Juin 29, 2022
Par Expansive
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Une mort dans l’indifférence

C’était le lundi 6 juin 2022 dernier, un homme de 56 ans réussit à s’évader de l’hôpital Guillaume Régnier : la police est rapidement alertée et le prend en chasse : il se jette du pont Vàclav Havel pour leur fuir et se noie dans la Vilaine.

Le lendemain, deux brèves paraissent dans le 20 Minutes et sur ActuRennes. On n’y apprend pas grand-chose, à part des suppositions qui tendent à invisibiliser la responsabilité de la police et de l’hôpital dans la mort de ce monsieur.

« Un homme a chuté dans la Vilaine » […] « au moment où il allait être arrêté dans sa fuite ». « D’après la police, la victime était un patient de l’hôpital psychiatrique ». Voilà.

Les journalistes ne semblent pas s’intéresser plus que ça à la vie de cette personne. Ni la police, qui l’a pourchassé, sans pour autant témoigner d’une quelconque dangerosité dans son comportement (ce qu’elle n’aurait pas hésité à faire si tel avait été le cas). Pas un mot du syndicat Sud Santé-Sociaux (https://nitter.net/sudchgrrennes) ni même du Centre Hospitalier Guillaume Régnier (CHGR) (https://nitter.net/CHGR_35) en plein séminaire (en non-mixité valide ?) sur « ImAgInEr Ensemble le parcours en santé mentale de demain ». Il serait d’ailleurs très intéressant de connaître le taux de participation à ce séminaire des personnes psychiatrisées, personnes qui restent les 1res concernées par le sujet.

Les agent.es de police, qui n’expliquent pas ce qui a justifié de le poursuivre, ne semblent pas savoir de quel « service » venait la personne : hospitalisation avec consentement libre ? Sans consentement ? Hôpital de jour ou hôpital fermé ? UHSA ?

Il n’est pas non plus précisé la manière dont la police a été alertée : par des riverain.es vigipiraté.es signalant un « comportement suspect » ? Par les « agents » du CHGR ? Par l’œil aguerri de nos policier.ères à l’affût d’une anomalie dans l’ordre social ?

Tout semble se passer comme si cette personne s’était donné volontairement la mort, un plouf et ciao ! Pourtant, c’est bel et bien l’enfermement psychiatrique et l’intervention de la police, innocentés dans les articles, qui sont responsables de sa mort.

Tué.es par la psychiatrie.

Il est important de comprendre que l’on ne s’enfuit pas, on ne s’échappe pas, d’un lieu dans lequel on ne subit pas d’oppression ou de violences. Comme dans tout lieu d’enfermement, l’évasion est punie d’une amplification de la violence que vous tentiez de fuir (plus de contrôle, plus d’enfermement) et chaque année des gens meurent ou prennent le risque de mourir pour éviter ou fuir le système psychiatrique actuel. Et lorsque l’évasion est impossible, se donner la mort est aussi une manière de mettre un terme à une situation insupportable.

L’enfermement, qu’il soit médical ou carcéral, pousse au suicide. Face à la perte de contrôle sur sa propre vie, la peur de l’enfermement à long terme, l’angoisse de la contention ou de l’isolement, les psychiatrisé.es sont parfois poussé.es au suicide. Mais tout comme l’évasion, les « tendances suicidaires » sont elles-même réprimées et punies d’un contrôle plus accru, sous couvert d’être un « danger pour soi même » qui, réel ou non, est un argument courant d’internement et de suivi médicalisé imposé ainsi qu’un outil de répression politique.

En théorie, s’enfuir d’un établissement de soin n’a pas de sens ! Les personnes soignées y sont « libres », sauf le cas, très ambiguë au regard de la loi, de l’internement sous contrainte du préfet (voir le film 12 jours de Depardon) et pourtant il est utile de signaler que l’on continue de parler d’« internement » au lieu du terme qui devrait être employé au regard de la loi : « hospitalisé ». L’usage du vocabulaire dans les sens commun ou parmi les soignant.es elleux mêmes est révélateur que le statut de « malade » n’a pas la même valeur en hôpital psy que dans les autres hôpitaux, révélateur des représentations de la maladie mentale ou psychique.

Nous ne connaissons ni le contexte ni les causes, mais uniquement la « fuite » de cet homme de 56 ans, qui a préféré risquer de mourir plutôt que de retourner à l’hôpital, ce qui en dit long.

Cela nous rappelle aussi que les politiques d’austérité menées ces dernières années au CHGR, contre lesquelles les syndicats ont longuement lutté, ont forcément amené à l’augmentation des violences psychiatriques et sécuritaires au sein de l’établissement, par la détérioration des conditions pour les personnels et les patient.es. Cette mort est donc indirectement un meurtre d’État, privilégiant la criminalisation et l’enfermement plutôt qu’une réflexion systémique sur le soin.

Le collectif Cases Rebelles rappelait, le 4 décembre 2021 lors de l’hommage à Babacar Gueye, que :

« Dans les institutions psychiatriques, la menace de l’isolement et de la contention pèse de toutes ses forces. En 2016, le rapport du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté signalait une recrudescence de ces pratiques, accompagnée bien entendu de multiples atteintes aux droits fondamentaux des personnes soignées et de mesures profondément attentatoires à leur dignité. »

Tué.es par la police

C’est un fait, si vous appelez la police, vous augmentez les chances de la personne ciblée de mourir. N’appelez surtout pas le 17 (#FuckLe17) mais plutôt une ambulance. La simple vue d’un.e policier.ère, armé.e, est une source de stress et peut, si ce n’est pas déjà le cas, faire entrer la personne en crise et/ou en augmenter les effets. Sa poursuite en vue de son arrestation est une aberration qui met en danger à la fois les autres personnes (augmente le risque d’une agression compulsive) et la personne handi psy elle-même (décuple la crise).

Dans le monde entier, la police tue en grand nombre les personnes concernées par des questions de santé mentale.

« Selon les statistiques officielles, 4 des 11 personnes décédées en garde à vue en 2013-2014 au Royaume-Uni étaient personnellement concernées par des questions de santé mentale, et 7 sur 15 l’année précédente. En Allemagne, une étude du Tageszeitung a établi que sur les 74 personnes abattues par des tirs de police entre 2009 et 2017, 38 étaient « atteintes de troubles psychiatriques ». »

A Rennes, Babacar GUEYE a été assassiné par la BAC pendant une crise d’angoisse alors que son ami avait appelé les pompiers. A l’intersection du racisme, de la psychophobie et des violences d’État, la police a considéré comme légitime de l’abattre.

Ce fut aussi le cas pour Mohamed DIAB (1972), Mohamed SAOUD (1998), Abdelhakim AJIMI (2009), Mohamed BOUKROUROU (2012) – pour qui la France a été condamnée à la CEDH tout comme pour Mohamed SAOUD – Mehdi FARGHDANI (2016), Godefroid DJINEKOU, et la liste est bien plus longue…

Même lorsque les policier.ères sont formé.es à la prise en charge de personnes en état de crise, la police tue toujours. Comme le rappelle Cases Rebelles :

« Aux États-Unis, dans certaines villes des policiers reçoivent des formations « Mental Health Training » ou suivent des programmes de CIT (Crisis Intervention Team) pour intervenir auprès des personnes psychiatrisées, handies, neurodivergentes, des personnes en crise, et adopter des approches basées sur la désescalade. Malgré cela, des policier·e·s formé·e·s tuent. Pralith PRALOURNG par exemple, en 2012, a été tué par une policière qui avait suivi une telle formation. »

La criminalisation de la déviance

A Rennes, le Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM) de L’Antre-2, qui permet à des personnes psychiatrisées de s’entourer de pairs bienveillants et solidaires, a publié en 2021 une enquête sur le soin non consenti – C’EST DU SOIN SI C’EST CONTRAINT ? – dans laquelle ielles expriment :

« Nous sommes alarmés par le virage sécuritaire observé ces quinze dernières années »

Ce virage sécuritaire dans le soin s’illustre de multiples manières qui tendent à l’augmentation des violences psychophobes et à la criminalisation des personnes neurodivergentes.

Quelques exemples :

– La logique de « soin » disparaît au profit d’une logique « d’administrer un traitement ».

– De nombreux témoignages de prisonnier.ères (dans les établissements pénitentiaires et les CRA) constatent l’usage massif et contraint de substances psychotropes (antidépresseurs, neuroleptiques, anesthésiants, etc.)

– La construction croissante de bâtiments dédiés à la psychiatrie en prison sert à absorber les patient.es qui n’ont pas pu trouver de soins dans les hôpitaux à cause des baisses de moyens.

Là encore Cases Rebelles nous informe que :

« En France, dans l’affaire qui a mené à la mort de Serge PARTOUCHE à Marseille en 2011, la transmission d’informations a converti « autiste » en « handicapé mental » sur la fiche de poste, puis a été traduit par « individu dangereux » par l’opérateur s’adressant aux policiers.

C’est ainsi que fonctionne la psychophobie, suivant l’équation souffrance mentale ou neurodivergence = criminalité, maintes fois réactivée par les responsables politiques dans la presse. Elle se manifeste notamment dans l’appareil de flicage qu’est Hopsyweb, fichier dédié au suivi informatisé de patient·e·s hospitalisé·e·s sans consentement en psychiatrie, dont le croisement avec celui des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste est désormais appliqué et a été validé par le Conseil d’État. »

La radicalisation des discours policiers et la sanctuarisation de leurs faits et gestes met en danger les non-valides. Selon Cases Rebelles encore : « Les exigences brutales de soumission de la police et des matons, leurs comportements, sont en totale contradiction avec ce dont ont besoin des personnes en souffrance mentale, en crise, handies, neurodivergentes, ou dans un état modifié par des produits. Tout ce registre d’interaction contribue à augmenter l’anxiété, l’angoisse, le stress, l’incompréhension qui vont pourtant souvent être interprétés par les agents intervenant au travers d’un prisme unique : le refus de se soumettre.

À Marseille, en septembre, des contrôleurs de la Régie des Transports Métropolitains ont étouffé Saïd M’HADI, qui était handi, au prétexte qu’il aurait voulu se soustraire à un contrôle. Mort pour un ticket de métro donc, et surtout parce qu’il s’est retrouvé face à des individus incapables d’interpréter son comportement hors des grilles policières de l’obéissance, de la soumission et de la rébellion.

Cette criminalisation de la déviance est constitutive du système pénal, on la retrouve par exemple au cœur de la philosophie pénale dite « Défense Sociale » théorisée par Adolphe Prinz en 1910. L’historienne Ludivine BANTIGNY et Jean-Claude VIMONT expliquent dans l’ouvrage Sous l’Oeil de l’Expert (2011) :

« Cette doctrine préconise la pratique systématique d’examens médicaux-psychologiques et sociaux des déviants, des délinquants mineurs et adultes, des prévenus et des condamnés. »

Les auteur.ices retracent l’histoire de l’assimilation de la « criminalité » à la « déviance » depuis le congrès international pénitentiaire de Saint-Pétersbourg (1890) aux lois antiterroristes de nos jours. Ielles critiquent l’usage des expertises psychiatriques et des enquêtes de personnalité (aujourd’hui au cœur du système pénal) qui reproduisent quotidiennement l’équation « neuroatypie = potentiel danger » et « criminel.le = potentiel.le neuroatypique ».

Quelques exemples de meurtres policiers contre des personnes en situation de trouble psychique.

• En août 2021, un homme de 60 ans, bipolaire, en pleine crise de décompensation se fait emprisonner et violenter.

Il avait disparu du domicile et était recherché par ses proches. C’est en appelant la gendarmerie que sa fille a appris qu’il avait été arrêté, placé en garde à vue, jugé en comparution immédiate et incarcéré. Personne n’avait été prévenu. Aucun·e soignant·e n’avait constaté alors, qu’il s’agissait d’une personne en souffrance, incapable par exemple de penser à prévenir ses proches ou de désigner un·e avocat·e. Le cauchemar ne s’est pas arrêté là puisque malgré les tentatives de prise de contact de la famille avec la prison, malgré les informations qu’elle a transmises, il a été violenté à plusieurs reprises par les matons — ce que la famille a appris plus tard à travers la presse et un tract profondément déshumanisant du syndicat FO-Pénitentiaire. Ce n’est que tardivement qu’il a été transféré dans une unité hospitalière spécialement aménagée pour prendre en charge des personnes détenues souffrant de troubles psy. Sans surprise, il n’y a eu aucune excuse de l’administration pénitentiaire.

• Mohamed DIAB, assassiné au commissariat de Versailles le 29 novembre 1972.

Travailleur immigré et père de famille de 32 ans, il est tué d’une rafale de mitraillette par le brigadier René Marquet après avoir été roué de coups et accablé d’injures racistes. Le flic sera laissé en liberté sous couvert de « légitime défense ». Mohamed Diab avait été « rendu fou » par le harcèlement et les violences. « Les policiers ont fait tout ce qu’il fallait pour faire d’un homme excité un fou furieux à force d’injures racistes, d’humiliations et de brutalités. »

• Mohamed SAOUD, mort d’un AVC suite à des coups et blessures en novembre 1998.

Dans la matinée du 20 novembre 1998, les services de police de Toulon furent requis téléphoniquement pour intervenir au domicile de la famille SAOUD situé dans un immeuble de l’agglomération, où Mohamed SAOUD, âgé de 26 ans, présentant de graves troubles du comportement, exerçait des violences sur sa mère et ses deux sœurs séquestrées à l’intérieur de l’appartement. Le jeune homme très excité avait entouré avec du fil de fer les jambes de sa sœur Siem, qui se trouvait sur le balcon et la frappait à coups de pieds. Armé d’une barre de fer et d’une batte en bois, il donnait à la volée de nombreux coups à l’intérieur de l’appartement et sur le balcon situé au premier étage de l’immeuble.

La porte étant fermée, les policiers appelèrent du renfort. Yasmina, son autre sœur, informa les policiers de la « maladie » de son frère, de son invalidité et de la nécessité d’appeler un médecin, ce qui ne sera pas fait.

Sur sommation des policiers, Mohamed SAOUD refusa d’ouvrir la porte mais accepta de libérer sa sœur Siem, qui fut prise en charge par les policiers au pied du balcon. Puis, vociférant contre les policiers, il commença à s’attaquer à son autre sœur, restée avec sa mère dans l’appartement, lui administrant plusieurs coups de barre de fer. Selon elle, son frère a réagi ainsi parce qu’elle voulait rester avec sa mère plutôt que de sortir et suivre son autre sœur.

Les policiers décidèrent de mener l’assaut par le balcon, lui assénant deux tirs de flashball dans l’abdomen, l’affaiblissant momentanément. Lorsque les policiers s’approchèrent de lui, il leur asséna plusieurs coups de barre, blessant les trois officiers. Un corps a corps violent s’ensuivit, un policier parvint à le ceinturer et le plaquer au sol. Mohamed réussira à s’emparer du pistolet du flic et tirera quatre balles au ras du sol avant d’être désarmé.

De nouveaux policiers arriveront et Mohamed sera menotté, plaqué au sol face contre terre, maintenu par le poids de plusieurs flics. Il sera tabassé au sol et compressé jusqu’à ce que les pompiers arrivent et lui administrent un calmant. Il décédera quelques minutes après d’un AVC de suites des coups et blessures et la famille portera plainte pour « homicide volontaire sur personne particulièrement vulnérable en raison d’une déficience psychique ». Mohamed SAOUD était victime d’une crise de démence qui nécessitait une prise en charge médicale, les forces de l’ordre avaient refusé d’appeler un médecin.

• Abdelakim AJIMI, mort d’asphyxie dans une voiture de la BAC en mai 2008.

Une interpellation musclée a lieu suite à une rixe dans un crédit agricole après qu’Adbelhakim Ajimi se soit vu refuser de l’argent. Le jeune homme décède au cours de son transfert au commissariat de Grasse. Des témoins pointent la brutalité de l’intervention policière pour immobiliser Abdelhakim, qui avait blessé deux policiers en se défendant. Deux policiers de la BAC ont utilisé sur M. Ajimi une clé d’étranglement et la compression thoracique, qui sont autorisées mais ont pourtant coûté la vie à beaucoup de personnes. Sur les 7 policiers mis en cause, trois seront condamnée pour homicide involontaire mais ne seront pas démis de leurs fonctions et écoperont de petites peines de prison avec sursis.

• Godefroid DJINEKOU, mort le 22 septembre 2016 mort d’un placage ventral et de gaz lacrymo.

Il faisait une crise de panique. Sa sœur appelle la police « avec l’espoir qu’ils puissent aider [son] frère en s’assurant qu’il ne se blesse pas lui ou une autre personne ». Il fait régulièrement des crises clastiques, « où la violence est dirigée vers des objets et du mobilier, perçus comme des obstacles ». Godefroid sort dehors toujours en crise, c’est là qu’une équipe de la BAC et deux de police (municipale et nationale) le gazent. Sa sœur proteste et se voit menacée également. Les agents procèdent à une interpellation musclée et lui appliquent un placage ventral avec un genou sur la colonne vertébrale ainsi qu’une clé de bras. Sauf que Godefroid souffrait d’une insuffisance coronarienne. L’expertise prouvera que la contention physique et prolongée au sol, en décubitus ventral, et l’exposition au gaz lacrymo, auront joué un rôle dans sa mort.

• Amadou Koumé, tué par seize policiers dans un bar à Paris en mars 2015.

Amadou Koumé est un fils d’immigrés sénégalais tué à l’âge de 33 ans, le 6 mars 2015, par des policiers de la BAC, dans un bar près de la gare du Nord à Paris. Alors qu’il était en situation de grande vulnérabilité psychologique (propos incohérents, stress et peur), le barman appelle la police pour signaler un homme ayant des « petits problèmes psychiatriques ». Aucun personnel médical ni pompier n’intervient, mais en tout seize policiers dont une brigade de la BAC se relaieront pour l’arrêter. « Quand les policiers sont arrivés, il a été affolé par la vue d’une arme. Et au lieu d’ouvrir le dialogue et de chercher à le calmer, ils ont utilisé la violence. » Jessica Lefevre, compagne de M. Koumé.

Il va subir plusieurs clés d’étranglement (aujourd’hui interdites mais remplacées par trois autres techniques), un décubitus ventral de plusieurs minutes, puis sera embarqué et sa mort sera seulement constatée à l’arrivée au commissariat. Seulement trois des policiers intervenus seront mis en examen, l’audience se tiendra en cette fin juin 2022.

Quelques ressources sur l’antipsychiatrie pour aller plus loin

-* Zinzin Zine (blog) : https://www.zinzinzine.net/presentation-de-zinzin-zine.html

Zinzin Zine diffuse des outils théoriques & pratiques pour lutter contre le système psychiatrique et la psychophobie. Il s’agit aussi de proposer d’autres perspectives (les nôtres !) sur nos multiples formes d’être au monde et nos difficultés à vivre. Des pistes, des contradictions, rien d’absolu !

Au delà de l’antipsychiatrie, zinzinzine, au travers de divers articles et contenus permet de tracer des liens avec d’autres luttes.

-* Le Doe Cast (podcast) : https://linktr.ee/LeDoeCast

“Je parle de santé mentale, de handicap et de militantisme principalement. Je sors un épisode quand je le peux.”

-* H Paradoxae : https://linktr.ee/hparadoxa

“Au programme : Handicap, Accessibilité, Autisme, Douleurs chroniques, Transidentité, Théâtre, Des fois mon chien, Des fois Naruto aussi”

-* Vivre avec (vidéos et blog) : https://invidious.snopyta.org/c/VivreAvec?app=desktop

et https://www.vivreavec.fr/


“Maladie chronique, militantisme et quotidien. Et aussi des lapin•es et des plantes.”

-* Blog de D-Caius : https://dcaius.fr/blog/

“Défenseur.euse des droits des autistes. Survivant.e du C-PTSD. Passionné.e de langues. Artiste. J’écris et traduis des ressources sur l’autisme, le C-PTSD et la neurodivergence en général. Membre fondateur de Spectre Artistique.”

-* Partielles (vidéos et blog) : https://invidious.snopyta.org/channel/UCEk5F1-KJ5MpRjJi8IjkhCg et

https://partielles.com


“Chaîne de Partielles, blog sur la pluralité/multiplicité, le trouble dissociatif de l’identité (TDI) et l’autre trouble dissociatif spécifié (ATDS). Il est inclusif, créé par des concerné·e·s et à destination de toustes. Nous sommes deux personnes d’une trentaine d’années, concernées par les troubles dissociatifs dont le TDI. Pendant longtemps, nous avons cherché des ressources en français sur le sujet mais on ne trouvait que des sources anglophones alors, finalement, nous avons décidé de nous lancer dans la rédaction d’un blog début 2019 : Partielles.com :)”

-* Dandelion (blog) : https://mxdandelion.medium.com/

“Écrivain.e français.e non binaire, doctorant.e en théâtre, métalleux.se et amoureux.se de la pluie. Ici, j’écris sur la vie avec la schizophrénie. Je suis possédé.e par un chat.”

-* Comme des fous (radio et blog) : https://commedesfous.com/

“Qui sommes-nous ? Un média participatif pour changer les regards sur la souffrance psychique et la folie par des personnes concernées.”




Source: Expansive.info