le retard !
Au boulot, les feignasses ! D’ailleurs, on se frotte les
pognes chez les exploiteurs : ça gaze, la croissance va
reprendre sa courbe à la hausse. Mais comme tu le sais, le
retour de la croissance profitera d’abord à toutes
celles et ceux qui tirent leurs revenus du capital. Et comme tu le
sais, aussi prolo, chômeur ou chômeuse, tu n’en
fais pas partie. Prépare-toi au monde d’après, le
monde d’avant avec une belle plus-value : la vie chère !

Vie
chère ? Le gaz naturel, par exemple, coûte presque 50%
de plus qu’il y a un an. Son prix est repassé au-dessus
de son niveau d’il y a 3 ans qui était déjà
particulièrement élevé.

L’électricité,
elle, coûte 17% de plus qu’il y a un an et bat son record
historique de prix.

Le
carburant a augmenté de 15% en un an.

Le
mazout coûte jusqu’à 22 % plus cher.

Boire
un pot dans un café ou manger un bout dans un restaurant vous
coûtera en moyenne 3,4 % de plus.

Le
tabac (+8,3 %), les services bancaires (+12 %) et les services
postaux (+18 %)

Pour
le mois d’août, l’achat de véhicules a
enregistré une hausse moyenne de 1,1%.

Les
prix du pain et des céréales ont été
majorés de 2,0% en moyenne.

Les
chambres d’hôtel ont connu une hausse de prix moyenne de 7,3%.

Le
prix des boissons alcoolisées a augmenté de 3,1% en
moyenne.

Les
prix du sucre et des autres produits sucrés ont enregistré
une hausse moyenne de 4,6%.

Les
loyers privés ont également connu une hausse de prix à
hauteur de 0,4% en moyenne.

Les
soins corporels ont augmenté de 1,0% en moyenne…

La
capitalisme a résolu la question du sens de l’existence.
Pour faire court, cela tient à cette maxime : vivre coûte
cher… Donc tu dois bosser, contribuer à faire prospérer
ton entreprise, permettre aux dirigeants et dirigeantes d’entreprise
d’engranger du bénéfice, pourvoir les
actionnaires en gras dividendes…

Si
l’on en croit les pontes de la FEB, faire la grève pour
réclamer une révision de la loi sur la norme salariale
(1996, révisée en 2017) est irresponsable. Négocier,
pour elles et eux, ça revient à convaincre le banc
ouvrier que la rentabilité des entreprises repose sur leur
docilité. Accepter de vivre dans un monde où tout
augmente, sauf les salaires… « Allez, les gueux,
ramassez ces 0,4 % et estimez-vous satisfaits ! »
Les yeux et la bouche en cœur, les chevaliers blancs de
l’entreprenariat capitaliste nous redisent qu’on a déjà
l’indexation automatique des salaires et que les larbins que
nous sommes devraient déjà bien se contenter de ça.
« Vous imaginez qu’on paye travailleurs et
travailleuses plus cher qu’ailleurs ?! Mais c’est la
porte ouverte à la fuite des entreprises et des
investisseurs ! » Ah ben oui, bananes ! Si vous
continuez de penser comme au 19ème siècle que les
entreprises doivent appartenir à des chefs, à des
capitaines, à des patronnes ou des patrons…

Nous,
nous réclamons l’expropriation des entreprises et des
terres, et une organisation autogérée dans tous les
secteurs de l’économie. Pour inverser l’ordre des
priorités. La prospérité n’est aujourd’hui
qu’un moyen visant une fin : enrichir les détenteurs
et détentrices du capital. Pour les 99 % demeurant sur le
carreau : travailler plus pour gagner 0,4 % de plus, et
puis les fins de mois difficile, la nécessité de
choisir entre se nourrir, se loger, se chauffer, se soigner. Vie
chère, qu’on t’a dit… Pauvres de nous !

Groupe
Ici & Maintenant (Belgique) de la Fédération
Anarchiste

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Source: Ici-et-maintenant.group