Hier soir, il y avait du monde dans le centre ville de Lyon, les supporter.rices de la CAN se mêlaient aux lyonnais.es venu.es admirer le feu d’artifice dans une ambiance bonne enfant. A partir de 22h45 des scènes de liesses se sont produites, concentrées principalement entre la place du Pont et la Fausse au Ours. Klaxons, pétards, feux d’artifice… pendant une bonne heure, c’est dans un joyeux bordel que tout ce petit monde fêtaient la victoire de l’Algérie sous le regard d’un dispositif policier musclé. Le pont de la Guillotière était barré par un mur de camion de CRS pendant qu’une équipe contrôlait l’entrée nord de la Fosse aux Ours. Dans le même temps les abords de la place du Pont étaient surveillés par des unités de la BAC en civiles.

Si pour la coupe du monde, l’année dernière, les premiers lacrymogènes avaient été tirés 5 minutes après le coup de sifflet final ; cette fois-ci, sûrement du fait des festivités du 14 juillet, il faudra attendre 23h30 pour que la BAC charge, De nombreux témoignages nous indiquent que le mot d’ordre des flics dans leur talkies-walkies étaient : Aucun drapeau Algérien ne doit rentrer dans la presqu’île … comme un air putride qui semble ne jamais disparaître du corps des services de police français. Prétextant quelques pétards et feux d’artifice qui leur seraient tombés dessus (en réalité c’était un joyeux boxon, les pétards fusaient de partout, l’imense majorité tombé sur les fêtard.es eux.elles mêmes), la BAC charge dans la foule et à partir de minuit, et jusqu’à 2h00 du matin, des milliers de personnes venues faire la fête sont pris en chasse et reçoivent des pluies de lacrymogènes, des tirs de LDB et des coups de matraque.

Ce 14 Juillet, la police frappe fort lors de la victoire algérienne à la CAN

Au final les évènements qui transforma la fête en émeute ne sont pas très claires, selon les témoignages se seraient un petit groupe d’ado, ou un petit groupe de baqueux, qui auraient commencer en tirant l’un sur l’autre. Mais ce qui est sur s’est que vers minuit la police a décidé de siffler la fin des festivités. Toujours est-il que pour quelques personnes qui auraient décidés de jouer avec la police, ce sont des milliers de lyonnais.es présentes à la Guillotière qui vont subir les violences policières.

A partir de là, la police va appliquer cette technique sur l’ensemble des fêtard.es de manière indiscriminée. La stratégie policière qui a consisté à noyer l’ensemble de la zone sous le gaz lacrymogène a rapidement échaudée les esprits. Les fêtard.es dispersé.es en petits groupes par les gaz, ont commencés à arpenter le centre ville. La liesse populaire s’est alors muée, face à la violence policière, en une soirée émeutière.

En une semaine, cela fait trois que la répression policière contre les festivités populaires autour de la CAN, transforme des soirées festives en violence massive à l’encontre des lyonnais.es : lire Dimanche 7 juillet : la police fête la CAN à sa manière… et Jeudi 11 juillet : la police fête « encore » la CAN à sa manière…


Article publié le 15 Juil 2019 sur Rebellyon.info