Intervention puis discussion, à 16h ce vendredi 15 avril dans la salle occupée A028, à l’Université Paris 8 (Saint-Denis).

Intervention proposée par un Américain, résident lituanien depuis 3 ans, travailleur de service et membre du collectif autonome de Kaunas (Lituanie).

Présentation de la situation, suivie d’une discussion sur les formes de luttes et les conditions sociales en Lituanie.

Militarisation

Depuis que la Lituanie est entrée dans l’UE et l’OTAN en 2004, a commencé un mouvement de centralisation et d’augmentation exponentielle des forces militaires et sécuritaires. Cette expansion a été rapidement accentuée par le contexte géopolitique post-Euro Maidan. Pour donner quelques exemples : la formation de la brigade para-militaire anti-émeute (2008), un jour de formation obligatoire sur l’ensemble du territoire pour tous les cadres inférieurs et intermédiaires pour savoir répondre à des “situations de crise” (2014), L’armement de la police avec des fusils d’assaut (2015), la réintroduction du service militaire (2015, originellement aboli en 2008), la simulation publique d’interventions militaires (2015), l’acquisition de canons à eau pour contrôler de futures manifestations (2016), – toutes ces procédures contribuant à augmenter la peur face à la Russie, ainsi qu’une propagande étatique anti-réfugiés, stratégiquement utilisés pour taire toute tentative de resistance contre le Capital et le gouvernement comme les manifestations anti-militaristes, grèves, mobilisation étudiantes, etc.

Lutte des classes

Nous savons que la situation en Lituanie n’est pas une exception. Pendant que les budgets alloués à la sécurité nationale et au secteur militaire augmentent (ils ont doublé dans le dernier budget national), les conditions sociales se dégradent. Le code du travail est libéralisé à un point encore jamais atteint. Les réactions varient depuis des formes de désespoir telles que : une migration massive – l’année passée 40 000 jeunes (18-25 ans) ont quitté le pays pour trasvailler et étudier à l’étranger – , un taux de suicide dans les quartiers populaires parmi les plus élevés du monde ; jusqu’à des résistances actives : organisation autogérée de réseaux d’étudiants et de travailleurs, grèves nationales des professeurs, et quantité de distributions de tracts et manifestations contre le nouveau code du travail, les conditions de logement, etc.

Après cette présentation, nous espérons ouvrir un débat sur les possibilités de révolte par-delà et contre les frontières nationales.

Vendredi 15 avril 2016

Intervention en anglais à 16h dans la salle occupée A028, bâtiment A.

Université Paris 8

2 rue de la Liberté

93526 Saint Denis

Anti-authoritarian University and worker organization
Kaunas Collective zine/journal (in English)
Article detailing assault on working class and psychology of subjection