Octobre 28, 2020
Par Dijoncter
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Une militante chalonnaise est convoquée au tribunal pour avoir diffuser une image du commissaire de Chalon, détournée avec divers artifices loufoques.

Dans un contexte trouble à nouveau marqué par l’actualité, les garanties offertes par « notre Démocratie » sont abondamment interrogées mais surtout défendues. Hélas il n’en est pas toujours de même concernant les opinions politiques hostiles au pouvoir, comme le démontrent plusieurs dossiers émergeant en Bourgogne/Franche-Comté. Dernièrement, c’est une membre des « gilets jaunes » de la région de Chalon-sur-Saône qui en a fait l’expérience. Pour avoir publié une image « carnavalesque » d’un commissaire de la ville sur les réseaux sociaux, elle a fait l’objet d’une audition et d’un renvoi en correctionnelle. L’audience, fixée en février 2021, devra trancher sur la culpabilité de la prévenue.

On peut rire de tout…

Après l’assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine vendredi dernier, une « union sacrée » n’a pas manqué de se former à l’instar du mouvement ayant suivit les attentats de Charlie Hebdo. Liberté d’expression, droit à la caricature, éloge du blasphème, ont notamment été érigés en leitmotiv. Mais alors que ces principes étaient solidement exhibés par la rue et les institutions, certaines réalités ont fait voler en éclat ces belles illusions. Radio BIP/Média 25 révélait déjà dans un article du 31 juillet 2020 qu’un activiste jurassien était poursuivit pour avoir dressé une simple banderole « Macronavirus » sur la porte de son garage ; il a depuis écopé d’un rappel à la loi.

Mais ce cas ne semble pas être une exception. Nous avons ainsi été sollicités par une militante bien connue de Saône-et-Loire, également visée par une procédure similaire. Le 1er mars 2020 celle-ci diffuse publiquement sur son compte Facebook une photographie, qu’elle précise avoir préalablement récupérée ainsi sur un groupe privé. Réalisée à l’occasion des festivités du carnaval de Chalon-sur-Saône, cette illustration présente un fonctionnaire qui s’avère être le commissaire divisionnaire de la commune. En uniforme et dans l’exercice de ses fonctions, l’agent n’est toutefois pas reconnaissable puisque affublé de divers artifices loufoques ajoutés avec l’application « Paint. »




Source: Dijoncter.info